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Chronique
Jules Thomas
Journaliste au service Economie
Le chômage des moins de 25 ans augmente en France et n’épargne pas les jeunes issus des grandes écoles. Ceux-ci optent donc pour des secteurs qui offrent des contrats de travail durables, comme la défense, l’énergie, la banque et le luxe, explique Jules Thomas, journaliste au service Economie du « Monde ».
Publié aujourd’hui à 06h00 Temps de Lecture 2 min.
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Carnet de bureau. Les nuages s’amoncellent sur le marché du travail français et n’épargnent personne. Le taux de chômage, qui a atteint 8,3 % fin juin, devrait continuer de grimper, alors que le nombre d’inscrits à France Travail a augmenté de 0,9 % au troisième trimestre. Le nombre de jeunes de moins de 25 ans inscrits en catégories A, B et C augmente de 3,4 % sur un an. Les diplômés de grandes écoles ne sont pas épargnés, puisqu’un quart de ceux diplômés en 2025 n’étaient pas en emploi six mois plus tard, selon la Conférence des grandes écoles.
Le cabinet suédois Universum, spécialiste de la marque employeur – chargé donc de valoriser l’image des entreprises en tant qu’employeurs –, confirme cette tendance. Il a publié, le 29 octobre, deux études différentes mais qui reposent sur le même principe, renouvelé d’année en année : interroger les motivations professionnelles des diplômés de grandes écoles et les entreprises qui trouvent grâce à leurs yeux. La première a interrogé 100 000 étudiants dans neuf grandes économies mondiales, dont 19 000 en France. La seconde a sondé 6 560 cadres français issus des mêmes grandes écoles, en distinguant à chaque fois les formations en commerce, ingénierie et informatique. Les deux tiers de ces derniers ont entre 24 et 39 ans.
Si le salaire reste une priorité pour les étudiants du monde entier et de France, et s’il reste en tête chez les cadres en poste, la sécurité de l’emploi se démarque cette année. Entre 2025 et 2026, la réputation de l’employeur grimpe de 7 points parmi les priorités citées par les cadres, tandis que la sécurité de l’emploi gagne 5 points chez les diplômés d’écoles de commerce et 4 points chez les ingénieurs. Par « sécurité de l’emploi », les salariés entendent « entreprise en bonne santé financière » et « des contrats durables ». Le sens du travail et les engagements sociétaux et environnementaux apparaissent plus loin dans les critères de choix.
Airbus, Safran et Thales en tête
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Source: Le Monde · Jules Thomas
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