A l'antenne, elle avait estimé que "beaucoup" de migrants sont des "violeurs" et que "les chiffres le révélaient, sans le moindre contradictoire.

France Télévisions

Publié le 27/10/2026 08:05

Temps de lecture : 1min

La présentatrice Christine Kelly à l'occasion d'un débat intitulé "Face a vous, les grands enjeux de demain", organisé par le journal d'extrême droite le Journal du Dimanche, le 25 novembre 2025 à Paris. (BASTIEN OHIER / HANS LUCAS / AFP)
La présentatrice Christine Kelly à l'occasion d'un débat intitulé "Face a vous, les grands enjeux de demain", organisé par le journal d'extrême droite le Journal du Dimanche, le 25 novembre 2025 à Paris. (BASTIEN OHIER / HANS LUCAS / AFP)

Europe 1, radio dans la galaxie Bolloré, a été mise en demeure par l'Arcom de se conformer à ses obligations, après des propos en janvier de la présentatrice Christine Kelly "de nature à inciter à la haine", selon une décision du régulateur publiée lundi 27 octobre. Dans l'émission "Christine Kelly et vous" du 26 janvier 2026, "une séquence a été consacrée à une affaire de viol d'une femme âgée à Nice, dont le principal suspect était un ressortissant tunisien qui avait fait l'objet d'une obligation de quitter le territoire français", rapporte l'Arcom.

"On ne dit pas que tous les migrants sont des violeurs, mais beaucoup le sont, comme les chiffres le révèlent", avait déclaré la présentatrice au cours d'un débat. Et ce, "sans aucune réaction des autres personnes présentes à l'antenne" sur son plateau, souligne le régulateur de l'audiovisuel dans cette décision prise mercredi dernier. Selon l'Arcom, ces propos sur les migrants sont "de nature à inciter à la haine et à encourager des comportements discriminatoires à leur égard en raison de leur origine ou de leur nationalité".

Europe 1 ayant déjà été mise en garde précédemment pour de tels "manquements" à l'antenne, la station a cette fois été mise en demeure. Dans l'échelle des interventions du régulateur auprès des chaînes et radios, la mise en demeure, qui a valeur d'avertissement, précède toute sanction, notamment financière.

"La station conteste avec la plus grande fermeté le bien-fondé de cette mesure et les griefs retenus", a réagi dans un communiqué Europe 1, qui estime que "rappeler ou débattre de réalités chiffrées ne constitue en aucun cas une infraction". Face à ce qu'elle considère comme une "ingérence éditoriale majeure", la direction de la station a annoncé "former un recours gracieux auprès de l'Arcom afin d'obtenir le retrait de cette décision" et dit se réserver la possibilité de saisir le Conseil d'État.

Europe 1 appartient à la société Lagardère Radio, qui elle-même fait partie de Louis Hachette Group, entité dans le giron du milliardaire conservateur Vincent Bolloré.

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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