Le gouverneur républicain d’Alaska, Mike Dunleavy, a fait savoir qu’il allait diligenter une enquête pour déterminer si la campagne de Mary Peltola devait faire l’objet de poursuites pénales ou de sanctions civiles, rapporte le « New York Times ». Mme Peltola est accusée d’avoir recruté un homonyme du gouverneur dans le but d’éparpiller des voix potentiellement destinées au candidat républicain.
Live animé par Grégor Brandy et Ramzy Bensaadi (service Photo)
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11:22
Bonjour,
Comme l’explique CNN dans cet article, en cas de large victoire démocrate la semaine prochaine, et si les démocrates reprennent le contrôle de la Chambre des représentants et du Sénat, ils auront la possibilité d’« exercer une mission de contrôle et mener des enquêtes sur l’administration Trump, ils auront leur mot à dire sur les dépenses publiques et ils pourraient même être en mesure d’annuler certaines des mesures que Donald Trump a imposées ».
Mais le président américain, comme il l’a déjà annoncé, a un droit de veto, garanti par la Constitution, qui lui permet d’empêcher de promulguer une loi adoptée par le Congrès. Il l’a déjà utilisé à deux reprises depuis le début de son deuxième mandat.
Le Congrès peut cependant passer outre ce veto, mais cela risque d’être fortement compliqué pour de nombreux textes, car ils doivent être finalement approuvés dans chacune des deux Chambres (Chambre des représentants et Sénat) à la majorité des deux tiers. « Ce qui se passe, c’est que je mets mon veto à tout, et ensuite les démocrates viennent et veulent conclure un accord », a ainsi déclaré Donald Trump la semaine dernière.
« Toute mesure que les démocrates souhaitent réellement voir adopter devra probablement être intégrée à des textes législatifs dont l’adoption est indispensable, comme les lois de finances annuelles », explique CNN.
Par ailleurs, sur le plan international, les responsables de l’Union européenne et de l’OTAN sondés par l’Agence France-Presse doutent qu’une défaite suffise à brider l’action du président américain à l’étranger. A Bruxelles, certains redoutent même que la situation ne se détériore à l’issue du scrutin. Si les ennuis s’accumulent à Washington, Donald Trump pourrait être tenté de détourner l’attention avec de nouveaux remous hors des frontières américaines.
10:55 L’essentiel
Ce qu’il faut savoir, jeudi 29 octobre, à 11 heures
- Donald Trump a tenu un meeting à Chillicothe, dans l’Ohio, mercredi soir, pour soutenir Vivek Ramaswamy, qui brigue le poste de gouverneur de l’Etat, et Jon Husted, qui vise une réélection au Sénat.
- Dans son discours, le président américain a répété ses thèmes favoris, célébrant son action économique, dénonçant l’immigration des Haïtiens dans l’Ohio ou vantant la « rénovation » de la Maison Blanche, dont l’aile est a été détruite pour faire place à une salle de bal.
- De son côté, Barack Obama est intervenu à Atlanta, en Géorgie, mercredi, pour soutenir Jon Ossoff, le sénateur démocrate sortant. De la guerre contre l’Iran au coût de la vie, en passant par les droits de douane, l’ancien président a dressé un tableau accablant du début du second mandat de Donal Trump.
- Un juge fédéral a rejeté mercredi la demande de l’administration Trump visant à forcer la Californie à suspendre le décompte de 20 000 bulletins de personnes qu’elle accuse d’être des étrangers.
- Le gouverneur républicain de l’Alaska, Mike Dunleavy, a annoncé qu’il ordonnait une enquête sur la campagne de Mary Peltola, candidate démocrate au Sénat. Les républicains accusent cette dernière d’avoir recruté un candidat homonyme du sénateur sortant dans le but de semer la confusion chez les électeurs.
- Le sénateur républicain du Texas Ted Cruz a qualifié mercredi de « lutin djihadiste » Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat dans le Michigan, lors d’un meeting à Grosse Pointe Woods, près de Detroit.
10:55
Bonjour,
Pour l’instant, les républicains contrôlent le Sénat avec 53 élus contre 47 pour le camp démocrate. A noter qu’en cas d’égalité au Sénat, le vice-président, qui est aussi le président du Sénat, peut prendre part au vote. Les démocrates doivent donc remporter quatre sièges de plus qu’actuellement pour en reprendre le contrôle.
Officiellement, 35 sièges sont en jeu, 13 actuellement tenus par les démocrates et 22 par les républicains. Mais la plupart des courses sont plus ou moins jouées d’avance. Le Cook Political Report dénombre ainsi 9 sièges « solidement » démocrates et 12 « solidement républicains ». Parmi les autres, certaines semblent promises à un camp (la Géorgie aux démocrates, le Nebraska aux Républicains). Mais c’est loin d’être le cas pour une dizaine d’entre elles (Maine, Michigan, Ohio, Alaska...). Ce sont ces courses qui seront particulièrement suivies mardi prochain.
En temps normal, le défi serait trop compliqué pour les Démocrates. Comme le relève le New York Times, ils doivent s’imposer dans au moins deux Etats où Donald Trump l’a emporté avec au moins onze points d’avance sur Kamala Harris en 2024, tout en ne perdant pas de sièges. Et pourtant, selon de nombreux sondages, ils sont en mesure de relever le défi. A titre d’exemple, ils pourraient même remporter le siège en jeu au Texas, un bastion républicain.
10:30 Pour approfondir
10:13
Dans la course au Sénat, les démocrates n’excluent plus une victoire dans le Mississippi
Le Mississippi n’est pas vraiment une terre démocrate. En 2024, Donald Trump s’était imposé avec 22 points d’avance sur Kamala Harris et aucun sénateur démocrate n’a été élu dans cet Etat depuis la fin des années 1980. Lors des dernières élections, les deux sénateurs Roger Wicker et Cindy Hyde-Smith se sont imposés avec respectivement 25 et 10 points d’avance sur leurs adversaires démocrates.
Et pourtant, sentant qu’un coup est possible alors qu’une « vague bleue » est prédite par de nombreux instituts de sondage, les démocrates ont décidé d’allouer des ressources financières considérables à la campagne de leur candidat au Sénat Scott Colom, face à Cindy Hyde-Smith. « Les démocrates au Sénat ont étendu le terrain de la bataille profondément en territoire républicain, et nous continuons à explorer toutes les pistes possibles pour décrocher une majorité au Sénat », explique Tommy Garcia, porte-parole du DSCC, l’organe de campagne démocrate pour les candidats au Sénat.
Selon The Hill, ils viennent ainsi de dépenser un demi-million de dollars dans cette compétition, une première, tandis qu’un autre comité a déjà déboursé plus d’un million de dollars, forçant les républicains à dépenser plus d’argent que prévu. De son côté, Axios rapporte que la publicité électorale la plus diffusée en cette fin de campagne dans l’Etat montre une des victimes de Jeffrey Epstein s’en prendre à la candidate républicaine, qui avait refusé de rendre publics les dossiers de cette affaire. Axios affirme que, lors de la dernière semaine écoulée, seule une des huit publicités électorales les plus diffusées présentait de façon positive la candidate républicaine.
« On s’attend toujours à ce que Hyde-Smith l’emporte, mais la course est bien plus serrée que ce que tout le monde imaginait », résume le site.
Sur Le Monde aujourd’hui
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09:43 Vos questions
Bonjour,
Vous avez raison de rappeler que les élections ne concernent pas seulement le Congrès. Trente-six des cinquante Etats profitent également des midterms pour élire leurs gouverneurs, qui sont les chefs de l’exécutif local.
On suivra ainsi particulièrement la campagne, extrêmement tendue, dans l’Ohio, où une publicité électorale du candidat républicain a révolté beaucoup de monde, jusque dans son camp. A noter que plusieurs personnalités majeures, comme le gouverneur démocrate de Californie, Gavin Newsom, la gouverneure démocrate du Michigan, Gretchen Whitmer, ou le gouverneur républicain de Floride, Ron DeSantis, ne peuvent pas se représenter, parce qu’ils ont atteint le nombre limite de mandats. Par ailleurs, le gouverneur démocrate du Minnesota et ancien candidat à la vice-présidence, Tim Walz, a choisi, lui, de ne pas se représenter.
Les Américains vont aussi renouveler pratiquement toutes les assemblées locales. Enfin, plusieurs Etats et communes feront voter leurs administrés dans le cadre de consultations locales. De nombreuses localités vont notamment se prononcer sur l’implantation très polémique de data centers.
09:16
Le gouverneur de l’Alaska ordonne l’ouverture d’une enquête sur la campagne de la candidate démocrate au Sénat
Le gouverneur républicain de l’Alaska, Mike Dunleavy, a annoncé qu’il ordonnait une enquête visant à déterminer si la campagne de la candidate démocrate au Sénat, Mary Peltola, devait faire l’objet de poursuites pénales ou de sanctions civiles, alors qu’elle est accusée d’avoir recruté un candidat dans le but d’éparpiller des voix potentiellement destinées au candidat républicain, rapporte le New York Times.
Comme nous vous le racontions hier, selon le quotidien américain, l’équipe de campagne de la candidate a mené des recherches sur les registres électoraux en 2025 afin de trouver un homonyme au sénateur sortant, Dan Sullivan. L’opération a réussi et un autre Dan Sullivan, enseignant à la retraite habitant un village de pêcheurs, s’est porté candidat après discussion avec un consultant démocrate.
Le journal précise cependant que ces faits ne constituent pas a priori des actes illicites et souligne que le gouverneur n’a pas précisé ce qui était potentiellement illégal.
L’équipe de campagne de Mary Peltola et le DSCC, l’organe de campagne démocrate pour les candidats au Sénat, ont démenti toute implication dans cette affaire. Les révélations du New York Times proviennent en partie d’Elisa Rios, une ancienne employée de la campagne de Mary Peltola limogée en août. Elle affirme que la candidate n’a pas pris part directement à ces agissements mais en avait connaissance.
Sur le réseau Truth Social, Donald Trump a dénoncé une « fraude électorale », accusant les démocrates d’avoir voulu tromper les électeurs et d’avoir menti sous serment devant la justice. « Mary Peltola devrait subir les conséquences légales et politiques pour ce qu’elle a fait, une FRAUDE ENVERS LE PEUPLE AMÉRICAIN », a écrit le président. « Elle ne devrait pas être autorisée à se présenter et le FAUX Dan Sullivan non plus », a-t-il ajouté dans un second message. La semaine dernière, Donald Trump avait fait déposer un recours préventif en cas de défaite du candidat républicain.
09:01
Barack Obama s’engage aux côtés de Jon Ossoff, étoile montante du camp démocrate
Pendant que Donald Trump était à Chillicothe, dans l’Ohio, pour soutenir les candidats républicains, hier soir, comme l’a relaté dans ce live, cette nuit, notre envoyé spécial Nicolas Chapuis, Barack Obama, lui, était à Atlanta en Géorgie, après être intervenu dans l’Ohio et le Michigan.
L’ancien président a fait part de son jugement au sujet de Donald Trump et de son administration : « Ce ne sont pas des gens sérieux. » Il a notamment pris pour cible le secrétaire à la défense, Pete Hegseth, qui « est totalement focalisé sur des questions de la plus haute importance, comme la mâchoire bien dessinée et le taux de testostérone de nos soldats ». Mais Barack Obama a réservé ses traits les plus marquants à son successeur : « Le président des Etats-Unis passe du temps à coller à la Super Glue des médaillons dorés sur la cheminée du bureau Ovale. Je n’invente rien. Il est littéralement en train de faire du bricolage alors que nous sommes en guerre et que nous essayons de faire face à une flambée incontrôlée des prix. »
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04:47
La tentative de Donald Trump d’intervenir dans les élections de mi-mandat en Californie contrecarrée par un juge fédéral
Un juge fédéral a rejeté mercredi la demande de l’administration Trump visant à forcer la Californie à suspendre le décompte de 20 000 bulletins appartenant à des personnes qu’elle accuse d’être des étrangers, lors des élections américaines de mi-mandat.
L’affaire a fait beaucoup de bruit aux Etats-Unis et représente une énième tentative de Donald Trump de semer le doute sur les résultats du scrutin. En mauvaise posture dans les sondages, l’octogénaire accuse notamment certains Etats démocrates de fausser leurs résultats en laissant voter des non-Américains. Une obsession de longue date, répétée au mépris des études montrant que si de rares cas existent, ces erreurs sont anecdotiques et n’influencent pas les résultats.
Mercredi, le juge David O. Carter a refusé d’ordonner la séquestration préalable des 20 000 bulletins mis en cause par le gouvernement en Californie, à seulement quelques jours du scrutin du 3 novembre. « Des droits constitutionnels et notre démocratie sont en jeu », a-t-il écrit dans sa décision, en soulignant que les inscrits sur les listes californiennes « ne doivent pas être privés d’un droit fondamental en raison d’allégations infondées provenant d’une procédure entachée d’incertitude et d’erreurs ».
Le gouvernement avait initialement accusé cet été la Californie d’abriter 190 000 électeurs « illégaux » dans ses registres. Il a récemment revu ce chiffre à 20 000 et a déposé un recours judiciaire en urgence il y a une dizaine de jours, alors que les opérations de vote avaient déjà commencé – aux Etats-Unis, les électeurs peuvent voter en avance et par courrier.
Si certains des 20 000 électeurs dont la nationalité est mise en doute en Californie ne sont réellement pas Américains, « il existe un remède clair », a estimé le juge Carter. Le gouvernement peut « poursuivre pénalement les individus » un par un, « comme il l’a fait historiquement et récemment ».
Ces derniers jours, des agents fédéraux armés ont arrêté 28 personnes accusées d’avoir voté illégalement en Californie, dans des affaires remontant jusqu’à 2002. Lors d’une audience, mardi, les avocats de la Californie ont rappelé qu’en cas de fraude l’Etat dispose de tout l’arsenal nécessaire pour contester et régulariser les résultats d’une élection après la fin des opérations de vote. Séquestrer 20 000 bulletins avec un scrutin déjà en cours reviendrait à accepter que « n’importe quel parti puisse créer le chaos pour servir ses propres objectifs politiques et perturber le processus électoral », a conclu le juge Carter.
Mercredi soir, le procureur fédéral Bill Essayli a annoncé faire immédiatement appel. Cette décision « bafoue le droit de vote des citoyens américains par dilution » avec celui de votants étrangers, a-t-il estimé sur X.
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02:50
A Chillicothe, l’intervention de Donald Trump coche toutes les cases de ses discours de campagne
Le président américain a commencé, mercredi, son discours par une référence à son obsession du moment… les attributs physiques – et plus particulièrement le « cul » – de Jon Husted, le sénateur sortant de l’Ohio, candidat à sa réélection, et ancienne star de football universitaire. Cela fait plusieurs fois que Donald Trump mentionne le sujet, ces dernières semaines, ayant notamment qualifié de « beau » celui de la rappeuse Nicki Minaj.
Le reste fut un mélange des thèmes récurrents : la dénonciation des personnes transgenres dans le sport – la garantie d’un carton dans la salle –, l’autocélébration de son action économique, la « rénovation » de la Maison Blanche, dont l’aile est a été détruite, la dénonciation de l’immigration des Haïtiens dans l’Ohio…
Interrompu trois fois par des opposants qui s’étaient introduits dans la salle, Donald Trump s’en est pris vertement à plusieurs figures démocrates, notamment à l’ancien président Barack Obama (2009-2017), qui tenait un meeting en Géorgie au même moment, Ilhan Omar, la représentante au Congrès d’origine somalienne qu’il veut faire expulser, ou encore l’ex-président Joe Biden (2021-2025) et l’ancienne vice-présidente Kamala Harris.
Donald Trump a également encouragé Vivek Ramaswamy à poursuivre ses attaques ad hominem contre son opposante démocrate, Amy Acton. Le candidat républicain au poste de gouverneur a fait diffuser une vidéo dans laquelle la mère d’Amy Acton critique sa fille. La candidate démocrate n’a pas vu sa mère depuis l’inculpation de son beau-père, accusé de l’avoir violée, en 1978 – elle avait alors 12 ans. Le spot publicitaire a provoqué l’indignation jusque dans le camp républicain. Mais pas à la Maison Blanche, manifestement.
Nicolas Chapuis (Chillicothe [Ohio], envoyé spécial)
Le 29/10 à 00:55
A Chillicothe, les différents candidats républicains aux élections dans l’Ohio se succèdent à la tribune, en prélude à la prise de parole de Donald Trump
Vivek Ramaswamy, qui brigue le poste de gouverneur, et Jon Husted, qui vise une réélection au Sénat, ont tous les deux pris la parole. Les deux hommes accusent quelques points de retard dans les sondages, dans leurs courses respectives, face à leurs concurrents démocrates, dans des scrutins qui s’annoncent serrés.
Le président américain, Donald Trump, a remporté l’Ohio à trois reprises, lors des élections présidentielles de 2016, 2020 et 2024. C’est également l’Etat du vice-président, J. D. Vance. Une défaite aux élections de mi-mandat dans cet Etat industriel du nord du Midwest serait un signal catastrophique pour les républicains.
Nicolas Chapuis (Chillicothe [Ohio], envoyé spécial)
Le 28/10 à 22:52
Etre supporteur de Donald Trump, c’est avant tout… aimer faire la queue pendant de longues heures
La file d’attente devant l’université de Chillicothe (Ohio), où le président américain doit s’exprimer mercredi soir, s’étend sur plusieurs centaines de mètres. Le public, dont la créativité vestimentaire à la gloire de Donald Trump est sans limites, se presse depuis midi, en plein soleil, alors que la prise de parole du président est prévue à 19 heures (minuit à Paris). Les opérations drastiques de sécurité, liées à la présence du locataire de la Maison Blanche, ralentissent considérablement le processus.
Daria Eley, âgée de 70 ans, s’est assise dans l’herbe aux côtés de son mari. Agente immobilière à Columbus, la capitale de l’Etat, elle vante « l’immense énergie » de Donald Trump, malgré ses 80 ans. La plupart de ses politiques trouvent grâce à ses yeux, surtout la lutte contre l’immigration. « Vous devriez faire pareil en France avant d’être totalement envahis », dit-elle, en mentionnant spontanément les émeutes qui ont émaillé les mobilisations sociales, en octobre, dont elle a vu les images.
L’inflation qui plombe la popularité de Donald Trump est un moindre mal à ses yeux, par rapport à l’hypothèse d’un retour au pouvoir des démocrates. « Ils essaieraient de le faire condamner à nouveau, ils se sont vraiment servi de la justice de manière politique, par exemple contre les gens qui étaient au Capitole le 6 janvier [2021]. » Donald Trump a accordé une grâce présidentielle à quelque 1 600 personnes impliquées dans l’assaut du Capitole, le 6 janvier 2021.
La guerre en Iran ne ravit guère cette fille de militaire. « Mais Trump est mieux informé que moi, s’il dit qu’ils étaient sur le point d’avoir l’arme nucléaire, je le crois, il a eu raison sur tout le reste. »
Daria Eley n’a pas toujours été républicaine. Elle se souvient avoir voté pour le démocrate Bill Clinton, en 1996, et date vraiment sa bascule politique à l’élection de Barack Obama à la Maison Blanche, en 2008 : « J’ai tout de suite vu que c’était un serpent. Il prétendait nous rassembler, et il nous a profondément divisés, les Noirs et les Blancs. »
La chaleur et la déshydratation auront finalement raison des velléités du couple, qui jette l’éponge après plusieurs heures dans la queue.
Nicolas Chapuis (Chillicothe [Ohio], envoyé spécial)
Le 28/10 à 21:52 Vos questions
Bonjour,
Les élections de mi-mandat (midterms) se tiennent à mi-parcours du mandat de quatre ans du président américain. Elles permettent de renouveler l’ensemble de la Chambre des représentants et environ un tiers du Sénat.
Les Américains éliront les 435 membres de la Chambre des représentants, l’équivalent de nos députés, qui votent les lois et le budget et contrôlent l’action du gouvernement. Ils doivent aussi renouveler environ un tiers des 100 sièges du Sénat, qui participe au vote des lois et approuve notamment les nominations présidentielles.
Le scrutin a lieu mardi 3 novembre 2026, mais le vote anticipé a déjà commencé. Chaque Etat fixe ses propres règles : les électeurs peuvent, selon les cas, voter par correspondance ou déposer leur bulletin avant le jour de l’élection. Contrairement à la présidentielle américaine, les midterms ne font pas intervenir de collège électoral. Les élections sont organisées à l’échelle des Etats, selon leurs propres règles.
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Le 28/10 à 21:42
Ted Cruz traite Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat dans le Michigan, de « lutin djihadiste »
Le sénateur républicain Ted Cruz a qualifié mercredi de « lutin djihadiste » (« jihadist leprechaun ») Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat dans le Michigan, lors d’un meeting à Grosse Pointe Woods, dans le Michigan, près de Detroit.
Ted Cruz l’a accusé de soutenir les Frères musulmans, affirmant que son élection pourrait mettre en danger la vie d’Américains en raison de son accès à des informations classifiées, s’il était nommé à la commission du renseignement du Sénat. Ces attaques sont au cœur de la campagne du républicain Mike Rogers, adversaire d’Abdul El-Sayed dans cet Etat où l’élection au Sénat s’annonce serrée.
Les accusations reposent notamment sur l’engagement passé de la mère biologique d’El-Sayed auprès des Frères musulmans en Egypte, dans les années 1970, et sur une lettre signée par le candidat en 2012 en soutien au président égyptien Mohamed Morsi.
Abdul El-Sayed nie tout lien avec l’organisation et dénonce une campagne de dénigrement antimusulmane destinée à détourner l’attention des difficultés économiques des électeurs. Donald Trump avait lui-même qualifié le candidat démocrate de « djihadiste membre des Frères musulmans » lors d’un meeting le week-end dernier.
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Le 28/10 à 21:29 Vos questions
Bonjour,
Aux Etats-Unis, le président a un droit de veto, garanti par la Constitution, qui lui permet d’empêcher de promulguer une loi adoptée par le Congrès. Donald Trump l’a déjà utilisé à deux reprises depuis le début de son deuxième mandat.
Le Congrès peut cependant passer outre ce veto, si le texte est finalement approuvé dans chacune des deux chambres (Chambre des représentants et Sénat) à la majorité des deux tiers.
Le 28/10 à 21:19 Vos questions
Bonjour,
Aux Etats-Unis, les élections se déroulent traditionnellement un mardi, qui n’est pas un jour férié fédéral. Avant le 3 novembre, des millions d’Américains ont déjà voté. Une pratique ancienne, favorisée par les distances, les contraintes professionnelles et l’organisation décentralisée des élections.
Selon la National Conference of State Legislatures (NCSL), 47 Etats sur 50, ainsi que Washington, DC, permettent à tous les électeurs de voter en personne avant le scrutin. Seuls l’Alabama, le Mississippi et le New Hampshire ne proposent pas cette possibilité à l’ensemble des électeurs. Ces périodes de vote anticipé varient considérablement : de trois à quarante-six jours selon les Etats, pour une moyenne de vingt jours. Certains autorisent également le vote le week-end.
Comme l’explique le portail officiel du gouvernement américain, Usa.gov, la plupart des Etats n’exigent aucune justification pour voter en avance. Les modalités pratiques, les dates et les lieux sont toutefois fixés localement. Ce système facilite la participation des électeurs qui travaillent le jour du scrutin, habitent loin des bureaux de vote ou souhaitent éviter les files d’attente.
Ce dispositif reste politiquement controversé. Donald Trump dénonce régulièrement des risques de fraude liés au vote anticipé, sans apporter de preuves d’une fraude massive.
Lire aussi :
Le 28/10 à 21:00
Des républicains menacent de bloquer le budget militaire de Donald Trump en raison de ses concessions envers Moscou
Donald Trump se heurte à une fronde dans son propre camp, à quelques jours des élections de mi-mandat. Plusieurs élus républicains, pourtant favorables à une hausse des dépenses militaires, menacent de bloquer son projet de budget record de 1 500 milliards de dollars pour le Pentagone, rapporte Politico.
En cause : les concessions du président américain envers Moscou, notamment la suspension de nouvelles sanctions contre la Russie et le ralentissement inexpliqué des capacités satellitaires utilisées par l’Ukraine. « Il ne parvient même pas à considérer la Russie comme notre adversaire. Pourquoi voudrais-je financer son programme ? », remarque le représentant républicain Don Bacon.
Le sénateur Mitch McConnell a lui aussi conditionné son soutien au budget à un durcissement de la politique américaine envers Vladimir Poutine. « Mettre fin à la soumission à Poutine pourrait être une condition préalable », a-t-il écrit dans le Wall Street Journal, dimanche.
Pour faire adopter son projet, Donald Trump compte sur une procédure budgétaire permettant de contourner l’opposition démocrate. Mais quelques défections républicaines suffiraient à compromettre le texte. La Maison Blanche assure que le président cherche avant tout à mettre fin à la guerre en Ukraine.
Le 28/10 à 21:00
Deux influenceurs conservateurs inculpés pour usurpation d’identité électorale dans le Minnesota
James O’Keefe et Cam Higby ont été inculpés mercredi 28 octobre dans le Minnesota pour des faits survenus lors des primaires d’août, rapportent le Washington Post et CBS News.
Les deux hommes s’étaient rendus dans plusieurs bureaux de vote de Minneapolis, déguisés et équipés de caméras cachées. Selon le parquet, ils auraient utilisé, sans leur consentement, les noms et adresses de quatre électeurs inscrits pour demander des bulletins.
Ils ont ensuite diffusé leurs vidéos sur les réseaux sociaux, affirmant vouloir dénoncer les failles du « vouching », un dispositif électoral du Minnesota permettant à un électeur inscrit de confirmer sous serment l’adresse d’une autre personne souhaitant s’inscrire sur les listes électorales. Cette procédure concernait moins de 0,6 % des votes en 2024.
Selon les procureurs, les deux hommes n’ont ni obtenu de bulletins ni effectivement voté. L’un des électeurs dont l’identité aurait été utilisée a d’ailleurs pu voter normalement, selon CBS News.
Cam Higby conteste toute infraction et dénonce des poursuites politiques. Les deux hommes doivent comparaître le 16 novembre. Ils encourent chacun jusqu’à cinq ans de prison par chef d’inculpation.
Le 28/10 à 20:50
Donald Trump attendu dans l’Ohio, Barack Obama en Géorgie
Le président républicain doit se rendre dans l’Ohio pour la troisième fois depuis le début du mois d’octobre, alors que les courses pour les postes de sénateur et de gouverneur, notamment, sont très serrées, mais semblent, pour l’heure, tourner à l’avantage des démocrates.
De son côté, l’ancien président démocrate se rend en Géorgie, où il doit apporter son soutien au sénateur Jon Ossoff, candidat à sa réélection (et qui est bien parti pour un nouveau mandat, à en croire les sondages), et à Keisha Lance Bottoms, qui va tenter de ravir l’Etat aux républicains pour la première fois depuis 2003.
Barack Obama était par ailleurs dans l’Ohio il y a quelques jours pour soutenir les candidats démocrates, et il s’y est livré à une critique au vitriol de Donald Trump. « Après deux années de chaos, de cruauté, de corruption et d’incompétence jamais vus à l’ère moderne, vous avez une chance de dire : “Ça suffit. Nous votons pour le changement, ici, dans l’Ohio.” »
Le 28/10 à 20:45
Une cyberattaque perturbe le suivi des dépenses électorales à une semaine des midterms
Le système de déclaration des dépenses électorales de la Commission électorale fédérale américaine (FEC) a été mis hors service après une tentative d’intrusion informatique, rapportait l’agence Reuters, mardi.
Cette panne empêche les candidats et les organisations politiques de déposer leurs déclarations obligatoires, en pleine flambée des dépenses de campagne.
Selon AdImpact, les achats et les réservations publicitaires atteignent un record de 11,21 milliards de dollars (10 milliards d’euros). Les super PACs et les groupes financés par des donateurs anonymes ont dépensé plus de 50 millions de dollars (45 millions d’euros) par jour en moyenne la semaine dernière, selon OpenSecrets.
Mercredi, le système de déclaration des dépenses électorales de la FEC restait hors service, après une tentative d’intrusion informatique. La commission affirme avoir identifié le problème et travailler à son rétablissement. Cette panne n’affecte pas le déroulement du vote, la commission n’étant pas chargée de l’organisation des élections.
Le contexte
Le Monde lance un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.
Les dernières informations. Vous y trouverez toute l’actualité liée au vote du 3 novembre : déclarations politiques, meetings de campagne ou encore décryptages de polémiques, mais aussi des graphiques et des infographies.
Un espace d’échange. Nous sommes aussi ici pour répondre (dans la mesure du possible) à vos questions sur le fonctionnement des différents scrutins, sur leurs enjeux, etc. N’hésitez pas à envoyer des messages, et même à partager des informations que vous jugez utiles.
Vu des Etats-Unis. Vous retrouverez aussi les reportages, les analyses et les décryptages de tous nos correspondants sur place, qui répondront à vos questions au cours des prochains jours.
Source: Le Monde · Grégor Brandy et Ramzy Bensaadi (service Photo)
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