DÉCRYPTAGE - Contraint de quitter le cortège parisien sous les huées de la gauche radicale, après une petite heure à peine de manifestation, le candidat social-démocrate entend donner un coup d’accélérateur à sa campagne dans les prochains jours.
Il y avait forcément un peu d’impatience à retrouver ce jeudi le folklore des cortèges. Peut-être aussi une pointe d’appréhension pour Raphaël Glucksmann, lui qui a été chassé de la rue sous un flot d’insultes il y a deux ans à Saint-Étienne. Alors, pour ne pas revivre ce mauvais film, une armée d’élus socialistes a pris soin d’entourer le candidat, arrivé discrètement sur la place de la République. Il n’a pourtant pas fallu attendre longtemps pour entendre résonner les premiers sifflets dans le défilé parisien. Puis, les premières salves d’invectives lancées par des troupes de militants : « Tout le monde déteste le PS », « Casse-toi ! », « Honte à toi ! », « Vendu ! »… «Raphaël, président ! », ont répliqué en chœur les partisans du social-démocrate, amassés derrière une grande banderole.
Mais ces quelques mots de soutien n’ont pas suffi à couvrir les huées qui ont accompagné chacun des pas du candidat social-démocrate. À quelques mètres…
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Source: Le Figaro · Richard Flurin, Célestine Gentilhomme
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