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Mis en ligne mercredi 4 novembre, le moteur de recherche ouvre à tous les archives de la sécurité d’Etat de la dictature communiste (1949-1989). Un choix que le gouvernement de Peter Magyar assume, au nom d’une exigence de transparence, après seize ans de pouvoir illibéral de Viktor Orban.
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Un site Internet, mis en ligne mercredi 4 novembre, s’apprête à devenir l’un des symboles des bouleversements qui remuent la nouvelle Hongrie, née de la défaite au printemps de l’illibéral Viktor Orban, après seize ans au pouvoir. Sous le nom Nyitott Aktak (« dossiers ouverts »), il permet à tous de fouiller dans les dossiers des services de sécurité de l’Etat, la police politique du régime communiste (1949-1989), à la recherche de l’identité de ceux qui ont collaboré avec elle. Le public pourra s’y renseigner, par étapes successives, à partir du 4 novembre.
Aux Archives historiques des services de la sécurité d’Etat (ABTL), à Budapest, où les dossiers sont déposés, l’historien Tibor Takacs travaille sur ce chantier depuis que le Parlement a voté, en septembre, une loi autorisant la divulgation de ces informations. Il estime que le nombre de ces « informateurs », chargés de surveiller leurs compatriotes sur la durée du régime, est compris entre 150 000 et 160 000. Mais, beaucoup de documents ayant été détruits ou perdus, on ne conserve des traces de l’activité que de quelque 55 000 personnes. Dans un pays d’un peu moins de 9,6 millions d’habitants, où des centaines de milliers de familles vont pouvoir découvrir qu’un des leurs s’est mis au service de l’oppression, c’est considérable.
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Source: Le Monde · Florent Georgesco
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