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ENTRETIEN - Dans une note qu’elle vient de publier pour la Fondapol, Hélène Calas estime que le recul des naissances tient surtout à un recul du désir de couple et d’enfant. Selon elle, le « réarmement démographique » voulu par Emmanuel Macron se heurte au fait que la société présente en permanence la parentalité comme une charge.
Passer la publicitéConsultante en natalité, Hélène Calas est l’auteur d’une étude pour la Fondapol intitulée « Conjugalité, sexualité, natalité. La triple récession du couple parental ».
LE FIGARO. - Votre note part d’un constat : la dénatalité est indissociable d’une triple récession : celle du désir d’enfant ; celle du désir de couple ; celle enfin du désir. Est-ce à dire qu’on ne résoudra pas la crise démographique en distribuant les chèques ?
Hélène CALAS. - Deux courants intellectuels s’affrontent dès qu’on aborde la dénatalité : le courant matérialiste et le courant culturaliste. Le premier, de loin le plus audible dans le débat public, surtout depuis que le président a appelé de ses vœux un « réarmement démographique », dresse l’inventaire des contraintes immédiates : les enfants coûtent cher, les allocations ne suffisent plus, les logements sont exigus, l’enfant pèse sur la carrière des femmes… Ces raisons sont justes, mais elles sont aussi, à y regarder de près…
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Source: Le Figaro · Ronan Planchon
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