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Dans le pays, près de 9 % des résidences principales sont toujours chauffées au fioul, dont le prix a flambé en un an. Dans le sillage d’une tournée de livraison des maisons du Bas-Rhin, les clients confient leurs appréhensions.
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Retrouvez ici tous les articles de notre série « A l’euro près » sur la crise du pouvoir d’achat historique que traversent les Français.
Les calendriers pour l’année à venir, c’est cadeau. Ces temps-ci, la petite société Ludwiller Energies en laisse un à chaque client, après livraison de fioul domestique. « Nous arrivons avant le calendrier des pompiers, avant tout le monde », sourit Florian Schuzger, responsable d’agence à Erstein (Bas-Rhin), à une vingtaine de kilomètres de Strasbourg. En cette matinée d’octobre, sa voiture suit le camion de 19 tonnes faisant la tournée des villages et des maisons du canton. La tournée des douloureuses, pour ainsi dire. Car le fioul domestique est loin d’être donné, lui. Les factures annuelles pour chauffer les maisons encore concernées par ce dérivé de pétrole pèsent de plus en plus lourd dans le budget des foyers.
C’est désormais « pratiquement » l’équivalent d’un mois de salaire dans le cas d’Anne Schecklé, aide-soignante de 60 ans. En l’occurrence, un peu plus de 2 460 euros pour 1 200 litres de fioul. Soit 2,06 euros le litre, deux fois plus que celui payé en mai 2025. La jeune grand-mère explique pourtant n’habiter que dans une quarantaine de mètres carrés, à l’étage de l’ancienne boulangerie familiale, dans le village de Nordhouse. « Je ne suis pas grippe-sou, mais je fais déjà attention, je ne passe pas dix heures sous la douche. »
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Source: Le Monde · Adrien Pécout
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