Son état psychiatrique a été jugé incompatible avec un placement en garde à vue. La maire de Corbeil-Essonnes dénonce des actes «indignes» et a déposé plainte au nom de la commune.
Passer la publicité Passer la publicitéÀ la veille de la Toussaint, ce samedi 31 octobre, un homme de 58 ans a dégradé quelque 185 sépultures au cimetière du Bas de Corbeil, à Corbeil-Essonnes, a appris Le Figaro de source policière. Une première fois «évacué vers 11H30, après s’en être pris à une tombe», le quinquagénaire serait revenu sur les lieux vers 13 heures. Dans plusieurs allées, il a alors arraché de nombreux ornements funéraires, principalement «des croix et des représentations d’anges», qu’il a brisés et abandonnés au sol. Et a également rempli «deux sacs d’objets prélevés sur les sépultures», détaille notre source.
L’homme, «de nationalité indienne et domicilié à Grigny (Essonne)», a été interpellé par la police municipale vers 13 heures 40. Selon notre source proche du dossier, il «maîtrise difficilement le français et semble surtout présenter des troubles du comportement.» Conduit au centre hospitalier sud-francilien, il a été examiné par un psychiatre, qui a conclu à «l’incompatibilité de son état avec une mesure de garde à vue», assure notre informateur. Celle-ci a donc été levée, et son «hospitalisation sous contrainte» a été demandée. L’enquête, ouverte pour cette violation de sépultures et vols avec dégradations, a été confiée au commissariat d’Evry-Corbeil, indique notre source proche du dossier.
«Rien ne peut justifier que l’on s’attaque au repos de nos morts»
La maire de Corbeil-Essonnes, Samira Ketfi, a déposé plainte au nom de la commune, «notamment pour des faits susceptibles de constituer une profanation de sépultures». Sur ses réseaux sociaux, l’élue dit avoir constaté sur place l’étendue des dégâts : «Le jardin du souvenir a lui aussi été entièrement saccagé. Toutes ses plaques commémoratives ont été retirées et déposées sur une tombe», détaille-t-elle avant de lancer : «rien, absolument rien, ne peut justifier que l’on s’attaque ainsi au repos de nos morts et à la douleur de ceux qui restent.»
Un collectif d’habitants, tout en condamnant les faits, a de son côté interpellé la municipalité sur Facebook, au sujet de «la sécurité dans la ville» et appelle à «des réponses concrètes, de la transparence et un engagement durable». Les services municipaux, eux, invitent les familles victimes à se rapprocher du service des cimetières et à déposer plainte.
Source: Le Figaro · Leopold Paitier
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