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Proposé par des chercheurs danois et encouragé par le gouvernement américain, l’essai clinique voulait inoculer le vaccin contre l’hépatite B à 7 000 nouveau-nés et attendre six semaines pour 7 000 autres.
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Dans un long message publié mercredi 21 octobre sur LinkedIn, sous le titre « Une opportunité manquée pour la Guinée-Bissau : pourquoi l’essai clinique sur les effets non spécifiques du vaccin contre l’hépatite B à la naissance n’aura pas lieu », l’épidémiologiste danois Frederik Schaltz-Buchholzer annonce l’annulation de l’étude très controversée, qui aurait dû débuter dans les prochains mois dans ce pays d’Afrique de l’Ouest. « Nous n’avons pas obtenu l’autorisation administrative nécessaire », écrit le médecin, qui dénonce une campagne active menée contre le projet.
Ces derniers jours, l’affaire avait pris un tournant inattendu, avec la démission de six des quinze membres du comité d’éthique sur la recherche de l’Université du Danemark du Sud (SDU), à Odense, pour protester contre la validation de l’étude par le même comité lors d’un vote, le 30 septembre. Le 20 octobre, nouveau rebondissement, lorsque la police judiciaire de Guinée-Bissau révélait avoir mené une perquisition la veille dans les locaux de l’organisation Bandim Health Project, à l’origine de l’étude, et y avoir saisi un lot de vaccins.
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Source: Le Monde · Jules Crétois, Anne-Françoise Hivert
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