A la Maison Blanche, le président américain a réservé ses premières remarques à son projet de rénovation. Quelques heures avant, son vice-président des Etats-Unis a dit que « la véritable raison pour laquelle nous avons perdu est évidente pour presque tout le monde », à savoir la guerre en lancé par son administration et Israël contre l’Iran.
Live animé par Pierre Bouvier, Emile Drousie (service Photo) et Luc Vinogradoff
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19:06 Explications
19:01
Un net basculement vers les démocrates dans tout l’électorat, selon les sondages du « New York Times »
On vous conseille la lecture de cette infographie qui résume à elle seule l’ampleur de la victoire démocrate lors de ces midterms.
Peu importe le sexe, la race, le niveau d’éducation ou l’âge, chaque groupe – sauf les électeurs blancs – a majoritairement voté pour un ou une candidate démocrate.
Plus inquiétant encore pour l’état-major républicain, la différence entre le vote de 2024 et celui est flagrante –on compte + 29 points chez les électeurs d’origine hispanique, + 32 points chez les électeurs âgés de 18 à 29 ans –, signe que la coalition qui a élu Donald Trump n’existe plus.
18:54
Pour sa première apparition depuis la défaite républicaine, Donald Trump parle de sa salle de bal à la Maison Blanche
Le président est apparu mercredi devant les caméras pour la première fois depuis la lourde défaite des républicains aux élections de mi-mandat. Plutôt que de commenter les résultats, le président américain a choisi de parler… des travaux de sa future salle de bal à la Maison Blanche.
Micro à la main, devant une structure encore en chantier, il s’est attardé sur la hauteur des plafonds et les colonnes corinthiennes du bâtiment. « C’est une construction exceptionnelle », a-t-il assuré. « Le propriétaire de la carrière ne voulait pas le vendre, mais il m’aimait bien », a-t-il raconté, avant de se féliciter d’avoir obtenu une veine de marbre particulièrement convoitée pour le sol de sa salle de bal. Donald Trump a ensuite détaillé les plans du bâtiment, jusqu’à l’emplacement des cuisines et a vanté la résistance du toit. « Vous pourriez installer autant d’hélicoptères que vous voulez sur le toit. C’est un plafond très solide. Il résiste aux drones, aux missiles et aux balles », a-t-il assuré.
Le tout dans une acoustique chaotique, entre échos et larsens, sa voix se répercutant sur les poutres et les structures en béton du chantier. Le président a également évoqué ses autres projets d’aménagement, notamment un nouvel héliport et des travaux d’embellissement à Washington.
Pendant son discours, il n’a pas eu un mot sur les élections, une attitude qui pourrait agacer jusque dans son propre camp. Selon The New York Times, de nombreux républicains étaient déjà exaspérés lundi de voir Donald Trump consacrer sa dernière apparition publique avant le scrutin à ses projets immobiliers plutôt qu’à la campagne.
Fox News a fini par interrompre la retransmission. Après une dizaine de minutes, plus aucune grande chaîne d’information câblée ne diffusait l’intervention du président, toujours retransmise sur la chaîne YouTube de la Maison Blanche.
Donald Trump a néanmoins fini par aborder la défaite républicaine. Interrogé sur les propos de J. D. Vance, qui l’attribue à la guerre contre l’Iran, il a reconnu que son vice-président avait « largement raison », le conflit ayant fait augmenter les prix de l’essence « un peu, à court terme ». Mais pas question de regretter sa décision d’entrer en guerre : « Si c’était à refaire, je devrais le refaire », a-t-il assuré, invoquant la nécessité d’empêcher l’Iran de se doter de l’arme nucléaire.
Quant à ses relations avec le nouveau Congrès dominé par les démocrates, Donald Trump a alterné ouverture et mise en garde. « Je m’entendrai probablement avec les démocrates, à moins qu’ils ne veuillent jouer un rôle destructeur », a-t-il déclaré, avant de rappeler qu’il disposait du « droit de veto ».
18:51 Pour approfondir
18:29 Vos questions
La républicaine Nancy Mace félicite la démocrate Nancy Lacore, qui lui succède à la Chambre
Bonsoir,
En effet, la républicaine Nancy Mace a félicité la démocrate Nancy Lacore pour sa victoire dans la première circonscription de Caroline du Sud, jusqu’ici détenue par les républicains. « Nous tenions à prendre un moment pour féliciter la future représentante Nancy Lacore pour sa victoire hier soir, ainsi que tous les nouveaux élus de Caroline du Sud », a-t-elle écrit sur Facebook.
Nancy Mace, qui avait renoncé à briguer un nouveau mandat pour se présenter sans succès au poste de gouverneure, a promis une transition sans heurts et assuré que son équipe continuerait de servir les habitants de la circonscription jusqu’à la fin de son mandat.
Ce message constitue une reconnaissance explicite de la victoire de Nancy Lacore, ancienne vice-amirale limogée par Pete Hegseth en 2025, qui devance sa rivale républicaine Jenny Costa Honeycutt de plus de 3 308 voix, selon le dernier décompte de l’Associated Press.
Sur Le Monde aujourd’hui
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18:18
Comme J. D. Vance, Donald Trump Jr impute la défaite républicaine à la guerre contre l’Iran
Il y a comme un petit air de « Tu quoque, fili mi » (« Toi aussi, mon fils ! ») à la Maison Blanche. Dans un message sur X, Donald Trump Jr, le fils aîné du président américain, a apporté son soutien à J. D. Vance, qui attribue à la guerre contre l’Iran la lourde défaite des républicains aux élections de mi-mandat.
« Chaque mot de ce message », écrit Donald Trump Jr en partageant une longue publication du vice-président sur les conséquences électorales du conflit. Les deux hommes ont déjà exprimé en privé des réserves sur cette guerre, déclenchée en février et toujours en cours.
Donald Trump, lui, reconnaît que le conflit a pesé sur le scrutin, sans pour autant remettre en cause sa décision. Sur Fox News, il a déclaré : « Je pense que l’Iran a joué un rôle » [dans la défaite républicaine], ajoutant que les électeurs comprenaient l’importance de ce qu’il avait fait.
Au Wall Street Journal, il a également défendu son choix d’entrer en guerre : « J’ai fait ce qu’il fallait. Je l’aurais refait. »
18:03 Vos questions
« Donald Trump peut-il gracier préventivement ses proches ? »
Bonjour,
Les « grâces préventives » (preemptive pardons) sont prévues par l’article II, section 2 de la Constitution américaine, qui confère au président le pouvoir d’accorder des grâces pour les infractions fédérales. Ce pouvoir peut être exercé avant même que la personne concernée soit inculpée, jugée ou condamnée, comme l’a confirmé la Cour suprême dès 1866, dans son arrêt « Ex parte Garland ».
Donald Trump a dit, lundi, qu’il protégerait Elon Musk, ses proches qui ont participé au très décrié Département pour l’efficacité gouvernementale (DOGE) au début de son mandat, et Space X, que certains démocrates veulent nationaliser. Il a également évoqué la possibilité d’accorder des grâces préventives à ses collaborateurs et à d’autres alliés s’ils étaient visés. « Je le ferai si nécessaire, bien sûr, a-t-il déclaré. Je n’hésiterai même pas. Je le ferai. »
« C’est ce qu’a fait Biden. Il a donné une grâce à tout le monde », a poursuivi le président américain, faisant allusion au pardon présidentiel accordé par l’ancien président américain à son fils, Hunter, poursuivi dans des affaires de détention illégale d’arme à feu et de fraude fiscale. Il avait également accordé des grâces préventives à des élus, fonctionnaires et membres de sa famille.
Mais une grâce préventive ne permet pas de commettre impunément des infractions à l’avenir. Elle ne concerne que des faits passés et ne protège pas contre les poursuites engagées au titre du droit des Etats américains.
17:49
Une destitution de Donald Trump est peu probable
Bonjour,
Une procédure de destitution, ou impeachment, est improbable. D’abord parce qu’elle aurait peu de chances d’aboutir, comme celles de 2019 et 2021 : il faudrait en effet convaincre les deux tiers des sénateurs (67 sur 100), alors que les démocrates ne devraient contrôler que 56 sièges au mieux. « Et quel est l’intérêt de destituer un président en fin de mandat ? Il suffit d’attendre deux ans pour qu’il se retire de la vie politique », ajoute Françoise Coste, historienne du Parti républicain à l’université Toulouse Jean-Jaurès, interrogée par l’équipe des Décodeurs. Elle estime qu’une telle procédure pourrait au contraire « renforcer le camp républicain pour l’élection présidentielle de 2028 ».
Lire aussi :
17:46
La revanche de Nancy Lacore, amirale limogée par Pete Hegseth, en passe de ravir un siège aux républicains en Caroline du Sud
Une revanche politique pour Nancy Lacore. Cette ancienne vice-amirale de la marine américaine, limogée en 2025 par le ministre de la défense, Pete Hegseth, est en tête dans une circonscription de Caroline du Sud traditionnellement républicaine.
Selon les derniers résultats de l’Associated Press, la démocrate recueille 49,7 % des voix contre 48,6 % pour sa rivale républicaine, Jenny Costa Honeycutt, soit une avance de 3 308 voix, avec plus de 99 % des bulletins dépouillés.
Sa victoire serait symbolique : Donald Trump avait remporté cette circonscription avec 13 points d’avance en 2024. Le siège était jusqu’ici détenu par Nancy Mace, qui avait renoncé à se représenter pour briguer, sans succès, le poste de gouverneure.
Ancienne pilote d’hélicoptère, Nancy Lacore a servi plus de trente ans dans la Navy, jusqu’à diriger sa réserve, forte de plus de 60 000 marins. Le Pentagone n’avait fourni aucune explication à son limogeage. Pendant sa campagne, elle a vivement critiqué la gestion de Pete Hegseth et la guerre contre l’Iran.
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17:29 Vos questions
Bonjour Guillo, bonjour Delest,
Vous êtes nombreux à nous avoir interrogés sur le décompte des sièges à la Chambre des représentants. Vous avez peut-être remarqué que, depuis 16 heures environ, nos chiffres ont évolué : 228 sièges pour les démocrates et 139 pour les républicains, à ce stade.
Voici pourquoi. Jusqu’à présent, nous ne comptabilisions que les sièges pour lesquels un vainqueur avait été désigné, soit 222 démocrates et 138 républicains.
Mais dans certaines circonscriptions, les deux candidats encore en lice appartiennent au même parti. Même si leur duel n’est pas tranché, le siège est donc déjà acquis à ce parti.
Nous avons adapté notre décompte pour intégrer ces sièges, comme le font d’autres médias. Sur nos cartes, ils restent toutefois représentés en gris tant que le vainqueur n’est pas connu.
Pourquoi cette situation ? Les circonscriptions concernées se trouvent toutes en Californie, où les deux candidats arrivés en tête d’une primaire ouverte à tous les partis s’affrontent en novembre, même lorsqu’ils appartiennent à la même formation politique.
Voici quelques exemples :
Les Décodeurs
17:04 Urgent
Le vice-président, J. D. Vance, considère que la guerre en Iran est « la raison » pour laquelle le Parti républicain a perdu
Silencieux jusqu’ici, le vice-président des Etats-Unis a publié à l’instant sur X un message dans lequel il écrit notamment que « la véritable raison pour laquelle nous avons perdu est évidente pour presque tout le monde (…) Nous avons perdu à cause de la guerre » en Iran.
« Même le président l’a dit », a-t-il noté. Si Donald Trump a reconnu, mardi soir, que la guerre avait joué un rôle dans la débâcle électorale de son parti. Au Wall Street Journal, il a même dit : « J’ai fait ce qu’il fallait. Je l’aurais refait. »
Dans ce très long message, J. D. Vance reconnaît que le coût de la vie et la relation des Etats-Unis avec Israël ont également été des facteurs. « Je n’étais pas très confiant en début de soirée, mais cela m’a tout de même choqué », exprime-t-il.
17:00
La presse américaine salue une victoire historique des démocrates et un revers pour Trump
« Une déroute historique », « Un désaveu de Trump », « La colère contre Donald »… Au lendemain des élections de mi-mandat, les unes de la presse américaine sont largement consacrées à la victoire des démocrates et au revers infligé au président.
Le Seattle Times évoque une « déroute historique » des républicains, tandis que le San Francisco Chronicle titre sur le « désaveu » infligé à Donald Trump par les électeurs. Le New York Daily News choisit une formule plus mordante : « La colère contre Don » (« Anger at the Don ») ; « Don » étant le titre donné au chef d’une Mafia.
Le Washington Post annonce le retour en force des démocrates au Congrès, le Wall Street Journal souligne leurs « grandes victoires » et le Boston Globe parle d’un « désaveu massif » du président. Le Chicago Sun-Times joue sur les mots avec « Dem-olition ».
La presse régionale met aussi en avant des victoires symboliques : l’Atlanta Journal-Constitution célèbre l’élection historique de Keisha Lance Bottoms, première femme noire à devenir gouverneure de Géorgie.
Le Tampa Bay Times souligne pour sa part celle du républicain Byron Donalds, premier gouverneur noir de Floride.
Plus prudent, le New York Times insiste sur les batailles électorales encore indécises, tandis que le Los Angeles Times se concentre sur les tensions entourant le scrutin et le déploiement d’observateurs fédéraux.
16:54
Mike Johnson renonce à diriger les républicains à la Chambre, une bataille s’engage pour sa succession
Au lendemain de la défaite des républicains aux élections de mi-mandat, Mike Johnson ne briguera pas la direction du groupe républicain à la Chambre des représentants, rapportent l’agence Associated Press et CNN. L’actuel président de la Chambre a informé ses collaborateurs de sa décision mercredi matin, selon CNN. La perte de la majorité au profit des démocrates ouvre désormais une bataille pour sa succession.
Deux poids lourds républicains se positionnent : Steve Scalise et Jim Jordan. Le premier, actuel chef de la majorité à la Chambre, doit annoncer sa candidature mercredi. Le second, proche allié de Donald Trump et président de la commission judiciaire, prévoit également de se présenter.
Les élections internes à bulletin secret sont attendues la semaine prochaine. D’autres candidats pourraient entrer dans la course.
16:51 Vos questions
Un déséquilibre entre démocrates classiques et démocrates socialistes
Bonjour,
La soirée électorale des Socialistes démocrates d’Amérique (Democratic Socialists of America, DSA) est paradoxale. Ils ont enregistré plusieurs victoires à la Chambre des représentants, notamment en provenance de l’Etat de New York, où Zohran Mamdani a propulsé plusieurs nouveaux élus.
Au-delà des personnalités encartées, ce petit parti situé à la gauche des démocrates, qui les a aiguillonnés pendant toute la campagne, a également soutenu une série de candidats progressistes, qui ont obtenu de bons résultats.
En revanche, avec la large victoire des démocrates, qui bénéficieront d’une majorité très confortable, il n’est pas certain qu’ils disposeront d’un sous-groupe suffisamment important pour pouvoir imposer facilement leurs conditions dans les différents votes.
Au Sénat, ils soutenaient particulièrement deux candidats : Abdul El-Sayed et Troy Jackson, qui ont tous les deux gagné dans le Michigan et dans le Maine, mais ne sont pas membres des DSA. Ces victoires progressistes sont importantes, mais elles sont moins impressionnantes en matière d’écart que celle de James Talarico au Texas, par exemple, ou celle, écrasante, de Jon Ossoff en Géorgie – deux profils plus modérés.
16:15 Pour approfondir
Visualisez les premiers enseignements du scrutin
Par Pierre Breteau, Iris Derœux, Manon Romain
La « vague bleue » prévue par les sondeurs américains a bel et bien eu lieu. Les résultats des élections de mi-mandat du 3 novembre aux Etats-Unis sont encore partiels, mais ne laissent aucun doute : les démocrates se sont emparés du Sénat et de la Chambre des représentants, et vont imposer pour la première fois une cohabitation à Donald Trump, pour les deux dernières années de son mandat.
16:02 Vos questions
Seulement 43 voix d’écart au Mississippi, bastion républicain
Bonjour,
Le démocrate Scott Colom devance de seulement… 43 voix la sénatrice républicaine sortante, Cindy Hyde-Smith, selon les derniers résultats publiés par l’Associated Press.
Avec environ 96 % des suffrages attendus dépouillés, les deux candidats recueillent respectivement 462 821 voix (48,9 %) et 462 778 voix (48,9 %). Le résultat reste indécis.
Le Mississippi n’a pas élu de démocrate au Sénat depuis 1982. Scott Colom, procureur local, pourrait également devenir le premier sénateur noir de cet Etat depuis la période de la Reconstruction, qui a suivi la guerre de Sécession. Cindy Hyde-Smith, proche alliée de Donald Trump, siège au Sénat depuis 2018. Elle avait été réélue en 2020 avec dix points d’avance.
15:41
Kaja Kallas espère une pression accrue sur la Russie de la part du Congrès américain à majorité démocrate
La cheffe de la diplomatie européenne, Kaja Kallas, a dit, mercredi, espérer que le prochain Congrès américain, à majorité démocrate, continuera à soutenir l’Ukraine et « exercera davantage de pression sur la Russie ». « Comme vous le savez, l’Europe et les Etats-Unis sont bien plus forts ensemble », a-t-elle souligné lors d’une conférence de presse.
15:38
A Téhéran, des milliers d’Iraniens saluent la défaite des républicains américains
Des milliers d’Iraniens se sont rassemblés mercredi à Téhéran pour dénoncer Donald Trump et célébrer la défaite républicaine aux élections de mi-mandat, à l’occasion du 47e anniversaire de la prise de l’ambassade américaine en 1979. Aux cris de « Mort à l’Amérique, mort à Israël », des manifestants ont brûlé des drapeaux et réclamé vengeance pour Ali Khamenei, tué à la fin de février dans les frappes israélo-américaines.
La flambée des prix du pétrole, liée aux restrictions iraniennes dans le détroit d’Ormuz, aurait pesé sur le scrutin américain. Donald Trump a lui-même reconnu auprès du Wall Street Journal que « l’Iran (…) a fait partie » des raisons de la défaite de son camp.
Le négociateur iranien Mohammad Bagher Ghalibaf s’est félicité du résultat : « Les Américains ont dit NON À LA GUERRE, et nous approuvons ce message », a-t-il posté sur X.
15:36
Le chef des démocrates à la Chambre des représentants veut faire de la fin de la guerre contre l’Iran une priorité des démocrates
Hakeem Jeffries, le chef des démocrates à la Chambre des représentants, qui devrait en devenir le président en janvier, a affirmé mercredi sur CNN que mettre fin à la guerre contre l’Iran serait l’une des premières priorités de son parti après son succès aux élections de mi-mandat. « Il n’y avait aucune raison de s’engager dans cette guerre et nous devons en sortir immédiatement », a-t-il déclaré.
Selon lui, la hausse du coût de la vie a largement contribué à la victoire démocrate et devra guider l’action de la nouvelle majorité. « Nous avons fait campagne sur le pouvoir d’achat, nous avons remporté une victoire décisive et nous avons désormais la responsabilité d’agir sur ce sujet », a-t-il insisté.
Interrogé sur les enquêtes parlementaires promises par certains élus démocrates contre l’administration Trump, notamment Robert Garcia, qui a conseillé à ses responsables de « prendre un avocat », Hakeem Jeffries s’est montré plus mesuré, préférant mettre l’accent sur les préoccupations économiques des Américains.
Il a également assuré que cette priorité commune permettrait de rassembler les différentes sensibilités de son parti, des socialistes démocrates aux élus centristes des circonscriptions rurales.
15:23
« Trump est toujours votre président » : la Maison Blanche réagit à la défaite républicaine
Au lendemain de la défaite des républicains aux élections de mi-mandat, la Maison Blanche a publié mercredi sur X un message sans équivoque : « Message d’intérêt public : Trump est toujours votre président » (« PSA : Trump is still your president »).
La publication est accompagnée d’une photographie de Donald Trump dans le bureau Ovale. Vêtu d’un costume bleu marine et d’une cravate rouge, le président américain, les deux mains appuyées sur son bureau, lance un regard sévère fixé sur l’objectif. Derrière lui apparaissent le drapeau américain et l’emblème présidentiel.
Ce message fait écho à celui publié plus tôt par le directeur de la communication de la Maison Blanche, Steven Cheung : « Donald J. Trump est le président des Etats-Unis. Toujours votre président ! »
Donald Trump a reconnu avoir été « un peu surpris » par les résultats du scrutin.
Le contexte
Ce live a également été animé par Grégor Brandy.
Le Monde tient un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, où les démocrates ont signé une victoire sans appel mardi 3 novembre avec une majorité acquise aux deux chambres du Congrès américain.
Les dernières informations. Vous y trouverez toute l’actualité liée au vote du 3 novembre : ambiance, résultats, déclarations politiques ou encore décryptages de polémiques, mais aussi des graphiques et des infographies.
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Notre précédent live sur ces élections de mi-mandat est accessible grâce à ce lien.
Source: Le Monde · Pierre Bouvier, Emile Drousie (service Photo) et Luc Vinogradoff
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