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Mercredi, le président de la République a estimé, devant des visiteurs, que la social-démocratie, le centre et la droite devraient se rassembler dans une grande coalition. Une hypothèse accueillie avec froideur par les prétendants à sa succession.

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Le président de la République, Emmanuel Macron, au palais présidentiel Qasr Al Watan, à Abou Dhabi, le 19 octobre 2026.

A l’approche du crépuscule de son décennat, ses héritiers malgré eux, Gabriel Attal et Edouard Philippe, ont longtemps espéré voir le président de la République se tenir à distance raisonnable de 2027. Mais, depuis la rentrée, ils se sont fait une raison. Revenu sur le devant de la scène intérieure en raison de la crise sociale, le chef de l’Etat n’a pas encore l’intention de disparaître trop vite. Jusqu’à s’immiscer dans les débats liés à l’élection présidentielle ? « On n’est jamais étonné avec Emmanuel Macron », commente un ancien ministre.

Mercredi 4 novembre, au lendemain de l’annonce de la publication d’un livre de l’éditorialiste Françoise Degois divulguant des conversations qu’elle a entretenues par messages avec le chef de l’Etat pendant près de deux ans (Vous êtes tous trop durs avec moi, Robert Laffont, 288 pages, 20,50 euros), il a laissé fuiter sa vision et ses conseils à ses aspirants successeurs.

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Source: Le Monde · Marie Pouzadoux

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