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La basketteuse franco-américaine de 30 ans a été décisive lors du septième et ultime match décisif face à l’Atlanta Dream (68-63), dans la nuit de samedi à dimanche, à San Francisco.
Dès leur deuxième saison au sein de la Women’s National Basketball Association (WNBA), la grande ligue nord-américaine féminine de basket-ball, les Golden State Valkyries ont décroché leur premier titre national, dans la nuit du samedi 31 octobre au dimanche 1er novembre, devant près de 18 000 spectateurs venus garnir le Chase Center, à San Francisco (Californie). Pour ce faire, les fans de la jeune franchise ont pu compter sur leur ailière franco-américaine, Gabby Williams, plus que décisive lors du septième et donc dernier match des finales face à l’Atlanta Dream (68-63).
Depuis le 17 octobre et leur première rencontre au sommet, les deux équipes avaient entamé un duel serré, finalement conclu par une brillante prestation de la capitaine tricolore, élue meilleure joueuse des finales (MVP) après avoir inscrit 30 points lors de l’ultime manche, dont 28 d’entre eux durant la seule seconde période. Un record lors d’une finale WNBA.
« J’adore les moments comme ça ! Nat [Natalie Nakase, l’entraîneuse des Valkyries] m’a dit d’être patiente dans la première mi-temps, c’était dur, mais je l’ai fait et ça a payé ! », lançait, extatique, Gabby Williams après la rencontre, une casquette avec inscrit « Champions » sur la tête.
Omniprésente sur le parquet californien, l’internationale française, native du Nevada, a notamment offert un festival de paniers à trois points, dont trois inscrits successivement lors du troisième quart-temps, pour permettre à son équipe de combler un retard significatif.
L’instauration d’une « très belle culture »
Elle a continué sur sa lancée dans les dernières minutes, inscrivant ses lancers francs et s’offrant un incroyable panier à distance, derrière l’arc, à près de deux minutes de la fin du temps réglementaire. « Je n’allais pas perdre le jour d’Halloween ! », souriait-elle, faisant référence à son surnom, « Spooky », soit « Effrayante » en français.
« On a des personnes prêtes à tout donner pour remporter un match. Elles ne se soucient pas de marquer des points. Elles veulent défendre et prendre des rebonds. Elles sont prêtes à tout pour y arriver, et c’est ainsi qu’on a instauré une très belle culture ici », à San Francisco, s’est réjouie Gabby Williams.
« C’est un message à tous ceux qui ont été sous-estimés ou incompris (…). C’est la preuve que si l’on y met tout son cœur et son âme, on peut gagner des titres », renchérissait sa coach Natalie Nakase.
La voix cassée et les larmes aux yeux, la star d’Atlanta et du basket-ball nord-américain, Angel Reese, encaissait le coup et donnait déjà rendez-vous pour la saison prochaine : « Là, tout de suite, c’est vraiment très dur. Mais on sera de retour. » Pour sa quatrième participation aux finales de la WNBA (2010, 2011, 2013, 2026), le Dream s’est incliné pour la quatrième fois.
Hommage à l’équipe de France
Dans sa joie, Gabby Williams, capitaine de l’équipe de France et médaillée de bronze aux Jeux olympiques de Tokyo en 2021, puis d’argent à Paris en 2024, n’a pas oublié de rendre hommage aux Bleues. « Je ne serais pas là sans l’équipe de France, déclarait-elle en conférence de presse d’après-match. C’était l’une de mes premières pensées après le titre : j’espère que les Français sont fiers. Je sais qu’il y a des gens qui regardent [depuis la France], et ça fait plaisir de savoir qu’on progresse. »
« Je veux juste faire progresser le basket féminin et français, ajoutait la trentenaire, également finaliste malheureuse de la dernière finale de la Coupe du monde, perdue face aux Etats-Unis (79-97) à Berlin, en septembre. On a des objectifs énormes, et deux médailles d’argent, c’est déjà incroyable. J’espère que c’est juste une étape pour la France. »
« Je suis arrivée dans un groupe plein d’amour, et ça a changé le cours de ma carrière », estimait la tricolore, qui s’est engagée avec San Francisco en avril, après un passage de deux ans au Fenerbahçe, et quatre saisons à évoluer en parallèle au Seattle Storm. « J’ai envie de remercier les personnes qui ont cru en moi. On est restées très soudées, on s’est concentrées sur le positif. » Et cette fois, cela lui a permis de s’octroyer l’or, ou plutôt, son premier titre sur les parquets de la WNBA.
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
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