Réservé aux abonnés
Par Esther Paolini, envoyée spéciale à Blois
Publié le 02/11/2026 à 18h27
RÉCIT D’AUDIENCE – Le procès des parents de la petite Inass, dont le corps a été abandonné en 1987 le long de l’A10 s’est ouvert dans un climat délétère. La mère a été prise à partie par des militants, tandis que les habitants de Suèvres ont été pointés du doigt par l’avocate des frères et sœurs de la victime.
Passer la publicitéEnfouie sous la robe de son avocat Me Camille Radot, Halima El Bakhti gravit en une fraction de seconde les marches du palais de justice de Blois ce lundi. Son ex-mari lui emboîte bientôt le pas, dissimulé derrière une casquette, une paire de lunettes, un masque sanitaire. Ce couple qui a vécu toute sa vie dans l’ombre est soudainement projeté dans l’âpre lumière médiatique. Séparés depuis bientôt quinze ans, ils n’ont d’autre choix que de prendre place côte à côte dans le prétoire. Face à eux, trônent des boîtes en carton avec la mention «Dossier A10», «prélèvements divers 1987» ainsi qu’une grande enveloppe kraft: «ADN - la couverture bleue». Leur petite fille, âgée de 4 ans, était enveloppée à l’intérieur, lorsqu’elle fut abandonnée puis découverte le long de l’autoroute A10, le 11 août 1987. Il y a aussi sa robe de chambre à carreaux vichy blanc et bleu, son maillot de corps Polichinelle. Ces scellés ont été précieusement conservés dans l’espoir ténu qu’un jour, on pourrait les confronter à ses bourreaux. Ce lundi s’est ouvert à Blois le procès des parents d’Inass, «la martyre de l’A10», jugés pour «actes de torture et barbarie ayant entrainé la mort sans intention de la donner». L’épilogue de l’une des plus anciennes énigmes criminelles a démarré dans une ambiance électrique, avant que l’on entende, enfin, leur version des faits. 39 ans après.
Halima El Bakhti, foulard blanc, long imperméable beige, tient fermement son sac à main sur les genoux, comme si elle s’apprêtait à partir. En fin…
Cet article est réservé aux abonnés. Il vous reste 78% à découvrir.
Vous avez envie de lire la suite ?
Débloquez tous les articles immédiatement.
Déjà abonné ? Connectez-vous
Source: Le Figaro · Esther Paolini
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira