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Un procès hors norme s'ouvre ce lundi 2 novembre à Paris. Treize personnes et trois sociétés sont jugées dans l'affaire des Dubaï Papers : un vaste système présumé d'évasion fiscale qui aurait permis de dissimuler plus de 200 millions d'euros pour le compte de contribuables français.

Une véritable industrie de la fraude fiscale, avec ses dirigeants, ses intermédiaires et ses clients fortunés. Selon les enquêteurs, 322 contribuables français auraient utilisé un réseau de 658 sociétés offshore pour dissimuler leur patrimoine et échapper à l'impôt. Le montant des impôts éludés est estimé à au moins 54 millions d'euros entre 2007 et 2018.

Sociétés-écrans, cartes prépayées et valises de billets

Au cœur du dispositif présumé : Helin International, une société installée aux Émirats arabes unis qui proposait à ses clients des montages financiers complexes. Sociétés-écrans, comptes bancaires à l'étranger, fausses factures... autant de moyens de masquer l'origine et les véritables propriétaires de l'argent. Les fonds pouvaient ensuite être récupérés grâce à des cartes bancaires prépayées, des virements ou des remises d'espèces.

À la tête de ce réseau, selon l'accusation, Henri de Croÿ, un prince belge de 68 ans, spécialiste de la fiscalité internationale. Son frère, Emmanuel, et plusieurs anciens responsables ou intermédiaires d'Helin figurent également parmi les prévenus.

Révélée en septembre 2018 par L'Obs et Radio France, l'affaire a déjà donné lieu à plusieurs condamnations dans des procédures distinctes. Le procès des principaux organisateurs présumés doit se poursuivre jusqu'au 3 décembre.

Source: France 24 · Christophe DANSETTE

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