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Ce prix littéraire créé en 2022 et récompensant chaque année un ouvrage écrit par un journaliste sur un fait d’actualité avec une part de vécu, revient cette année à Elise Blanchard et Arthur Sarradin.
Deux livres d’enquête au long cours, l’un sur une famille talibane, l’autre sur le système concentrationnaire syrien ont reçu ex aequo, vendredi 23 octobre, le prix Frantz di Rippel remis par la ville de Biot (Alpes-Maritimes).
Ce prix littéraire créé en 2022 rend hommage à Stéphane Frantz di Rippel, directeur d’hôtel assassiné en 2011 à Abidjan pour avoir protégé des journalistes, et récompense chaque année un ouvrage écrit par un journaliste sur un fait d’actualité avec une part de vécu.
Dans la maison d’un taliban (Le Cherche Midi), d’Elise Blanchard (collaboratrice régulière au Monde), décrit le quotidien de la famille d’un soldat taliban rencontré en 2022 en Afghanistan, offrant un témoignage loin des stéréotypes. « Ça a été un travail très, très difficile sur plusieurs années, et je suis vraiment très contente que ce genre de prix permette que les histoires de toutes ces femmes puissent être lues », a affirmé l’autrice, en liaison depuis Nairobi, où elle réside.
Hommage à Christophe Gleizes
Dans Le nom des ombres (Seuil), Arthur Sarradin, qui a été l’un des premiers journalistes à assister à l’ouverture des prisons syriennes au moment de la chute de Bachar Al-Assad, retrace la réalité de cet univers concentrationnaire à travers les témoignages glaçants d’anciens détenus ou de petites mains du régime. « Il y a toujours une lutte qui se poursuit en Syrie sur les mots, sur la réhumanisation. Tout le monde n’a pas été sauvé après la libération », a expliqué M. Sarradin à la remise du prix à Biot. Les deux auteurs sont également finalistes pour le prix Albert Londres 2026.
Le jury composé de journalistes a choisi les deux ouvrages parmi une sélection qui comptait aussi Des bourreaux, de Guilherme Ringuenet (Harper Collins), sur la pédocriminalité, Moscou parano, de Paul Gogo (Editions du Rocher), sur la Russie de Vladimir Poutine et FIFA Connection, de Simon Bolle (Flammarion) sur le président de la Fédération internationale de football Gianni Infantino.
Lors de la remise des prix, un hommage a été rendu au journaliste Christophe Gleizes, détenu en Algérie. Les organisateurs lui ont envoyé les livres sélectionnés, mais seuls deux lui ont été remis l’an dernier et aucun cette année.
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
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