Kevin T. a reconnu avoir ouvert le feu sur des habitants de Trappes et La Verrière en raison de leur couleur de peau. Élodie Mézière / Photos – stock.adobe.com / AFP / Réseaux sociaux

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ENQUÊTE - De son enfance à Guyancourt à la préparation minutieuse de son périple meurtrier, Le Figaro dresse le parcours d’un homme, relativement inséré, dont la radicalisation raciste semblait avoir pris toute la place dans sa vie. Jusqu’à s’armer et semer la mort.

Dans les couloirs du collège Les Saules, un imposant bloc de briques rouges à Guyancourt (Yvelines), on se souvient d’un adolescent qui jouait des coudes. Kevin T. «se prenait pour un caïd». «Il avait un complexe d’infériorité», commente auprès du Figaro une ancienne camarade. Vingt ans plus tard, une masse de journalistes se presse au quatrième étage du tribunal judiciaire de Paris, ce jeudi soir. La veille, le même Kevin T., 39 ans, a achevé 96 heures de garde à vue dans les locaux de la Sous direction antiterroriste (SDAT), avant d’être transféré au dépôt du palais de justice. Puis il a été présenté à un juge d’instruction, accompagné de son avocat, Me Baptiste Bellet, avant d’être mis en examen pour une pléthore d’infractions gravissimes, dont «assassinat et tentative d’assassinat en relation avec une entreprise terroriste».

Il y a une semaine, le 23 octobre, Kévin T. était interpellé le long de la RN 10, dans une zone commerciale de Coignières, sans opposer de résistance. Sur une photo qui a fuité de son arrestation, l’homme menotté est engoncé dans une veste matelassée bleu marine, avachi contre les roues de sa voiture, le regard hagard…

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Source: Le Figaro · Leopold Paitier, Rozenn Morgat, Esther Paolini, Ambre Lepoivre, Nicolas Daguin

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