La gauche française voit dans la déroute électorale de Donald Trump de l'"espoir" et une "leçon" pour 2027 : les leaders des différents partis de gauche en France ont célébré, mercredi 4 novembre, le revers cinglant imposé par les démocrates au Parti républicain et au président américain lors des élections de mi-mandat, en le comparant avec le Rassemblement national, qui a lui rejeté tout parallèle.
La candidate écologiste à la présidentielle, Marine Tondelier, s'est réjouie d'une "défaite historique" du dirigeant républicain après son deuxième mandat "apocalyptique".
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"Mais ce qui vient de se produire aux États-Unis ces dernières années est un avertissement pour la France. Si notre pays porte au pouvoir le RN l'année prochaine, il connaîtra le même destin tragique que les États-Unis", a-t-elle écrit sur X.
Elle a accusé le RN, donné en tête dans les sondages, d'être aussi "fasciste", "corrompu", "climatosceptique" et "incompétent" que Donald Trump. "Les États-Unis ont payé deux fois pour voir. Puisse cette leçon nous servir", a-t-elle ajouté.
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"La victoire de la démocratie et de la décence"
Le candidat social-démocrate, Raphaël Glucksmann, y a lui vu "la victoire de la démocratie et de la décence". "Il n'y a aucune fatalité en politique et ce sursaut démocrate est un message d'espoir pour tous", a-t-il dit.
"L'extrême droite n'est jamais une fatalité", a insisté un de ses soutiens, le sénateur écologiste Yannick Jadot, en exprimant son "soulagement".
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Au-delà des États-Unis, la gauche veut voir un vent favorable à sa famille politique dans les récents résultats électoraux, notamment la réélection de Luiz Inacio Lula da Silva au Brésil.
"Partout dans le monde, c'est la mobilisation populaire qui permet de faire reculer l'extrême droite", s'est satisfait le coordinateur national de La France insoumise, Manuel Bompard. "En France aussi, nous le ferons."
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"Quelques jours après l'éclatante victoire de Lula au Brésil, le recul de Netanyahu, voici la vague démocrate aux États-Unis", s'est enthousiasmé le premier secrétaire du Parti socialiste, Olivier Faure.
Au-delà des réactions françaises, le Premier ministre socialiste espagnol a exprimé des propos similaires. "Hier, la société américaine a voté contre les politiques qui ne font qu'appauvrir. Contre la haine. Contre le machisme. Contre le négationnisme climatique et contre les privilèges des élites. Cela s'est produit au Brésil. Cela vient de se produire aux États-Unis. Et cela se produira bientôt en Espagne", a-t-il écrit sur le réseau social X. "La vague ultra sur laquelle Feijóo et Abascal [les leaders des partis de droite et d'extrême droite en Espagne, NDLR] prétendent surfer ne progresse plus : elle s'effondre", a-t-il conclu.
Aucun "rapport", selon Bardella
Du côté du Rassemblement national, le discours est forcément tout autre. Le président du parti d’extrême droite, Jordan Bardella, invité sur RTL, a dit ne voir aucun "rapport" entre ces différents scrutins et l'élection présidentielle française.
"Je ne suis pas électeur américain et il faut respecter, quel qu'il soit d'ailleurs, le vote du peuple américain", a-t-il dit. Mais "ce qui se passe dans les autres pays ne me regarde pas", a insisté celui qui est annoncé à Matignon en cas de victoire du RN en 2027.
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Le parti à la flamme, en quête de dédiabolisation, a tenté de se distancier prudemment de Donald Trump ces dernières années, alors que sa candidate Marine Le Pen l'avait publiquement soutenu lors des campagnes de 2016 et 2020.
Jordan Bardella a estimé, mercredi, que le président américain avait changé de "philosophie" par rapport à son premier mandat, notamment en politique étrangère.
Sa défaite a "un lien" avec la guerre en Iran, a-t-il dit, en soulignant les conséquences de ce choix sur "le pouvoir d'achat" des Français.
Avec AFP
Source: France 24 · FRANCE 24
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