Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

« Quiconque choisit de rester dans une foule » commettant des violences et pillages au sein de l’espace public ou « dissimulant son identité » devra payer une amende de plus de 500 euros, dispose le nouveau texte législatif, selon Edi Rama.

Des manifestants brûlent des coussins de chaise, offerts par le cabinet du premier ministre albanais, Edi Rama, en guise d’invitation au dialogue avec les étudiants, devant le siège du gouvernement, à Tirana, le 24 octobre 2026.

Le premier ministre albanais, Edi Rama, entend durcir dans les prochains jours la législation encadrant les manifestations en s’inspirant du « modèle français casseur-payeur », alors que les rassemblements demandant sa démission et émaillés de dégradations s’enchaînent.

« Quiconque choisit de rester dans une foule » commettant des violences et pillages au sein de l’espace public ou « dissimulant son identité » devra payer une amende de plus de 500 euros, a-t-il déclaré, dans une allocution vidéo, retransmise en direct, dimanche 25 octobre, sur les réseaux sociaux. Cela s’appliquerait à toute sorte de rassemblements « lorsqu’ils entraînent des dommages matériels ».

Selon ce projet de texte, la police sera également autorisée à « restreindre les rassemblements jusqu’à soixante-douze heures » dans certains périmètres, « en cas de risque imminent de violence », a ajouté le dirigeant socialiste, au pouvoir depuis 2013.

Place Skanderbeg, lors d’une manifestation antigouvernementale étudiante, à Tirana, le 24 octobre 2026.
Un canon à eau arrose une manifestante, lors d’une manifestation antigouvernementale d’étudiants à Tirana, le 24 octobre 2026.

Ce texte, qui sera présenté la semaine prochaine, prévoit, par ailleurs, une « indemnisation immédiate des petites entreprises » et une « suspension » ou révocation de ceux qui « encouragent, organisent ou coordonnent la participation d’élèves mineurs à des rassemblements ».

Des manifestations depuis mai

Des enseignants ont apporté leur soutien aux revendications portées par des lycéens, dans le cadre du mouvement de contestation pacifique contre le gouvernement en cours depuis mai, dans ce pays des Balkans.

Depuis la mi-octobre à Tirana, la capitale, des manifestants ont régulièrement défié la police et attaqué des bâtiments officiels, en marge de rassemblements contre la corruption et pour de meilleures conditions d’études. Edi Rama dénonce, lui, des ingérences extérieures.

Lors d’une manifestation antigouvernementale étudiante, à Tirana, le 24 octobre 2026.

« Quiconque exige ma démission se trompe en pensant qu’elle peut être imposée par la force ou sous quelque forme que ce soit, mais je ne pense pas que tout ce qu’ils disent et exigent soit faux », a-t-il, par ailleurs, déclaré dimanche.

La veille, lors de la dernière manifestation, 23 personnes ont été arrêtées, selon la police. Treize autres font l’objet de poursuites judiciaires et 30 sont « recherchées ».

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

At a glance

Topic
Politics
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira