En provenance de Thaïlande, du cannabis avait été découvert par les douanes dans les bagages d'Ibrahim et Elias à leur atterrissage à Hong-Kong. Ils ont été piégés par de fausses annonces de transport de smartphones.

Radio France

Publié le 04/11/2026 10:15

Temps de lecture : 1min

Un policier thaïlandais accompagné d'un chien renifleur de drogues inspecte des bagages en partance pour l'étranger lors d'une opération de lutte contre les stupéfiants à l'aéroport de Suvarnabhumi, dans la province de Samut Prakan (Thaïlande), le 8 juillet 2026. (RUNGROJ YONGRIT / EPA)

Les deux Français détenus depuis le mois de juillet à Hong Kong, où ils sont soupçonnés de trafic de cannabis, ont été remis en liberté sous caution, a appris mercredi 4 novembre franceinfo auprès de leurs avocats, Romain Pierre Levaire et Monisha Kotwani.

"Nous confirmons qu'Ibrahim et Elias ont obtenu leur liberté sous caution ce jour. Ils sont donc libres de leurs mouvements à Hong Kong", indiquent les deux avocats dans un message adressé à franceinfo. Les deux jeunes hommes avaient été arrêtés lors d'une escale à Hong Kong, alors qu'ils arrivaient de Thaïlande, en possession de valises contenant du cannabis.

Comme une dizaine d'autres Français, dont franceinfo avait recensé les cas à la mi-août, les deux hommes avaient répondu sur le réseau social Snapchat à une proposition de "plan Thaïlande". Le principe : leur séjour dans ce pays d'Asie du Sud-Est était intégralement pris en charge, en échange du transport d'une valise remise par un tiers et présentée comme contenant des téléphones portables. La proposition émanait du gérant d'une société spécialisée dans l'achat et la revente de smartphones. Selon leurs proches, les deux Français ignoraient la nature réelle du contenu des bagages qui leur avaient été confiés.

Cette affaire s'inscrit dans un contexte de multiplication des recrutements de passeurs présumés via les réseaux sociaux. En Thaïlande, depuis le 18 juin, une amende douanière de 30 000 bahts, soit environ 790 euros, par kilo de drogue saisi est systématiquement appliquée. "Le non-paiement de l'amende entraîne une garde à vue et le placement en détention dans l'attente d'un jugement", précise France Diplomatie, le ministère français des Affaires étrangères, sur son site internet.

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Source: Franceinfo · Lauriane Delanoë

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