L'ancien patron du Medef a été élu à l'unanimité comme nouveau patron des Alpes 2030, a annoncé jeudi le Cojop, près de deux mois après la démission d'Edgar Grospiron.

France Télévisions - Rédaction Sport

Publié le 29/10/2026 12:47 Mis à jour le 29/10/2026 12:51

Temps de lecture : 2min

Geoffroy Roux de Bézieux lors de l'ouverture de La Rencontre des entrepreneurs de France (REF) du Medef, au stade Roland Garros, à Paris, le 26 août 2026. (MAXPPP)
Geoffroy Roux de Bézieux lors de l'ouverture de La Rencontre des entrepreneurs de France (REF) du Medef, au stade Roland Garros, à Paris, le 26 août 2026. (MAXPPP)

Après la démission d'Edgar Grospiron, son successeur se faisait attendre. Le nouveau président du Comité des Jeux olympiques et paralympiques des Alpes 2030 a enfin été annoncé. Geoffroy Roux de Bézieux, ancien patron du Medef, a été élu à l'unanimité président des Alpes 2030, jeudi 29 octobre à Lyon, par les membres du bureau exécutif.

L'ancien patron des patrons (de 2018 à 2023), âgé de 64 ans, avait déjà rejoint le comité d'organisation des Alpes 2030 le 1er avril dernier, lors de sa nomination en tant que président du comité des rémunérations, instance externe au rôle consultatif. Il avait été choisi pour remplacer Bertrand Méheut, qui avait fait partie de la vague de démissions, début février, ayant ébranlé le Cojop. Il reprend ainsi les dossiers portés par Vincent Roberti, déjà directeur général, lequel a assuré l'intérim à la tête du comité d'organisation ces dernières semaines.

Depuis le départ d'Edgar Grospiron le 10 septembre, le Cojop n'a cessé de répéter que les dossiers continuaient d'avancer et que la priorité n'était pas le remplacement du président du Cojop. Toutes les parties prenantes ont, chacune leur tour, botté en touche depuis, exprimant simplement l'importance de prendre le temps de choisir le bon candidat qui mènera au bout le projet 2030.

Un temps long qui a ainsi fait émerger plusieurs noms au fil des semaines, comme celui de Nathalie Péchalat, qui était déjà candidate en 2025 face au champion olympique 1992 de ski de bosse. Un proche de l'ancienne patineuse a même confié à franceinfo: sport que l'ex-présidente de la Fédération française des sports de glace considérait ce poste comme un "rêve".

D’autres noms de sportifs ont circulé comme ceux de Philippe Candeloro, Sarah Abitbol, Marie Martinod, ou encore Tony Estanguet, lequel a rapidement évacué la question, ne se disant pas candidat. Celui de l'ancienne ministre des Sport et actuel présidente du Conseil national olympique et sportif français (CNOSF), Amélie Oudéa-Castéra s'était aussi fait entendre, avant qu'elle ne mette fin aux spéculations le 14 septembre lors de la Fête du sport à Marseille.

En coulisses, les membres du Cojop avaient annoncé préférer "un patron, un chef d'entreprise" pour reprendre cette casquette. La deuxième vague de noms évoqués a concerné Henri Giscard d'Estaing, ancien patron du Club Med, Guillaume Pepy, ex-patron de la SNCF et du groupe Emeis (ex-Orpea), ou encore Mathieu Dechavanne, PDG de la Compagnie du Mont-Blanc (CMB).

Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne-Rhône-Alpes, a lui laissé entendre qu'il souhaitait du renouveau à ce poste. "Je considère que ceux qui ont été antérieurement liés au dossier ne sont pas des prétendants à la présidence", avait-il rappelé fin septembre. Si Geoffroy Roux de Bézieux n'a rejoint l'aventure qu'en cours de route, il peut toutefois s'appuyer sur l'expérience des Jeux de Paris 2024, auxquels il avait participé comme membre du conseil d'administration du comité d'organisation, en tant que représentant du monde économique.

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Source: Franceinfo · Apolline Merle

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