Des policiers antiémeutes encadrent les manifestants lors de la journée de mobilisation du 24 octobre, à Paris. Dylan Martinez / REUTERS

DÉCRYPTAGE - Alors que 70 000 hommes ont été mobilisés le week-end dernier et qu’un millier d’entre eux ont été blessés depuis trois semaines, leur capacité à durer interroge.

Les forces de l’ordre vont devoir tenir. La question de leur capacité à durer commence à se poser, alors que le mouvement lycéen, doublé de la fronde sociale contre la vie chère, ne semble pas faiblir. Lundi 2 novembre, avec la fin des vacances, les blocus vont reprendre. Le samedi 31 aura marqué entre-temps l’« acte III » des nouveaux « gilets jaunes » qui veulent dénoncer la « dérive autoritaire » du gouvernement. Le 5 novembre sera marqué par les grandes grèves intersyndicales et l’on sait déjà que d’autres dates suivront.

Comment organiser la relève des effectifs sécuritaires, l’approvisionnement des unités, tout en maintenant le moral des troupes ? Un préfet de département confie : « Tenir ? Il n’y a pas le choix. Les agents feront leur devoir comme nous ferons le nôtre, même si des difficultés existent. Pour l’instant, en termes de matériel et d’approvisionnement, la chaîne logistique suit. » L’un de ses collègues renchérit : « Les “gilets jaunes”…

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Source: Le Figaro · Jean-Marc Leclerc

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