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Sabotages, ingérences, survols de drones : face à la multiplication des opérations attribuées à Moscou, de plus en plus de responsables européens contestent l’emploi de l’expression « guerre hybride », jugée trop floue et bien commode pour justifier l’inaction.
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L’épisode paraît presque banal tant il est devenu fréquent. Mercredi 28 octobre, le parquet de Munich a fait savoir que deux Biélorusses dormaient en détention provisoire, en Allemagne, pour avoir planifié des actes de sabotage contre des infrastructures critiques près de Nuremberg. Les deux complices, suspectés d’avoir agi « en échange de rémunération (…) pour le compte d’un gouvernement étranger ou d’une puissance étrangère », ne sont pas des inconnus des autorités européennes puisqu’ils étaient recherchés pour des faits similaires en Roumanie.
Ils sont accusés d’y avoir déclenché, mi-septembre, un incendie près d’une usine d’armement, petites mains d’un réseau visant, selon les services du renseignement roumains, à attaquer des sites militaires – en particulier ceux accueillant des soldats ukrainiens.
Le président roumain, Nicusor Dan, a clairement désigné la Russie comme responsable de ces agissements, qui s’inscrivent selon lui dans la « guerre hybride » menée « depuis des années » par Moscou. Une « guerre » en pleine escalade ces dernières semaines, de l’attentat raté à l’aéroport de Leipzig, en août, aux drones attribués à la Russie abattus par la Roumanie – encore elle –, le 17 octobre, pour avoir violé son espace aérien.
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Source: Le Monde · Olivier Faye
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