Par Carl Meeus, pour Le Figaro Magazine
Publié le 05/11/2026 à 14h00
CHRONIQUE - Petites phrases et coulisses de la semaine politique.
Édouard Philippe n’a jamais été le favori de l’Élysée dans la course à la succession d’Emmanuel Macron. Le président, comme un grand nombre de ses conseillers, n’a jamais considéré l’ancien premier ministre comme ayant la capacité d’entraîner les Français dans une campagne présidentielle. Son passage sur TF1 dimanche dernier ne les a pas fait changer d’avis. « C’est Édouard Balladur en mou », a tranché l’un d’eux, pas mécontent de sa trouvaille.
Il est resté pantois quand il a entendu le maire du Havre expliquer qu’« au mois de février, chacun prendra ses responsabilités. Si les Français ont décidément envie de passer à autre chose, eh bien, écoutez, j’en tirerai les conséquences. » Il y a décelé une certaine fébrilité et vu une manière de dire qu’il pouvait tout aussi bien jeter l’éponge ! « Il a acté qu’il était fragile et qu’au fond il n’avait pas tellement envie de cette campagne », en a conclu ce conseiller d’Emmanuel Macron.
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Source: Le Figaro · Carl Meeus
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