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Le comédien, qui se définit comme « obsessionnel » et « monomaniaque », revient sur sa conception du théâtre où il délaisse son ego au profit du jeu. Il sera, à partir du 1ᵉʳ novembre, à l’affiche de trois seul-en-scène sous la direction d’Emmanuelle Garassino.

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Fabrice Luchini lors d’une répétition du spectacle « Quelques informations sur Charles Baudelaire », au Théâtre du Petit-Saint-Martin, à Paris, le 8 octobre 2026.

En travaillant des œuvres de Victor Hugo, d’Emil Cioran et de Charles Baudelaire, Fabrice Luchini, acteur hors norme assouvit une passion obsessionnelle pour les textes au cours de représentations démentes où le rire côtoie le tragique. Le théâtre est sa religion. Il ne sert qu’un seul dieu : l’auteur.

Comment a démarré l’aventure des seul-en- scène ?

Si, en 1985, Jean-Louis Barrault ne m’avait pas proposé de faire une lecture à 18 h 30 au Théâtre du Rond-Point, je ne sais pas si je me serais lancé dans cette affaire. « Quel est le texte qui vous impressionne le plus ? », m’a-t-il demandé. « Voyage au bout de la nuit, de Céline », ai-je répondu, en lui expliquant à quel point j’avais été marqué à l’adolescence par ce récit et par l’écriture extraordinaire de l’auteur. J’étais censé présenter le « Voyage » une dizaine de jours. L’aventure a duré vingt ans et s’est déployée partout dans le monde.

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Source: Le Monde · Joëlle Gayot

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