Près de 160 millions d’électeurs sont appelés aux urnes, dimanche, dans le plus grand pays d’Amérique latine. Le président sortant, Luiz Inacio Lula da Silva, de gauche, et le candidat d’extrême droite, Flavio Bolsonaro, s’affrontent au second tour de l’élection présidentielle brésilienne.

Live animé par Louise Vallée, Arthur Cocho et Dorian Jullien

Des partisans du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, à Rio de Janeiro (Brésil), le 25 octobre 2026. - MAURO PIMENTEL/AFP
Des partisans du président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva, à Rio de Janeiro (Brésil), le 25 octobre 2026. MAURO PIMENTEL/AFP

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16:31 Vos questions

Bonjour tout le monde,

Vous êtes nombreux à nous poser cette question.

Les bureaux de vote ferment à 21 heures, heure de Paris (17 heures, heure de Brasilia) et, le président du tribunal supérieur électoral brésilien, Kassio Nunes Marques, estime que le vainqueur de l’élection sera connu entre 00 h 30 et 1 heure (entre 20 h 30 et 21 heures, heure de Brasilia). Sans être une certitude, « c’est ce qui se produit pratiquement à chaque élection », a-t-il affirmé.

15:45 L’essentiel

Qui sont les deux candidats, Lula et Flavio Bolsonaro ?

D’un côté, Luiz Inacio Lula da Silva, président sortant de gauche :

  • Il fêtera ses 81 ans la semaine prochaine et mène sa dernière bataille. Il espère arracher un retournement après son revers du premier tour, où il est arrivé en deuxième place avec 45 % des voix contre 47 % pour son rival.
  • Briguant un quatrième mandat non successif, il s’est posé en défenseur de la démocratie et en rempart contre les Etats-Unis et leurs pressions commerciales et diplomatiques.
  • Les électeurs doivent « choisir un pays où le drapeau est respecté », a-t-il dit d’une voix très fatiguée après avoir voté, accusant son rival de vouloir « gouverner avec le drapeau américain ».
  • Durant le troisième mandat, le chômage a connu une baisse historique et l’inflation a été relativement maîtrisée. Mais les électeurs se plaignent du coût de la vie et sont exaspérés par la violence.

De l’autre, le candidat d’extrême droite, Flavio Bolsonaro :

  • L’homme de 45 ans veut un rapprochement avec les Etats-Unis. Il promet aussi de durcir la lutte contre la criminalité et de tailler dans les dépenses publiques.
  • Il est le fils de Jair Bolsonaro, allié de Donald Trump et ancien président du Brésil (2019-2023), condamné à une peine de vingt-sept ans de prison purgée en résidence surveillée pour avoir cherché à s’accrocher au pouvoir après sa réélection manquée en 2022.
  • Flavio Bolsonaro s’est présenté comme « plus modéré » que son père, tout en revendiquant son héritage. Il a annoncé que, s’il est élu, son premier geste sera de le libérer. Sous la présidence de son père, la destruction de la forêt amazonienne s’était accélérée. Au contraire, sous Lula, le déboisement dans la plus grande forêt tropicale du monde a atteint son niveau le plus bas en quatre décennies.

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15:38 En photos

15:21 Sur le terrain

Dans le centre historique de Sao Paulo, le rouge du Parti des travailleurs l’emporte : « Lorsque Jair Bolsonaro était au pouvoir, j’ai été persécutée à l’école »

Place Franklin-Roosevelt, dans le centre historique de São Paulo, le rouge, la couleur du Parti des travailleurs (gauche) l’emporte largement. On vient voter avec un autocollant de Lula collé sur le cœur, à l’image de Claudiana Gois dos Santos, une institutrice. « J’ai, comme les sondages, 50 % d’espérance et 50 % d’appréhension. Lorsque Jair Bolsonaro [2019-2023] était au pouvoir, j’ai été persécutée à l’école. A l’époque j’étudiais, ma bourse n’a pas été revalorisée et le système de santé public était en plein délabrement. C’était épouvantable de vivre avec le démantèlement du ministère de la culture et du ministère du travail, sur fond de montée de la violence », raconte-t-elle les larmes aux yeux.

Claudiana Gois, à Sao Paulo, le 25 octobre 2026.
Claudiana Gois, à Sao Paulo, le 25 octobre 2026.
Des partisans du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, attendent son arrivée, à Sao Bernardo do Campo, le 25 octobre 2026.
Des partisans du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, attendent son arrivée, à Sao Bernardo do Campo, le 25 octobre 2026.

M. Tupinamba est l’un des rares à porter un tee-shirt jaune et vert avec le visage de Flavio Bolsonaro. « Je suis de droite, pas un extrémiste bolsonariste, mais c’est Flavio qui représente la droite dans cette élection. Il est bien plus équilibré que son père, Jair, il est plus ouvert au dialogue. » Ce retraité du marché financier apprécie chez le candidat d’extrême droite « son programme de réduction des impôts, des dépenses publiques, et l’investissement qu’il promet dans la sécurité. » Selon lui, la démocratie n’est pas en danger avec le retour des Bolsonaro au pouvoir et il ne croit pas que Jair Bolsonaro a mené une tentative de coup d’Etat en janvier 2019 : « Un coup d’Etat avec des gens qui tiennent une bible à la main ? C’était une blague, un coup d’Etat, cela implique des chars dans la rue. »

Anne Vigna (Brésil, correspondante)

14:40

A Sao Bernardo do Campo, après avoir voté, Lula appelle les Brésiliens à défendre le drapeau national

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, candidat à sa réélection, après avoir voté, à Sao Bernardo do Campo, le 25 octobre 2026.
Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, candidat à sa réélection, après avoir voté, à Sao Bernardo do Campo, le 25 octobre 2026.

Lors du second tour, les électeurs ont le choix entre défendre le drapeau national ou celui des Etats-Unis, a déclaré le président de gauche, Lula, après avoir voté. Les Brésiliens doivent « choisir un pays où le drapeau est respecté », a-t-il dit d’une voix fatiguée dans son fief de Sao Bernardo do Campo, près de Sao Paulo. Il a accusé son rival conservateur, Flavio Bolsonaro, de vouloir « gouverner avec le drapeau américain ».

Sur Le Monde aujourd’hui

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14:34 Vos questions

Bonjour Lucas,

Le vote obligatoire, instauré en 1932 au Brésil, a, en effet, été renforcé en 1988 dans la nouvelle Constitution brésilienne, encore en vigueur actuellement. Concrètement, la Constitution oblige tout citoyen brésilien, entre 18 et 70 ans, à voter pour l’ensemble des élections, quelle qu’en soit l’échelle (locale ou nationale). Les expatriés brésiliens ne bénéficient d’aucune dispense pour les élections nationales.

En revanche, les Brésiliens ayant entre 16 et 18 ans (le vote au Brésil étant permis à partir de 16 ans), ainsi que ceux âgés de plus de 70 ans, les soldats et les illettrés, quel que soit leur âge, n’ont, eux, aucune obligation de vote.

Un électeur vote lors du second tour de l’élection présidentielle, à São Paulo, le 25 octobre 2026.
Un électeur vote lors du second tour de l’élection présidentielle, à São Paulo, le 25 octobre 2026.

Au-delà de ces exceptions, il reste possible pour les électeurs de s’abstenir, s’ils parviennent à le justifier auprès du tribunal régional électoral (TRE) dans un délai de soixante jours. Le taux d’abstention connu au lendemain des élections mélange des abstentionnistes volontaires et des abstentionnistes qui ont eu une réelle impossibilité de se déplacer. Si le TRE juge leur excuse invalide, ou s’ils n’ont pas fait cette démarche de justification à temps, ils peuvent être assujettis à deux types de sanctions, l’une monétaire, l’autre administrative.

La sanction monétaire est la plus légère : les abstentionnistes doivent généralement payer une amende équivalant à deux euros. La sanction administrative est, elle, plus lourde. Si une personne n’a pas voté à trois élections consécutives (chacun des tours d’une élection compte pour un) et qu’elle n’a pas pu justifier son absence, elle se voit retirer sa carte électorale. Or, sans carte électorale, les Brésiliens ne peuvent pas passer d’examen pour devenir fonctionnaires, recevoir d’argent de l’Etat, obtenir un passeport ou encore un crédit dans une banque étatique.

14:28

La mobilisation des abstentionnistes, un enjeu décisif du second tour

Le premier tour de l’élection présidentielle a été marquée par le taux d’abstention le plus élevé depuis 1998, traduisant une lassitude de la population à l’égard de Lula et de Flavio Bolsonaro. Au total, 21,08 % des électeurs ne se sont pas rendus aux urnes, soit environ 33,4 millions de personnes – principalement celles pour qui le vote est facultatif (les 16-17 ans et les plus de 70 ans), ainsi que les plus précaires, qui éprouvent des difficultés à se rendre aux bureaux de vote. Flavio Bolsonaro n’ayant devancé Lula que de 2,5 millions de votes, la mobilisation des abstentionnistes sera un enjeu décisif du second tour.

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13:52 Vos questions

Bonjour,

Selon un sondage de l’institut Datafolha publié le 24 octobre, le candidat d’extrême droite, Flavio Bolsonaro, est crédité de 51 % des intentions de vote du second tour, contre 49 % pour le président de gauche, Lula. Un écart qui reste dans la marge d’erreur pour cette élection particulièrement serrée.

13:29 Vos questions

Bonjour Louis,

On connaît déjà la composition de la nouvelle assemblée brésilienne, puisque les sénateurs sont élus au scrutin majoritaire à un tour. Au Sénat, la gauche a perdu de l’influence. Le Parti libéral (PL) de Flavio Bolsonaro a remporté à lui seul, le 4 octobre, 19 sièges au Sénat sur les 54 qui étaient à pourvoir, et en compte 28 sur 81 au total. Avec ses alliés, son groupe formé détiendra la majorité à la Chambre haute, avec 43 des 81 sénateurs en 2027, selon un décompte du journal O Globo.

Le Parti des travailleurs a élu six sénateurs, uniquement dans la région nord-est, son bastion traditionnel. A Sao Paulo, les anciennes ministres du gouvernement Lula – Marina Silva pour l’écologie et Simone Tebet pour la planification – ont largement perdu face au PL. Michelle Bolsonaro, épouse de l’ex-président, dans le district fédéral, et Carlos, son deuxième fils, dans l’Etat de Santa Catarina, ont aussi été élus haut la main.

Avec cette victoire, l’extrême droite dispose du plus grand groupe parlementaire et de la possibilité d’élire le président de la Chambre haute, qui devrait revenir au sénateur Rogerio Marinho, coordinateur de la campagne de Flavio Bolsonaro.

Dans les assemblées législatives locales, les élections des 27 gouverneurs ont aussi montré une nette tendance à droite sur l’échiquier politique, même si certaines de ces élections devront encore être tranchés au second tour. Sur les 20 gouverneurs élus au premier tour, un record pour ces élections, 12 appartiennent au camp bolsonariste et 7 à celui de la gauche. A Sao Paulo, capitale économique du pays, le gouverneur en exercice, Tarcisio de Freitas, ancien ministre de Jair Bolsonaro, a été réélu sans surprise avec 62,6 % des voix, contre 36,4 % pour Fernando Haddad, ex-ministre des finances de Lula. A Rio de Janeiro, le favori de la course et allié du président sortant, Eduardo Paes, est finalement arrivé sept points derrière son concurrent du PL, Douglas Ruas, en bonne position pour remporter le deuxième tour ce dimanche.

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13:25 En photos

📷 Lors de la dernière journée de campagne pour Flavio Bolsonaro, samedi

Flavio Bolsonaro, lors d’un rassemblement à Belo Horizonte, le 24 octobre 2026.
Flavio Bolsonaro, lors d’un rassemblement à Belo Horizonte, le 24 octobre 2026.
Le jour du dernier meeting de campagne de Flavio Bolsonaro, à Rio de Janeiro, le 24 octobre 2026.
Des partisans du candidat Flavio Bolsonaro, à Rio de Janeiro, le 24 octobre 2026.
Un meeting électoral de Flavio Bolsonaro, dans le quartier de Barra da Tijuca, à Rio de Janeiro, le 24 octobre 2026.

13:16 Pour approfondir

Le parcours politique de Flavio Bolsonaro jalonné de soupçons de corruption

Au Brésil, les scandales n’ont pas contrarié l’ascension politique de Flavio Bolsonaro

Par Anne-Dominique Correa, Anne Vigna

Jamais Flavio Bolsonaro n’avait imaginé se retrouver si près du palais présidentiel du Planalto. Dimanche 4 octobre, après avoir recueilli 47,03 % des voix au premier tour de la présidentielle contre 45,16 % pour le sortant, Lula, le fils aîné de l’ex-président (2019-2023) d’extrême droite, Jair Bolsonaro, semblait lui-même surpris par son score. « Je suis très satisfait parce que beaucoup d’instituts de sondage nous donnaient perdants », a-t-il confié, aux côtés de sa femme, Fernanda, à la presse devant sa luxueuse résidence de Brasilia. Sous la lumière des caméras, la ressemblance avec son père saute aux yeux : mêmes sourcils épais au-dessus des yeux gris, même mâchoire carrée, mêmes cheveux drus coiffés sur le côté.

13:08

Meta accusé par le camp du président Lula d’« ingérence » électorale en faveur de son opposant d’extrême droite pendant l’entre-deux-tours

Comptes suspendus, impossibilité de promouvoir des publications sur Instagram et refus de l’outil d’intelligence artificielle de WhatsApp de générer des contenus favorables au président de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva… A l’approche du second tour, des restrictions touchant les contenus de la campagne du président sortant, Lula, sur les réseaux sociaux du groupe Meta ont suscité l’indignation de la gauche, qui tente de rattraper son retard face à Flavio Bolsonaro.

La maison mère de WhatsApp, de Facebook et d’Instagram a été accusée par le camp présidentiel de favoriser son adversaire par une « manipulation algorithmique ». « La succession de problèmes techniques inexpliqués par l’entreprise soulève de forts soupçons que les agissements de Meta constituent une tentative d’ingérence dans le processus électoral brésilien, au profit de la candidature de Flavio Bolsonaro », a dénoncé l’équipe de campagne du président dans un communiqué publié le 10 octobre, annonçant avoir saisi le Tribunal supérieur électoral.

Dans un communiqué publié vendredi 16 octobre, Meta a attribué certaines des anomalies à des « failles techniques » survenues à l’échelle mondiale. « Meta ne prend parti ni dans cette élection ni dans aucune autre, et les accusations selon lesquelles nous favoriserions un candidat ou un groupe politique, ou interviendrions en sa faveur, sont fausses et infondées », a assuré le géant américain. Mais ces explications suscitent des doutes.

Retrouvez plus d’informations sur ces accusations d’« ingérence » électorale dans l’article ci-dessous :

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12:59

« Le Brésil ne peut supporter quatre années de plus dans cet état », déclare Flavio Bolsonaro après avoir voté

« L’heure du véritable changement est arrivée » au Brésil, a déclaré le candidat d’extrême droite, Flavio Bolsonaro, après avoir voté dans une école municipale de Vila Isabel, dans la zone nord de Rio de Janeiro, accompagné de sa mère et du gouverneur Douglas Ruas. « Le Brésil ne peut supporter quatre années de plus dans cet état, la vie de tout le monde a empiré », a dit le sénateur de 45 ans.

Le candidat à la présidence Flavio Bolsonaro, arrive pour voter, à Rio de Janeiro, le 25 octobre 2026.

Selon les médias brésiliens, le candidat a été acclamé par une vingtaine de partisans à son arrivée, tandis qu’un autre groupe, composé d’employés d’un magasin situé dans la rue de son bureau de vote, a scandé « Lula ! », le nom de son rival, qui brigue un quatrième mandat non consécutif.

12:52 L’essentiel

Ce qu’il faut savoir sur le second tour de l’élection présidentielle au Brésil, où Luiz Inacio Lula da Silva et Flavio Bolsonaro sont au coude-à-coude

  • Les Brésiliens ont commencé à voter, dimanche, pour un choix crucial : accorder quatre années supplémentaires au président sortant de gauche, Luiz Inacio Lula da Silva, ou rappeler au pouvoir l’extrême droite avec le sénateur Flavio Bolsonaro, fils de l’ancien président Jair Bolsonaro (2019-2023).
  • Au premier tour, le 4 octobre, Flavio Bolsonaro était arrivé en tête avec 47 % des voix contre 45 % pour Lula, et son camp avait réalisé une percée inédite au Congrès – après les législatives qui se sont tenues le même jour –, provoquant un électrochoc à gauche.
  • Au total, près de 160 millions d’électeurs sont appelés aux urnes dimanche. Les bureaux fermeront à 17 heures (21 heures à Paris) et les résultats issus des urnes électroniques sont attendus dans les heures qui suivent. Selon un sondage de l’institut Datafolha publié le 24 octobre, Flavio Bolsonaro est crédité de 51 % des intentions de vote du second tour, contre 49 % pour Lula. Un écart dans la marge d’erreur.
  • D’un côté, Lula incarne la poursuite des avancées sociales, de la protection de l’environnement, de la défense des institutions démocratiques, de la souveraineté nationale et du multilatéralisme. De l’autre, Flavio Bolsonaro, défend une politique sécuritaire répressive, un programme économique ultralibéral et un alignement sur l’administration de Donald Trump.
  • Dans cet entre-deux-tours tendu, tant les deux candidats sont au coude-à-coude, Lula a annoncé une série de mesures destinées à la classe moyenne, comme la gratuité dans les transports le week-end et les jours fériés, ou l’effacement de 12,6 milliards de reais (2,22 milliards d’euros) de dettes contractées par des microentrepreneurs.
  • Tout en revendiquant son héritage, le fils Bolsonaro s’est présenté comme « plus modéré » que son père, qui purge en résidence surveillée une peine de vingt-sept ans de prison, pour avoir cherché à s’accrocher au pouvoir après sa réélection manquée en 2022. Il a promis que, s’il était élu, son premier geste serait de le libérer.

12:34

📷 Les dernières images de la campagne de Lula à la veille du second tour

Le président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, lors d’un meeting de clôture de campagne, à Sao Paulo, le 24 octobre 2026.
Sous un immense drapeau brésilien, un de campagne du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, le 24 octobre 2026.
Un meeting de campagne du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, sur la plage de Copacabana, à Rio de Janeiro, le 24 octobre 2026.
Lors d’un rassemblement en faveur de la réélection du président brésilien, Luiz Inacio Lula da Silva, à Brasilia, le 24 octobre 2026.

12:34 À retenir

Les mesures des dernières semaines pour combler le retard de Lula

Mesures sociales en rafale, offensive sur les réseaux sociaux, manifestations massives : après le revers du premier tour de la présidentielle, la gauche brésilienne espère encore faire réélire le président Lula face à une droite en position de force. Le vétéran progressiste, qui brigue un quatrième mandat non consécutif à bientôt 81 ans, tente notamment de convaincre les quelque 20 % d’abstentionnistes du premier tour pour renverser la tendance.

  • Le Parlement a adopté le 14 octobre une réforme constitutionnelle qui réduit le temps de travail, avec deux jours de repos hebdomadaires au lieu d’un. La mesure va toucher 14 millions de Brésiliens. Une victoire pour Lula, ancien leader syndicaliste qui portait depuis des mois ce projet de réforme, finalement adopté à dix jours du second tour.
  • Le chef de l’Etat sortant a également annoncé une remise de dettes pour les microentrepreneurs, un fonds de bourses universitaires et une suspension de taxes sur le carburant.
  • Il a également promis la gratuité des transports en commun le week-end. Avant le premier tour, il avait déjà revalorisé des allocations sociales. Des mesures qu’il va falloir financer sur le long terme, dans un pays où la dette publique dépasse 80 % du PIB.

12:28 Pour approfondir

En retard sur le candidat d’extrême droite à l’issue du premier tour de la présidentielle, le 4 octobre, le président a depuis bénéficié de la mobilisation massive de ses partisans. Et a pris quelques mesures de dernière minute pour tenter de remporter un quatrième mandat à l’issue du second tour, dimanche.

12:25

Ouverture des bureaux de vote pour le second tour

Les Brésiliens ont commencé à voter, dimanche vers 8 heures (12 heures à Paris), pour le second tour de l’élection présidentielle opposant le président sortant de gauche Lula et le sénateur conservateur Flavio Bolsonaro, ont constaté des journalistes de l’Agence France-Presse sur place. Au total, près de 160 millions d’électeurs sont appelés aux urnes. Les bureaux fermeront à 17 heures (21 heures à Paris) et les résultats issus des urnes électroniques sont attendus dans les heures qui suivent.

12:25

Bonjour et bienvenue dans ce direct consacré à l’élection présidentielle au Brésil

Le président, Luiz Inacio Lula da Silva, et Flavio Bolsonaro (Parti libéral, PL, extrême droite), le fils de l’ancien président, Jair Bolsonaro (2019-2023), s’affrontent, dimanche 25 octobre, pour le second tour de l’élection présidentielle. Dimanche 4 octobre, Flavio Bolsonaro est arrivé en tête du premier tour avec 47,03 % des voix, contre 45,16 % pour son adversaire de gauche.

Le contexte

Source: Le Monde · Louise Vallée, Arthur Cocho et Dorian Jullien

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