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Déclarée en mai, la flambée, due à une souche contre laquelle il n’existe aucun vaccin homologué, a franchi plusieurs frontières, avec des cas en Ouganda, au Kenya et au Nigeria.

Des professionnels de santé congolais, au cimetière de Nyamurongo, dans la ville de Bunia (République démocratique du Congo), le 31 octobre 2026.

L’épidémie d’Ebola en Afrique a fait plus de 5 300 morts, l’immense majorité en République démocratique du Congo (RDC), son épicentre, selon des données de l’agence sanitaire de l’Union africaine (Africa CDC), transmises, lundi 2 novembre, à l’Agence France-Presse.

La flambée épidémique a été officiellement déclarée par la RDC le 15 mai. Détecté tardivement, le virus avait déjà refait surface dans le pays de plus de 100 millions d’habitants plusieurs mois auparavant, s’accordent aujourd’hui à dire les spécialistes.

Ebola, qui se transmet par contact avec les fluides corporels et provoque une grave fièvre hémorragique, a déjà fait plus de 15 000 morts en Afrique au cours des cinquante dernières années. La pire épidémie enregistrée par le passé en RDC avait fait près de 2 300 morts pour 3 500 malades recensés, entre 2018 et 2020.

L’épidémie d’Ebola, qui s’est propagée ailleurs sur le continent africain, a fait un total de 5 376 morts, dont 5 372 en RDC, deux en Ouganda et deux au Kenya. Un total de 10 444 cas ont été signalés, pour un taux de létalité supérieur à 50 %.

Au cours des derniers mois, le virus a plusieurs fois traversé les frontières. En Ouganda voisin, 20 cas, dont deux décès, ont été signalés avant que l’épidémie ne soit déclarée éradiquée du territoire en août. Et en octobre, neuf cas, dont deux décès, ont été recensés au Kenya.

Un cas signalé au Nigeria

Ce même mois, un cas d’Ebola a été signalé au Nigeria, pays le plus peuplé d’Afrique. La malade, une Suissesse de 42 ans, épouse d’un employé de l’ambassade suisse à Abuja, avait voyagé en Ouganda avec son mari avant de rentrer au Nigeria.

En RDC, la riposte sanitaire manque de moyens dans les régions reculées infectées, où la présence de groupes armés complique les déplacements. Les soignants et les travailleurs humanitaires se heurtent aussi à la défiance de populations locales, à l’origine de plusieurs incidents au cours des derniers mois.

L’épidémie actuelle est causée par la souche Bundibugyo du virus Ebola, contre laquelle il n’existe aucun vaccin ni traitement homologué à ce jour.

Des premières doses du vaccin Ervebo, dont l’efficacité est prouvée sur la souche Zaïre, la plus fréquemment rencontrée lors des précédentes épidémies, ont été administrées ces dernières semaines en RDC à des volontaires dans le cadre d’un essai clinique.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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