La troisième victoire de Verstappen, le titre anoncé d’Antonelli et l’occasion manquée pour Ferrari… retrouvez ce qui a retenu l’attention du Figaro après le Grand Prix du Mexique.
TOPS
Verstappen opportuniste
Il nourrissait moins d’espoirs que ces dernières semaines, au lendemain d’une qualification sans éclat (P5), mais Max Verstappen a signé une victoire aussi belle qu’inattendue dimanche, au Grand Prix du Mexique. Malin pour profiter des circonstances de course mais surtout (enfin) habile au départ, d’entrée de jeu mais surtout au restart, après une demi-heure d’interruption, «Mad Max», invité par son ingénieur historique Gianpiero Lambiase de faire parler sa «magie à Mexico», où il s’était déjà imposé à cinq reprises, pour s’offrir une nouvelle victoire dans le chaudron du Foro Sol, où il aura résisté jusqu’au bout à Lewis Hamilton. Une troisième victoire en quatre courses, un septième podium d’affilée et un constat : Verstappen est l’autre grand bonhomme depuis la reprise. Et si sa victoire passe forcément au second plan, elle vaut son pesant d’or à l’arrivée, puisque voici le Néerlandais désormais deuxième au championnat du monde.
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Antonelli sacré avec la manière
Deux petits points. C’est tout ce qu’il fallait à Kimi Antonelli pour devenir le plus jeune champion du monde de l’histoire. Et le prodige a fait mieux que remplir son contrat, avec un 16e podium en 19 courses, lui qui roulait patiemment sa bosse au 4e rang avant de s’offrir un Leclerc souffreteux au restart pour arracher la troisième place et figurer sur la photo à l’arrivée. Porté en triomphe par Verstappen et Hamilton sur le podium, l’Italien est désormais sur le toit du monde de la Formule 1, et il fait un beau champion.
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Hamilton contre vents et marées
Une mine grave, à peine ravivée par la joie pour le titre d’Antonelli, son successeur chez Mercedes. Mais le Britannique n’espérait rien d’autre que la victoire à Mexico, au lendemain de sa 105e pole position en carrière. Mais un départ musclé avec son coéquipier Charles Leclerc (voir ci-dessous) a tout fait capoter, sans que Sir Lewis n’abandonne. Passablement agacé, à la radio comme dans son garage, le pilote Ferrari s’est relancé au restart sans pouvoir s’offrir Verstappen, impeccable en défense, pour aller chercher une deuxième victoire cette saison. «On avait la voiture pour gagner mais on a perdu dès le début», a pesté à froid l’intéressé, qui avait plus tôt réclamé une «discussion à venir».
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FLOPS
Ferrari gâche encore
«Gâcher une victoire comme ça, c’est difficile. C’est un manque de respect pour la marque». Plutôt réputé pour arrondir les angles que pour tirer à vue, Fred Vasseur est apparu passablement agacé au Mexique, où la victoire tendait clairement les bras à la Scuderia, ainsi que l’a même remarqué Verstappen, presque surpris d’avoir levé les bras au Foro Sol. Mais tout est parti en vrille au départ, quand Leclerc est venu à hauteur du poleman Hamilton pour lui piquer la tête et le sortir de la piste par la même occasion. Pénalisé, le Monégasque aurait voulu rendre sa position à son coéquipier, mais Verstappen s’étant intercalé, le calcul était plus difficile. La chance était passée, et la colère d’Hamilton s’est renforcée. Ainsi que l’a réclamé le Britannique, «une grosse discussion» devrait avoir lieu comme l’a confirmé Leclerc, «entre quatre ou six yeux», abonde Vasseur. Une vieille musique à Maranello, où attend toujours à successeur à Kimi Raikkonen, titré en 2007. Deux décennies plus tard, un nouveau «Kimi» est sur le toit du monde, mais il n’évolue toujours pas en rouge.
Aston Martin encore à l’abandon
Les semaines se suivent et se ressemblent tristement pour Aston Martin. Et on observe même un violent retour en arrière, comme en début de saison, quand les monoplaces vertes ne prenaient pas le départ ou abandonnaient prématurément. Au Mexique, c’est dès le 7e tour que l’écurie britannique a dû rendre les armes, rattrapée par ses éternels problèmes de fiabilité moteur. Déjà passablement agacé samedi, Fernando Alonso, dont «la frustration dépasse ce qu’on peut imaginer», va continuer à ruminer pour ce qui est, à 45 ans, sa saison la plus difficile en carrière. En ce qui concerne Lance Stroll, il s’agit d’un 13e abandon cette saison, en 19 courses.
Russell rentre un peu plus dans le rang
Un départ raté, un accrochage d’entrée avec Hadjar, 10 secondes de pénalité… et un nouveau grand prix caviardé par le Britannique, pourtant deuxième sur la grille. Reparti dans le trafic, mais sans rythme, Russell a encore signé une course anonyme, la troisième de suite avec des petits points (6e). Depuis sa course parfaite de Bakou, le pilote Mercedes est clairement rentré dans le rang, pendant que son coéquipier a été sacré. L’addition est salée, et voilà l’intéressé désormais éjecté du podium du classement des pilotes, de la 2e à la 4e place.
Source: Le Figaro · Lucas Michel
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