RÉCIT - Une opération de manipulation se dessine derrière l’émeute qui a éclaté lundi soir dans une banlieue de Kiev, autour d’une maison où étaient retenus quatorze hommes fraîchement mobilisés. Un sujet inflammable dans un pays usé par bientôt cinq ans de guerre.
Rien n’arrive jamais, d’habitude, dans cette rue tranquille de la banlieue de Kiev. Cette maison banale aux volets fermés affichait « à vendre ou à louer » depuis des mois. Mais ce lundi 2 novembre, une poignée de citoyens, qui devient une foule au fil des heures, cherche à forcer l’accès à la bâtisse. Ils réclament la liberté pour « quarante soldats » fraîchement mobilisés cachés dans le bâtiment. Deux d’entre eux se présentent comme « médecins» et réclament un accès « urgent » pour secourir des « blessés » détenus, disent-ils, dans des conditions déplorables. Face aux militaires venus s’interposer, la femme crie, gémit, à genoux au sol, dénonce des cas de « tortures » à l'intérieur. Les manifestants la filment et postent en direct sur les réseaux.
Mais quelque chose dans ce début d’émeute sonne faux. Le journaliste Francis Farrell, du journal Kyiv Independent, l’un des premiers sur les lieux, note un aspect « artificiel », comme un scénario rodé. « Comme…
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Source: Le Figaro · Elisabeth Pierson
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