"C'est une preuve supplémentaire que la Russie ne veut ni désescalade ni véritable justice", a estimé le président ukrainien au sujet des frappes russes contre un village du sud-est de l'Ukraine.

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Publié le 02/11/2026 19:08 Mis à jour le 02/11/2026 19:13

Temps de lecture : 1min

Un immeuble éventré après un bombardement russe à Zaporijjia, le 21 septembre 2026. (VIRGINIE NGUYEN HOANG / Hans Lucas)

Dix-huit personnes ont été tuées lundi 2 novembre dans plusieurs frappes russes contre un village du sud-est de l'Ukraine, a annoncé le président Volodymyr Zelensky, qualifiant le bombardement d'"absolument horrible". "Depuis ce matin, le village a été atteint à plusieurs reprises par des bombes. Les frappes ont visé une école utilisée pour des raisons humanitaires - la population y recevait de l'aide", a-t-il écrit sur Telegram, avec une vidéo montrant des bâtiments ravagés.

Ces frappes interviennent au lendemain de la fin de la trêve dans la ville d'Olechky pour une opération humanitaire d'évacuation de civils, et font dire au président ukrainien qu'elles anéantissent "tout espoir de progrès vers la paix". "Après l'opération humanitaire à Olechky, il y a eu un moment où on a pu croire que de nouvelles étapes vers un progrès en direction de la paix étaient possibles. Avec ce massacre, la Russie envoie un signal complètement opposé : elle mise sur de nouveaux meurtres", a écrit Volodymyr Zelensky sur les réseaux sociaux. "C'est une preuve supplémentaire que la Russie ne veut ni désescalade ni véritable justice", a-t-il estimé.

Ces frappes sur Komyshuvakha, dans la région de Zaporijjia, interviennent alors que Moscou a repris les combats et les bombardements dans la région voisine de Kherson, après une rare trêve locale négociée pour évacuer la ville d'Olechky, occupée par les Russes. Parmi les victimes figurent "un policier et deux sauveteurs du Service national des situations d'urgence", a déclaré le gouverneur régional, Mykhailo Semikin, sur la messagerie Telegram. "Cinq personnes ont été blessées. Vingt-sept autres sont considérées comme disparues", a-t-il ajouté. Volodymyr Zelensky a dit que le bâtiment bombardé était celui où "chaque semaine, les habitants restés à Komyshuvakha recevaient une aide humanitaire" et que "les Russes ne pouvaient pas l'ignorer".

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Source: Franceinfo · franceinfo avec AFP

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