A cinq jours des élections de mi-mandat, le Parti républicain a annoncé jeudi que deux meetings que devait animer Donald Trump ce week-end n’auraient pas lieu, et que le président américain participerait à la place à « un grand nombre de meetings virtuels ».
Live animé par Oscar Korbosli et Gabriel Coutagne (service Photo)
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09:30
Dans l’Ohio, le candidat républicain au poste de gouverneur arrête de diffuser une publicité électorale très controversée
Vivek Ramaswamy, le candidat républicain au poste de gouverneur de l’Ohio, a annoncé que sa campagne ne diffuserait plus la très polémique publicité électorale dans laquelle la mère de son opposante accuse sa fille d’être une menteuse et appelle à ne pas voter pour elle. « Elle est allée jusqu’à son terme et nous avons diffusé quatre autres publicités », a assuré l’ancien allié d’Elon Musk et ex-candidat à la primaire républicaine, rapporte le Guardian.
Cette publicité a été particulièrement controversée car la candidate démocrate, Amy Acton, n’a pas vu sa mère depuis l’inculpation de son beau-père, accusé de l’avoir violée en 1978 – elle avait alors 12 ans. Sa mère était restée avec lui et, ensemble, ils avaient quitté l’Etat où il était accusé du viol. Les démocrates, ainsi qu’une partie des républicains, se sont insurgés contre cette attaque, mais ce n’est pas le cas de tous. Ainsi, Donald Trump et J. D. Vance se sont abstenus de le faire.
Dans une autre publicité électorale en forme de réponse, l’équipe de campagne de la candidate démocrate demandait jusqu’où Vivek Ramaswamy était prêt à aller, tandis qu’Amy Acton s’est exprimée à ce sujet lors d’un événement de campagne, jeudi : « Mon frère et moi avons vécu bien des épreuves, subissant de nombreux sévices et une grande négligence. Nous avons été pris en charge à maintes reprises par les services de protection de l’enfance. (…) Mon adversaire a choisi, en toute connaissance de cause, d’exploiter mon enfance. (…) Il agit ainsi dans une tentative désespérée de sauver sa campagne, qui est en difficulté. Mais laissez-moi vous dire, monsieur Ramaswamy : cela ne fonctionnera pas. »
Selon les derniers sondages, les deux candidats sont au coude-à-coude dans cet Etat dont les électeurs avaient majoritairement voté pour Donald Trump en 2024, en lui donnant plus de 11 points d’avance.
09:15
Un tchat avec les Décodeurs sur le « gerrymandering »
Nos collègues Manon Romain et Pierre Breteau viendront répondre à vos questions à partir de 10 heures sur le gerrymandering, l’art de modifier la carte électorale à son avantage.
D’où vient cette pratique ? Quel parti l’utilise le plus ? Est-ce légal ? Et tout cela peut-il finalement se retourner contre celui qui en use ?
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Si vous avez des questions, n’hésitez pas à les leur poser en n’oubliant pas le terme « #TCHAT » avant le début de votre message. Début du tchat à 10 heures.
08:39
Plus de 11 milliards de dollars dépensés en publicité politique, un record aux Etats-Unis
Les dépenses et réservations publicitaires politiques ont dépassé 11,2 milliards de dollars sur le cycle électoral 2025-2026, selon les chiffres publiés le 27 octobre par le cabinet spécialisé AdImpact, un record, supérieur à celui du cycle présidentiel de 2024, jusqu’ici considéré comme le plus coûteux de l’histoire américaine.
Le pouvoir d’achat est au cœur de cette bataille publicitaire. Pas moins de 801 millions de dollars ont été consacrés à des spots télévisés concernant le coût de la vie dans les principales courses électorales, dont 401 millions par les démocrates et 311 millions par les républicains, selon Politico. Ces derniers mettent notamment en avant leurs baisses d’impôts de 2025.
Cette course aux dépenses publicitaires avantage les républicains, qui disposent, selon Politico, de ressources financières plus importantes que leurs adversaires démocrates. Les donateurs conservateurs continuent notamment d’investir massivement dans les Etats disputés, comme le Texas, où le Parti républicain cherche à conserver un siège crucial pour sa majorité au Sénat.
Mais les démocrates estiment que l’argent ne suffit pas à convaincre les électeurs confrontés à la hausse du coût de la vie, notamment dans les supermarchés et les stations-service.
Selon un sondage Reuters/Ipsos cité par Politico, l’avance des démocrates sur les républicains dans les intentions de vote est passée de deux points à la fin de juillet à 13 points trois mois plus tard, parallèlement à une remontée des prix de l’essence.
Le gallon d’essence (3,785 litres) coûte désormais en moyenne 4,22 dollars, selon l’association automobile AAA. Politico explique que, si ce niveau se maintient, les prix à la pompe pourraient atteindre le 3 novembre leur niveau le plus élevé jamais enregistré lors d’un jour d’élection aux Etats-Unis.
06:09 L’essentiel
Ce qu’il faut savoir, vendredi 30 octobre, à 6 heures
- Donald Trump a annulé ses meetings prévus ce week-end, dans le Kansas et l’Iowa. Le Parti républicain a annoncé jeudi que le président américain participerait à la place à « un grand nombre de meetings virtuels ». Interrogé par un journaliste qui lui demandait s’il était fatigué de sillonner le pays pour faire campagne, le locataire de la Maison Blanche, âgé de 80 ans, s’est montré très agressif.
- Mary Peltola, la candidate démocrate au poste de sénatrice en Alaska, est visée par des soupçons de manœuvre électorale. Une enquête du New York Times affirme que son équipe de campagne a recruté un candidat du même nom que son adversaire, le républicain Dan S. Sullivan, afin de tromper les électeurs. Mme Peltola a assuré jeudi qu’elle « ne savait rien ».
- Le département de la justice américain accélère son enquête sur une possible manœuvre électorale des démocrates en Alaska. Il a, par ailleurs, déposé une nouvelle plainte visant à bloquer la certification des résultats du scrutin sénatorial en cas de défaite serrée du candidat républicain Dan S. Sullivan.
- Au Texas, J. D. Vance durcit le ton contre les démocrates. En campagne pour soutenir le républicain Ken Paxton, le vice-président américain a accusé les démocrates de vouloir « humilier » les électeurs de cet Etat.
- La popularité de Donald Trump au plus bas, à des niveaux rarement atteints depuis 1946. Selon une enquête du Pew Research Center réalisée au début d’octobre, seuls 30 % des Américains approuvent son action, rapporte Time.
05:17
Mary Peltola, la candidate démocrate au poste de sénateur en Alaska, nie être au courant d’une manœuvre électorale
Eclaboussée par une enquête du New York Times sur une possible manœuvre électorale, la candidate démocrate au poste de sénateur en Alaska, Mary Peltola, a assuré jeudi qu’elle « ne savait rien ».
« Je veux juste mettre les choses au clair, a-t-elle réagi au cours d’un discours à Juneau, la capitale de l’Etat, je ne savais rien des autres candidats figurant sur le bulletin de vote hormis moi-même et le candidat sortant. C’est tout ce que j’ai toujours su. Je n’ai aucune intention de tromper les électeurs. »
L’enquête du New York Times affirme que l’équipe de Mary Peltola a volontairement recruté un candidat du même nom que son adversaire, le républicain Dan S. Sullivan, afin d’apporter de la confusion parmi les potentiels électeurs du sénateur sortant.
Le département de la justice américain a déposé une nouvelle plainte, jeudi, visant à bloquer la certification des résultats du scrutin en Alaska, en cas de défaite serrée du candidat républicain.
Sur Le Monde aujourd’hui
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01:07 Urgent
Donald Trump annule ses meetings du week-end
Le Parti républicain a annoncé jeudi que deux meetings que devait animer Donald Trump ce week-end dans le Kansas et l’Iowa n’auraient pas lieu, et que le président américain participerait à la place à « un grand nombre de meetings virtuels ».
Interrogé par un journaliste de l’agence de presse Reuters qui lui demandait s’il était fatigué de sillonner le pays pour faire campagne, le président américain, âgé de 80 ans, a répondu avec une grande agressivité. « Vous êtes malade de poser cette question ! Vous êtes malade ! », s’est-il emporté pendant un échange sur le tarmac avant un déplacement en Caroline du Nord. « Je me sens parfaitement bien », a-t-il lancé.
« Les républicains étant en bonne position dans le Kansas et l’Iowa, les meetings en personne qui étaient à l’origine prévus dans ces Etats n’auront pas lieu », a annoncé le parti dans un communiqué de presse. « Le président Trump doit participer à un grand nombre de meetings virtuels, qui permettent d’atteindre plus d’électeurs dans le temps limité qu’il reste avant la fin du scrutin [le 3 novembre] », a justifié le comité national républicain, qui évoque de tels meetings virtuels, avec la participation, donc, de Donald Trump, dans « près de 20 Etats ».
Le 30/10 à 00:27
Le département de la justice américain dépose une nouvelle plainte en vue de la sénatoriale en Alaska
Après les révélations du New York Times sur une possible manœuvre électorale orchestrée par le camp démocrate, le département de la justice américain a déposé une nouvelle plainte visant à bloquer la certification des résultats du scrutin sénatorial en Alaska, en cas de défaite serrée du candidat républicain Dan S. Sullivan.
Selon une enquête du quotidien américain, l’entourage de la candidate démocrate, Mary Peltola, aurait recruté un candidat portant le même nom que le sénateur sortant afin d’apporter de la confusion au préjudice du camp républicain.
« Ils ont orchestré cette campagne factice dans le but de tromper les électeurs de l’Alaska et de faire élire Peltola », écrit le département de la justice dans sa nouvelle plainte en s’appuyant sur l’article du New York Times.
L’équipe de campagne de Mary Peltola nie toute implication mais cet épisode pourrait augurer d’une longue bataille judiciaire dans cet Etat.
Le 29/10 à 22:30
Interrogé sur l’annulation de son meeting au Kansas et sur son état de santé, Trump s’emporte contre un journaliste de Reuters
Donald Trump s’en est vivement pris jeudi à un journaliste de Reuters qui lui demandait si l’annulation de son meeting prévu samedi au Kansas était liée à la fatigue accumulée après plusieurs semaines de campagne. « Vous êtes malade de poser cette question ! Vous êtes malade ! », a répliqué le président américain, avant de demander à son interlocuteur pour quel média il travaillait. « Reuters est épouvantable. Regardez ce type, il n’est vraiment pas en forme », a-t-il poursuivi. « Je me sens parfaitement bien. Vous êtes répugnant. Remettez-vous en forme. Vous avez une mine affreuse », a-t-il ajouté.
Trump a assuré avoir renoncé à son déplacement au Kansas parce que le sénateur républicain sortant, Roger Marshall, qu’il devait soutenir avant les élections de mi-mandat du 3 novembre, « se porte très bien ». Il a annoncé qu’il participerait à un meeting par téléphone et se rendrait vendredi en Floride. Le président, qui multiplie les déplacements électoraux depuis plusieurs semaines, a récemment reconnu avoir la voix enrouée.
Le 29/10 à 21:55
Le ministère de la justice accélère son enquête sur une possible manœuvre électorale des démocrates en Alaska
La campagne sénatoriale en Alaska est secouée par les révélations du New York Times selon lesquelles des démocrates proches de Mary Peltola auraient contribué à recruter un candidat portant le même nom que le sénateur républicain sortant, Dan Sullivan, afin de semer la confusion parmi les électeurs.
Le sénateur sortant a publié une vidéo de campagne exploitant ces révélations. On y entend notamment l’ancien directeur de campagne de Mary Peltola affirmer que la candidate démocrate, sans avoir directement participé à cette opération présumée, en était « parfaitement informée ». La vidéo reprend également des propos tenus par Mary Peltola lors d’un débat électoral : « Je pense que les habitants de l’Alaska en ont assez des mensonges et de la malhonnêteté. »
Selon CNN, le ministère de la justice américain (DOJ) a accéléré son enquête pénale sur cette affaire, délivrant de nouvelles assignations devant un grand jury. Le DOJ n’a pas publié de communiqué officiel détaillant ces mesures.
L’affaire fait également l’objet d’une enquête parlementaire. Selon Axios, le républicain James Comer, président de la commission de contrôle de la Chambre des représentants, réclame l’audition d’Elisa Rios et du consultant démocrate Jerid Kurtz, soupçonnés d’avoir participé au recrutement de l’homonyme. Il menace de les contraindre à témoigner par voie d’assignation. Aucun des deux n’a répondu aux sollicitations d’Axios.
Donald Trump a mis en doute la possibilité pour Mary Peltola de se présenter et évoqué sa disqualification. J. D. Vance a dénoncé une « faute morale », tandis que le chef de la majorité républicaine au Sénat, John Thune, a accusé les démocrates de manœuvres déloyales.
L’équipe de campagne de Mary Peltola et les responsables démocrates démentent toute implication. Le chef des démocrates au Sénat, Chuck Schumer, affirme n’avoir eu aucune connaissance de ces démarches.
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Le 29/10 à 21:41 Vos questions
Bonsoir,
depuis 1913, les sénateurs sont élus au suffrage universel direct, pour un mandat de six ans. Le Sénat est renouvelé par tiers tous les deux ans : les deux sénateurs d’un même Etat ne sont donc normalement pas élus lors du même scrutin.
Lors des élections de mi-mandat du 3 novembre 2026, 33 sièges sont soumis au renouvellement ordinaire, auxquels s’ajoutent d’éventuelles élections partielles.
Dans la plupart des Etats, le candidat qui recueille le plus de voix l’emporte. Mais les règles varient : la Géorgie impose notamment un second tour si aucun candidat n’obtient la majorité absolue.
Le 29/10 à 21:34
La Géorgie bat son record de participation au vote anticipé
A cinq jours du scrutin, la Géorgie a déjà battu son record de participation au vote anticipé en personne pour ce type de scrutin. Selon les chiffres officiels publiés jeudi par le secrétaire d’Etat républicain Brad Raffensperger, 2 294 275 électeurs avaient voté en personne à 13 h 35, dépassant le précédent record de 2 289 951 voix établi en 2022. A cela s’ajoutent 108 251 bulletins reçus et validés par correspondance, soit plus de 2,4 millions de votes au total. « Les Géorgiens continuent de se rendre aux urnes en nombre record parce qu’ils ont confiance dans le système », s’est félicité Brad Raffensperger.
Le vote anticipé s’achèvera vendredi, avant le scrutin de mardi.
Le 29/10 à 21:27
Au Texas, J. D. Vance durcit le ton contre les démocrates et annonce une enquête sur des courriers adressés à des enfants
En campagne pour soutenir le républicain Ken Paxton, J. D. Vance a accusé les démocrates de vouloir « humilier » les électeurs de cet Etat. « S’il gagne la semaine prochaine, ils pourront dire qu’ils ont battu le Texas. Ils ne veulent pas seulement vous battre, ils veulent vous humilier », a-t-il lancé à propos du démocrate James Talarico, selon le New York Times.
Le vice-président a également annoncé une enquête du ministère de la justice sur des brochures destinées aux élèves transgenres et LGBTQIA+, envoyées à des familles texanes depuis la mi-octobre. Affirmant qu’un enfant de 11 ans avait reçu un courrier l’encourageant à changer de genre, il a estimé que son expéditeur méritait la prison, rapporte CNN.
L’origine de ces brochures reste toutefois inconnue. L’association Transgender Education Network of Texas (TENT), dont le nom y figure, nie les avoir envoyées. Selon CNN, un ancien collaborateur de Ken Paxton représente une société liée à ces envois. Un juge a autorisé l’association à demander des documents à deux sociétés pour en identifier les responsables.
J. D. Vance a par ailleurs salué la suppression des politiques de diversité (DEI) et annoncé un soutien fédéral à une usine de transformation de viande bovine au Texas, qui devrait créer plusieurs centaines d’emplois.
Le 29/10 à 20:47 Vu ailleurs
Donald Trump étudie une possible nouvelle offensive militaire contre l’Iran, après les midterms
Le commandant des forces américaines au Moyen-Orient, l’amiral Brad Cooper, a présenté jeudi à Donald Trump plusieurs options dans la guerre contre l’Iran, lors d’une réunion inhabituelle à la Maison Blanche, rapporte le Wall Street Journal.
Selon le quotidien, des responsables de l’administration Trump ont enjoint les Etats arabes du Golfe de se préparer à une campagne militaire « courte et intense » après les élections de mi-mandat du 3 novembre. Ce calendrier est évoqué dans les préparatifs américains, sans qu’une décision de lancer de nouvelles frappes ait été annoncée.
La réunion s’est tenue en présence du secrétaire à la défense, Pete Hegseth, et du chef d’état-major des armées, le général Dan Caine. Les deux officiers avaient également rencontré le vice-président des Etats-Unis, J. D. Vance, mercredi.
« Nous pourrions lancer une nouvelle petite opération Epic Fury. Ou alors ils accepteront un accord », avait déclaré Trump la semaine dernière, en référence aux bombardements américains et israéliens du printemps.
Le Pentagone a renforcé ces dernières semaines son dispositif au Moyen-Orient, notamment ses défenses antiaériennes et ses stocks de munitions. Une batterie supplémentaire de missiles Patriot doit être déployée en Israël, tandis que certains militaires américains ont été éloignés de bases jugées vulnérables.
En parallèle, JD Vance tente de relancer les négociations avec Téhéran. L’Iran a menacé de riposter contre des intérêts américains et des cibles dans les pays du Golfe en cas de nouvelles frappes.
Le 29/10 à 20:22 Vos questions
Bonsoir,
En effet, les Américains n’ont pas encore voté que les ambitions présidentielles s’affichent déjà. Selon l’Associated Press, une « primaire de l’ombre » se déroule dans les deux camps : plusieurs personnalités multiplient les déplacements et les collectes de fonds, sans avoir officiellement annoncé leur candidature.
Chez les démocrates, Kamala Harris conserve une place importante dans les sondages. La moyenne de RealClearPolling la crédite de 25,4 % des intentions de vote pour l’investiture, devant le gouverneur de Californie Gavin Newsom (14,8 %), l’ancien ministre des transports Pete Buttigieg (12,8 %) et Alexandria Ocasio-Cortez (11 %). D’autres noms circulent : Josh Shapiro, gouverneur de Pennsylvanie, Andy Beshear, gouverneur du Kentucky, ou encore J. B. Pritzker, gouverneur de l’Illinois. Tous cherchent, à des degrés divers, à renforcer leur visibilité nationale.
Dans le camp républicain, le vice-président J. D. Vance occupe une place centrale dans les enquêtes d’opinion, selon RealClearPolling. Dans un sondage Harvard-Harris réalisé du 24 au 26 octobre, il recueille 40 % des intentions de vote pour l’investiture, devant le secrétaire d’Etat Marco Rubio et Donald Trump Jr, tous deux à 21 %. Ron DeSantis et Ted Cruz figurent également parmi les personnalités évoquées. La succession de Donald Trump est un enjeu particulier : la Constitution lui interdit de briguer un troisième mandat présidentiel.
Mais aucun des principaux prétendants n’a encore officiellement lancé sa campagne. Ces sondages mesurent surtout la notoriété et les préférences actuelles des électeurs de chaque parti, bien avant les primaires. Le scrutin du 3 novembre constituera un premier test pour leur capacité à mobiliser les électeurs, à lever des fonds et à soutenir des candidats victorieux.
Le 29/10 à 20:15 Pour approfondir
Midterms 2026 : deux Dan Sullivan pour un siège en Alaska, la manipulation des démocrates dévoilée
Le New York Times a révélé, mercredi 28 octobre, que le recrutement d’un homonyme du sénateur sortant républicain a été orchestré par l’entourage de la candidate démocrate, Mary Peltola.
Midterms 2026 : deux Dan Sullivan pour un siège en Alaska, la manipulation des démocrates dévoilée
Par Arnaud Leparmentier
En Alaska, les électeurs vont devoir choisir entre Dan S. Sullivan et Dan J. Sullivan. Lorsque les républicains ont découvert, en juin, qu’un homonyme quasi parfait du sénateur sortant Dan S. Sullivan avait réussi à s’inscrire sur les bulletins de vote pour l’élection sénatoriale du 3 novembre, ils ont dénoncé un coup bas des démocrates cherchant à créer la confusion auprès des électeurs. Selon eux, la manœuvre visait à donner un coup de main à la candidate démocrate Mary Peltola. Mais ils n’avaient pas réussi à le prouver ni à obtenir satisfaction de la cour suprême de l’Etat, qui a jugé en juin qu’une homonymie n’était pas un motif de disqualification.
Le 29/10 à 20:07
Bonsoir,
elle est actuellement en Géorgie. Jeudi, elle participe à une opération de mobilisation électorale à Macon, puis à un événement avec Jon Ossoff à Atlanta, avant une réunion publique organisée avec la NAACP. Elle doit également intervenir vendredi lors d’un dîner de levée de fonds du Parti démocrate dans le comté de Fulton.
Elle n’a donc pas disparu de la campagne : ces derniers jours, elle s’est également rendue dans le Nevada, le Mississippi, le New Hampshire et le Wisconsin pour soutenir plusieurs candidats démocrates.
Le 29/10 à 19:57
Donald Trump dénonce des sondages « bidons » et s’en prend à Abdul El-Sayed
Lors d’un meeting républicain à Rock Hill, en Caroline du Sud, le président a vivement contesté les sondages défavorables à son administration. « Combien de personnes dans cette salle ont déjà été interrogées pour un sondage ? Levez la main », a-t-il demandé à ses partisans. Très peu de mains se sont levées, rapporte CNN.
Il a dénoncé des enquêtes « totalement bidons », s’en prenant notamment aux chiffres de sa popularité. « Donald Trump est à 42 % ? Vous voulez dire multiplié par deux ? Et ajoutez 20 ! », a-t-il lancé. Selon la moyenne des sondages établie par Nate Silver, il recueillait 37,4 % d’opinions favorables au 29 octobre, après un point bas à 36,3 %.
Donald Trump a également pris pour cible Abdul El-Sayed, candidat démocrate au Sénat dans le Michigan, qui pourrait devenir le premier musulman élu à la Chambre haute du Congrès. « Si vous êtes noir ou juif et que vous votez pour Abdul, vous êtes fou », a-t-il déclaré, reprenant également des accusations infondées présentant le candidat comme lié aux Frères musulmans.
Le président Trump a par ailleurs affirmé qu’aucun président n’avait autant fait campagne pour des élections de mi-mandat, revendiquant 28 déplacements, alors que CNN a recensé au moins 25 meetings depuis le début de cette campagne.
Le 29/10 à 18:51 Vos questions
Bonjour,
Tout à fait. Les sondages ne sont pas des prédictions, mais des photographies de l’opinion à un moment donné. Ils comportent des marges d’erreur, et la participation réelle peut modifier les résultats. Les élections israéliennes en donnent une illustration récente : les sondages plaçaient le bloc d’opposition légèrement devant celui de Benyamin Nétanyahou, mais les premiers résultats ont inversé cet ordre. La participation, en particulier celle des électeurs arabes, a été plus forte que prévu.
La présidentielle américaine de 2016 est aussi un exemple frappant : la plupart des prévisions donnaient Hillary Clinton gagnante, mais Donald Trump l’a emporté grâce à plusieurs Etats décisifs où son électorat avait été sous-estimé. Les sondages nationaux n’étaient pourtant pas si éloignés du résultat du vote populaire, remporté par Clinton. Ce sont surtout les projections de victoire qui ont échoué.
Aux Etats-Unis, il faut distinguer les intentions de vote nationales de la répartition des sièges au Congrès. Une avance démocrate dans les sondages ne garantit pas une majorité à la Chambre des représentants, encore moins au Sénat, dont les membres sont élus distinctement dans l’Etat qu’ils représentent.
L’exemple des élections de mi-mandat de 2022 invite également à la prudence : la vague républicaine annoncée ne s’est pas matérialisée dans les proportions attendues. Les républicains ont remporté la Chambre des représentants, mais les démocrates ont conservé le Sénat.
Néanmoins, il ne faut pas non plus en conclure que les sondages se trompent systématiquement : selon le Pew Research Center, ceux de 2022 ont été parmi les plus précis depuis 1998, tandis que ceux de 2016 et de 2020 avaient sous-estimé le vote républicain.
Le 29/10 à 18:36
Les fausses accusations de fraude électorale prolifèrent sur les réseaux sociaux
Enveloppes de vote prétendument truquées, candidats absents des bulletins, machines accusées de modifier les votes : les fausses informations sur le déroulement des élections américaines se multiplient sur les réseaux sociaux, selon une série de vérifications publiée jeudi par l’agence Associated Press (AP).
- En Californie, des trous percés dans les enveloppes de vote par correspondance sont présentés comme un moyen d’identifier les bulletins démocrates. Ils servent en réalité à faciliter le vote des personnes malvoyantes et le travail des agents électoraux.
- A New York, une vidéo dénonce l’absence de candidats conservateurs sur certains bulletins. Aucun candidat républicain ou conservateur ne se présente pourtant aux élections judiciaires concernées.
- Dans plusieurs Etats, des machines à voter sont accusées de transformer des votes démocrates en votes républicains. Les responsables électoraux attribuent généralement ces incidents à des erreurs de manipulation ou à des problèmes de calibrage des écrans. Aucun dysfonctionnement généralisé n’a été signalé.
- Autre rumeur démentie : les annotations apposées sur certains bulletins par les agents électoraux ne les invalident pas automatiquement. Elles font parfois partie des procédures officielles.
Face à la circulation de ces accusations, les autorités électorales invitent les électeurs à se renseigner directement auprès des services locaux chargés du scrutin.
Le 29/10 à 18:28 Ce que nous lisons
La guerre en Iran a bouleversé la stratégie électorale de Donald Trump, selon « The Atlantic »
A cinq jours des élections de mi-mandat, James Blair, 37 ans, principal stratège politique de Donald Trump, tente de limiter les pertes républicaines au Congrès, raconte The Atlantic dans une longue enquête.
Son plan initial consistait à mobiliser les électeurs fidèles à Trump tout en séduisant les indécis grâce à un discours centré sur le pouvoir d’achat. L’objectif était de conserver la majorité républicaine dans les deux chambres du Congrès.
Mais la guerre contre l’Iran, déclenchée onze jours après une réunion stratégique en février, a bouleversé ses plans. Les prix de l’essence ont bondi de plus de 50 %, ceux du diesel de plus de 70 %, aggravant les difficultés des ménages.
Alors que ses conseillers souhaitaient mettre l’accent sur le coût de la vie, Trump a préféré vanter les records boursiers et les réussites de son administration. « Nous vivons un âge d’or », a-t-il encore affirmé lors d’un meeting en Arizona.
Résultat, selon The Atlantic : des élections sénatoriales s’annoncent désormais disputées dans des Etats largement remportés par Trump en 2024, comme le Texas, le Kansas et l’Iowa. Les démocrates disposent par ailleurs d’une avance de neuf points dans les intentions de vote nationales pour la Chambre.
James Blair, qui a également piloté les efforts républicains de redécoupage électoral, pourrait servir de bouc émissaire en cas de revers électoral. Le magazine résume ainsi l’incertitude qui règne dans l’entourage présidentiel : si les élections tournent mal pour les républicains, qui Donald Trump choisira-t-il de rendre responsable ?
Le contexte
Ce live a également été animé par Nadir Chougar ainsi que par Glenn Cloarec et Etienne Laurent (service Photo).
Le Monde lance un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.
Les dernières informations. Vous y trouverez toute l’actualité liée au vote du 3 novembre : déclarations politiques, meetings de campagne ou encore décryptages de polémiques, mais aussi des graphiques et des infographies.
Un espace d’échange. Nous sommes aussi ici pour répondre (dans la mesure du possible) à vos questions sur le fonctionnement des différents scrutins, sur leurs enjeux, etc. N’hésitez pas à envoyer des messages, et même à partager des informations que vous jugez utiles.
Vu des Etats-Unis. Vous retrouverez aussi les reportages, les analyses et les décryptages de tous nos correspondants sur place, qui répondront à vos questions au cours des prochains jours.
Source: Le Monde · Oscar Korbosli et Gabriel Coutagne (service Photo)
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