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Jean-Marie Le Pen devant l’immeuble dévasté du 9, villa Poirier, dans le 15e arrondissement de Paris, le 2 novembre 1976. AFP

RÉCIT - Dans la nuit du 1er au 2 novembre 1976, une bombe souffle l’appartement du fondateur du Front national, sans faire de victime. Le clan a longtemps soutenu qu’il s’agissait d’une attaque politique, thèse remise en cause ces dernières années.

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«Attentat au domicile de Jean-Marie Le Pen  (cinq blessés)», titre Le Figaro en page 12 de son édition du mercredi 3 novembre 1976. Il a été dit et écrit plus tard qu’il y avait en réalité six blessés, assez légèrement, dont quatre enfants. Mais qu’importe : il s’agit surtout de noter que la bombe posée dans la nuit du 1er au 2 novembre n’a pas fait de morts, ce qui relève d’un «véritable miracle», souligne le journaliste Serge Chauvel-Leroux. «Cet attentat était de ceux qui sont destinés à tuer», insiste-t-il. Cinquante ans plus tard, l’explosion reste connue sous le nom d’attentat de la villa Poirier, cette petite voie du 15e arrondissement de Paris où le fondateur du Front national vivait, au numéro 9, avec sa femme Pierrette et leurs trois filles, Marie-Caroline, Yann et Marine, la benjamine, alors âgée de 8 ans.

Le 9, villa Poirier, c’est «un petit immeuble de briques de cinq étages d’un standing moyen», décrit le reporter du Figaro. Sur place, le lendemain de l’explosion, il découvre…

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Source: Le Figaro · Adrien Bez

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