A quel point les électeurs vont-ils sanctionner le président americain, et par conséquent son parti, pour les résultats de ses « trumponomics », alors que l’inflation se fait sentir à la pompe comme dans les rayons ? Nicolas Chapuis, notre correspondant à New York, de retour de l’Ohio, répond à vos questions à partir de 15h.
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Inflation, prix des carburants, chômage… à quel point l’état de l’économie pèsera sur ces élections de mi-mandat ? Posez-vos questions à notre correspondant
A quel point les électeurs vont-ils sanctionner le président americain, et par conséquent son parti, pour les résultats de ses « trumponomics », alors que l’inflation se fait sentir à la pompe comme dans les rayons ?
Nicolas Chapuis, notre correspondant à New York, de retour de son périple dans l’Ohio, le Michigan et le Maine, répond à vos questions à partir de 15h.
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Comment la tech est devenue le méchant des midterms. De nombreuses élections locales vont permettre aux Américains de s’exprimer au sujet de l’implantation de data centers, un sujet qui clive de nombreuses communautés. The Guardian raconte comment, au-delà de la question des data centers, c’est plus largement le monde de la tech qui a été « transformé en grand méchant de cette campagne électorale ».
Les liens entre le Parti républicain et l’extrême droite. On a mentionné, hier, son épisode sur les midterms, mais une semaine plus tôt, John Oliver et l’équipe de « Last Week Tonight », son émission hebdomadaire sur HBO, s’étaient intéressés à la montée en puissance des discours extrémistes au sein du Parti républicain.
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14:03 Vos questions
Bonjour,
Selon le Pew Research Center, environ 250 millions de citoyens américains peuvent voter lors de ces élections de mi-mandat. Cela veut dire qu’environ 23 % du corps électoral a déjà voté.
En 2022, environ 46 % des Américains s’étaient rendus aux urnes, selon le site spécialisé Ballotpedia. En 2018, quand Donald Trump était président pour la première fois, 50 % des Américains avaient voté.
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13:49 Vos questions
Bonjour Saxo,
Les électeurs portoricains ont un élu qui représente leur territoire à la Chambre des représentants, mais celui-ci ne peut pas participer aux scrutins. Il s’agit de Pablo Hernandez Rivera, affilié au Parti démocrate.
Au total, six territoires ont ainsi un membre sans droit de vote à la Chambre des représentants américaine : le district de Columbia (auquel appartient Washington, DC), les îles Samoa, les îles Vierges, les îles Mariannes du Nord, Guam et donc Porto Rico.
En revanche, contrairement aux autres délégués, le commissaire résident de Porto Rico est élu pour quatre ans. Il n’y a donc pas d’élection à Porto Rico, cette année.
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13:27 Vos questions
Bonjour Mia,
Comme expliqué par nos camarades des Décodeurs dans cet article, la sanction du parti au pouvoir lors de ces élections est presque devenue une constante de la vie politique américaine. Depuis 1970, le parti du président perd en moyenne 22 sièges à la Chambre des représentants et trois au Sénat.
Dans la majorité des élections considérées (12 sur 14), le parti au pouvoir recule. C’est particulièrement vrai à la Chambre des représentants : dans 85 % des cas, le camp présidentiel n’y détenait pas ou plus la majorité à l’issue du scrutin. A noter qu’il est cependant plus difficile de reconquérir une majorité au Sénat, car il n’est renouvelé que par tiers tous les deux ans.
Le niveau du revers électoral dépend aussi de la « couleur » des sièges remis en jeu. Cette année, 22 sièges républicains et 13 sièges démocrates sont à renouveler.
Enfin pour le côté « historique », en 2010, avec 63 sièges perdus, le Parti démocrate avait enregistré le pire recul à la Chambre des représentants depuis le mandat de Franklin Roosevelt en 1938. Et en 2014, la défaite démocrate figure parmi les plus gros retournements de l’histoire américaine, avec une perte de neuf sièges, passant de 53 à 44 élus – sur 100.
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13:09 Vos questions
Bonjour Pierre,
Comme depuis près d’une semaine, nous serons en direct toute la nuit et toute la journée de demain – et peut être même les jours suivant – pour suivre avec vous la soirée électorale, les résultats et analyser les conséquences politiques de ces élections de mi-mandat. Nous publierons également une carte des résultats en temps réel concoctée par nos collègues des Décodeurs.
Notre couverture s’appuie aussi bien sûr sur nos journalistes présents sur le terrain, avec Piotr Smolar à Washington, Arnaud Leparmentier à San Francisco, Nicolas Chapuis dans le Michigan et Jessica Gourdon au Texas. Vous pourrez lire leurs articles et leurs analyses dès demain matin sur le site.
Et pour revenir sur les résultats qui nous parviendrons tout au long de la nuit, notre éditorialiste et ancien correspondant à Washington, Gilles Paris, répondra à vos questions dès l’aube.
13:02
En Floride, plusieurs bureaux de vote délocalisés en raison des conditions météorologiques
Les risques d’inondations dans certaines parties de la Floride ont poussé le secrétaire d’Etat de cet Etat du sud-est du pays à déplacer dix-huit bureaux de vote, quelques minutes avant leur ouverture.
« Dans de nombreux cas, ils vont être intégrés à des bureaux de vote qui, eux, peuvent rester ouverts », explique CNN, qui souligne que ces modifications de dernière minute sont légales, car motivées par un cas d’urgence.
Le site d’information rappelle que le gouverneur républicain, Ron DeSantis, qui ne peut pas se représenter, a déclaré un état d’urgence, hier, dans sept comtés.
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13:00 Pour approfondir
Midterms 2026 : le Texas, l’un des Etats les plus conservateurs des Etats-Unis, au bord d’un basculement historique
Par Jessica Gourdon
Il n’y a pas plus texan que le Stubb’s, un bar à concerts dans le centre d’Austin qui sert des burgers, des bières et de grands plateaux de poitrine de bœuf fumée. C’est là que James Talarico, le candidat démocrate au Sénat, et Gina Hinojosa, qui brigue le poste de gouverneur du Texas, ont choisi, lundi 2 novembre, de clore leur campagne électorale. Tous deux espèrent, lors des élections de mi-mandat organisées mardi 3 novembre, ravir ces postes à des républicains : un pari fou dans cet Etat très conservateur qui a voté pour Donald Trump avec 14 points d’avance lors de la dernière élection présidentielle, en 2024.
12:41 Vos questions
Bonjour,
C’est une question qui revient beaucoup. En effet, une victoire démocrate au Congrès pourrait ouvrir la voie à une nouvelle procédure d’impeachment contre Donald Trump, mais pas nécessairement à sa destitution.
La procédure de mise en accusation (Impeachment Process) est inscrite dans l’article 2 de la Constitution américaine, comme nous l’avions expliqué dans cet article, en 2019, quand cette procédure avait été lancée pour la première fois contre Donald Trump. Elle permet de juger et de destituer un président qui se serait rendu coupable de trahison, de corruption ou de « crimes et délits majeurs », notion qui n’est pas définie précisément.
C’est à la Chambre des représentants d’engager le processus, par une enquête confiée à son comité judiciaire. A l’issue de ses recherches, le comité soumet une résolution à la Chambre des représentants et la motion d’impeachment est alors adoptée ou rejetée. Si une majorité simple estime que les preuves sont suffisantes pour engager une procédure et vote pour l’adoption, un procès est alors ouvert devant le Sénat. En cas de victoire démocrate après les élections de ce 3 novembre, ce scénario est tout à fait plausible.
Mais pour reconnaître le président coupable et le destituer, il faut une majorité aux deux tiers des sénateurs, ce qui impliquerait que plusieurs sénateurs républicains joignent leurs voix à celles des démocrates, ce qui est assez improbable.
Donald Trump a déjà fait l’objet de deux procédures d’impeachment, en 2019 – pour « abus de pouvoir et obstruction » – et en 2021 – pour « incitation à l’insurrection » à la faveur d’un discours ayant précédé l’envahissement du Capitole, le 6 janvier 2021. Aucune n’est allée à son terme.
12:16 En infographies 📈
La situation au Sénat et à la Chambre des représentants après les élections de 2024
12:01 Urgent
Les premiers bureaux de vote ont ouvert
Les bureaux de vote ont ouvert dans plusieurs Etats américains à midi, heure de Paris. Les électeurs peuvent voter en personne dans le Connecticut, l’Indiana, le Kentucky, le Maine, le New Hampshire, le New Jersey, l’Etat de New York et en Virginie.
Il était, par ailleurs, déjà possible d’aller voter dans le Vermont, où certains bureaux ont ouvert à 5 heures (11 heures à Paris), écrit CBS News.
Plus de 58 millions d’Américains ont également déjà voté par anticipation à travers le pays, selon les données collectées par l’Election Lab de l’université de Floride. Il s’agit d’un record pour des midterms.
11:51
Bonjour PHT,
Au-delà du fait qu’effectivement « les événements avec une probabilité de un sur cinq arrivent en moyenne une fois sur cinq », vous abordez une question légitime. Ce matin, nous rapportions le résumé d’Axios, qui mentionnait la possibilité d’une « vague bleue » qui se transformerait en « tsunami ».
Si certains républicains accusent les sondeurs d’essayer de « créer l’illusion d’une vague bleue », de nombreux autres également se sont dits véritablement inquiets ces dernières semaines.
Mais dans son article, Axios relayait aussi les avertissements des spécialistes des sondages du New York Times et du Washington Post : « Même les sondeurs qui prédisent une victoire écrasante des démocrates sont hantés par la possibilité qu’ils continuent de passer à côté des électeurs de [Donald] Trump. »
Comme nous l’expliquions hier, les avances démocrates sont inférieures à 2 points dans plusieurs Etats décisifs, et les sondages sont moins nombreux que lors des précédentes élections. Résultat, une erreur d’un peu plus de 2 points dans certaines courses – ce qui est tout à fait possible – suffirait à produire un Sénat partagé à parts égales, que les républicains conserveraient grâce à la voix prépondérante du vice-président, J. D. Vance, qui est aussi le président du Sénat. Avec 4 points d’écart supplémentaires en leur faveur, les républicains pourraient atteindre 54 sièges. A l’inverse, si les sondages sous-estiment les démocrates comme en 2022, ceux-ci pourraient remporter 55 sièges.
Si le sujet vous intéresse vraiment, nous vous conseillons la lecture de cet article paru en 2024, qui expliquait pourquoi les sondeurs avaient une nouvelle fois peiné à mesurer le vote pour Donald Trump.
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Plus de 58 millions d’Américains ont déjà voté
Plus de 58,67 millions d’Américains ont voté par anticipation, selon les données collectées par l’Election Lab de l’université de Floride, un record pour des midterms. Il y a quatre ans, ce chiffre était de 45,92 millions, et la hausse est donc de quelque 28 %.
Dans les Etats qui communiquent des informations sur l’affiliation politique des électeurs, environ 12,5 millions de démocrates, 9,1 millions de républicains et 7,4 millions d’indépendants ont déjà voté. Ces chiffres ne précisent cependant pas pour quels candidats ces suffrages ont été exprimés.
CNN note cependant que dans six des sept Etats à suivre tout particulièrement (Alaska, Caroline du Nord, Iowa, Maine, Nebraska, Ohio et Pennsylvanie) et qui communiquent des données sur l’affiliation partisane des électeurs, on constate « une hausse notable de la part des votes d’électeurs enregistrés comme démocrates, par rapport à la même période en 2024 ». La chaîne américaine rappelle néanmoins que « depuis plusieurs cycles électoraux, les républicains privilégient le vote le jour du scrutin ».
11:09 Vos questions
Bonjour,
Vous êtes (très) nombreuses et nombreux à nous poser cette question. Nous y avons déjà répondu plus tôt ce matin, mais voici ce que l’on peut vous dire :
Il faudra probablement plusieurs jours pour connaître avec certitude la composition des deux chambres du Congrès. Les premières tendances seront disponibles dans la nuit, heure de Paris. Si les résultats sont suffisamment nets, on pourrait connaître dès demain le parti majoritaire à la Chambre des représentants et au Sénat.
En 2022, il avait fallu quatre jours pour connaître la majorité au Sénat, acquise aux démocrates le 12 novembre, et huit jours pour celle de la Chambre des représentants, remportée par les républicains le 16 novembre.
Cette année, certaines courses serrées pourraient également retarder les résultats, notamment dans le Maine et en Alaska, où le vote préférentiel pourrait aussi prolonger l’attente : si aucun candidat ne dépasse 50 % des voix, plusieurs étapes de redistribution des suffrages peuvent être nécessaires pour départager les candidats.
10:52 Ce que nous lisons
Une victoire démocrate aux midterms ne garantirait pas un répit à l’Europe
Les Européens interrogés penchent nettement pour les démocrates : 58 % souhaitent leur victoire aux élections de mi-mandat, 18 % souhaitent un succès républicain et 24 % ne privilégient aucun camp, selon une enquête Polling Europe. Réalisée en ligne auprès de 5 067 adultes dans les 27 pays de l’Union européenne du 21 au 30 septembre, elle mesure des préférences et non des pronostics.
Mais une victoire démocrate au Congrès n’apporterait pas nécessairement de soulagement immédiat à l’Europe, souligne Jamie Dettmer dans une analyse publiée par Politico. Entravé sur le plan intérieur et confronté à des enquêtes parlementaires, Donald Trump pourrait se concentrer davantage sur la politique étrangère et commerciale, où il conserve une importante marge de manœuvre.
L’ancien diplomate allemand Wolfgang Ischinger redoute davantage de tensions et d’exigences envers les Européens, auxquels il conseille d’éviter tout triomphalisme. L’ancien ambassadeur américain auprès de l’OTAN Kurt Volker souligne qu’une majorité démocrate serait plus favorable à l’Ukraine et à l’Alliance, sans pouvoir dicter la conduite du président. Il anticipe notamment des bras de fer sur l’utilisation des crédits votés par le Congrès.
Un revers républicain pourrait certes encourager les libéraux et les centristes européens, estime Nathalie Tocci, ancienne conseillère de responsables de la diplomatie européenne. Mais, pour Bronwen Maddox, directrice du groupe de réflexion Chatham House, il n’effacerait pas une évolution plus profonde : le recentrage des Etats-Unis sur leurs priorités intérieures.
10:32
Dans le Michigan, l’ancienne candidate à la primaire démocrate explique pourquoi elle a choisi de soutenir le candidat républicain au Sénat
Haley Stevens, l’ancienne candidate à la primaire démocrate pour le poste de sénateur du Michigan, a expliqué, dans un long post sur X, pourquoi elle a lâché son camp et apporté son soutien au républicain Mike Rogers, à deux jours de l’élection.
« Une fois arrivée à la conclusion qu’Abdul El-Sayed n’est pas apte à siéger au Sénat des Etats-Unis, j’ai dû me demander qui, en revanche, en serait capable », a écrit celle qui est élue à la Chambre des représentants. « Apporter son soutien à un républicain n’est pas une mince affaire. Mike Rogers et moi sommes en désaccord sur bien des points. Mais le Michigan doit élire un sénateur, et il n’existe pas de choix neutre qui me dédouane de toute responsabilité », affirme-t-elle.
Pour expliquer son choix, elle met en avant la diffusion de certaines publicités électorales venant de groupes soutenant Abdul El-Sayed (et non directement de la campagne), le fait d’avoir été écartée de sa campagne et les apparitions du candidat démocrate en compagnie du streameur Hasan Piker.
Haley Stevens a également critiqué les nombreuses remarques sur le fait que sa décision ait pu être influencée par son fiancé, un soutien public de Mike Rogers. « C’est du sexisme déguisé en analyse politique », écrit-elle, affirmant que « la loyauté envers un parti ne devrait jamais exiger que l’on renonce à ses valeurs ou à son propre jugement », mais qu’elle croit « toujours en la promesse du Parti démocrate ».
Ce soutien de la représentante démocrate au candidat républicain a provoqué des démissions dans son équipe et la colère de son parti, à deux jours du scrutin.
10:15
Bonjour Dormeur,
Une juge fédérale a rejeté, dimanche, un recours préventif de l’administration Trump visant à empêcher la certification d’une éventuelle défaite du sénateur républicain Dan S. Sullivan en Alaska. Le ministère de la justice invoquait un risque de confusion avec un candidat homonyme, Daniel J. Sullivan, recruté par un consultant lié à la campagne de la démocrate Mary Peltola pour prendre des voix au sortant, selon une enquête du New York Times publiée la semaine dernière.
De son côté, Dan Sullivan a assuré, dimanche sur CNN, qu’il accepterait le résultat de l’élection sénatoriale, même en cas de défaite face à Mary Peltola. Vendredi, le gouverneur de l’Alaska, le républicain Mike Dunleavy, avait refusé de s’engager à certifier les résultats de l’élection sénatoriale en cas de victoire de la candidate démocrate.
Selon la dernière vague du sondage du New York Times, réalisée en partie avant les révélations du quotidien new-yorkais, Mary Peltola a perdu un peu d’avance, mais restait en tête, avec 2 points d’avance dans ce bastion conservateur.
Dans la longue file d’électeurs venus voter en avance hier à Anchorage, la plus grande ville d’Alaska, tout le monde était bien au courant du parfum de scandale entourant le scrutin, rapporte l’Agence France-Presse, dans un reportage publié cette nuit. Mais bien peu semblaient se soucier de ces révélations, écrit l’agence de presse.
Le contexte
Ce live a également été animé par Grégor Brandy et Emile Drousie (service Photo).
Le Monde tient un direct consacré aux midterms, les élections de mi-mandat aux Etats-Unis, alors que de nombreux sondages annoncent « une vague bleue » et la reprise en main du Congrès par le Parti démocrate.
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Notre live de la semaine précédente est accessible grâce à ce lien.
Source: Le Monde · Luc Vinogradoff et Ramzy Bensaadi (service Photo)
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