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Après avoir misé sur une campagne optimiste placée sous le signe de la « force de l’amour », le premier ministre socialiste, fragilisé par la tragédie qui a fait 69 morts, fin octobre, cherche à remobiliser son électorat en présentant l’Espagne comme un rempart contre la montée de l’extrême droite.

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Le premier ministre socialiste espagnol, Pedro Sanchez, lors d’un meeting de campagne pour les législatives anticipées, à Bilbao (Espagne), le 8 novembre 2026.

« Nous avons vu ce qu’il s’est passé au Brésil. Nous avons vu ce qui vient de se produire aux Etats-Unis. » Devant un peu plus de 2 000 sympathisants réunis, vendredi 6 novembre, à Valence, Pedro Sanchez a donné une dimension internationale à la campagne pour les élections législatives anticipées du 29 novembre. Un discours que le premier ministre socialiste espagnol a martelé tout au long du week-end, lors de ses premiers meetings depuis la catastrophe ferroviaire d’Urda, près de Tolède, qui a fait 69 morts, le 28 octobre, dans la collision de deux trains à grande vitesse sur la ligne Madrid-Séville.

« L’Espagne est gouvernée depuis l’Espagne, et non depuis Washington, Buenos Aires ou Tel-Aviv, a-t-il lancé, érigeant son pays en rempart contre la montée de l’extrême droite. Maintenant que le monde voit la lumière et que nous avons été le phare, nous devons continuer à avancer pour éviter de revenir en arrière. » Le ton a changé. Fini l’optimisme des premiers meetings. Ebranlé par un deuxième drame ferroviaire en moins d’un an, après celui d’Adamuz, en Andalousie, qui avait fait 46 morts en janvier, Pedro Sanchez tente de reprendre l’initiative en déplaçant la campagne sur le terrain idéologique, tout en rappelant ses prises de position contre le président américain, Donald Trump, et le premier ministre israélien, Benyamin Nétanyahou.

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Source: Le Monde · Isabelle Piquer

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