Cet article vous est offert
Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.
Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement
La commission des affaires culturelles de l’Assemblée doit décider mardi de classer la pétition ou d’organiser un débat dans l’hémicycle, tandis qu’un syndicat du groupe Canal+ dénonce « les dérives » de la chaîne.
Une pétition appelant à « supprimer CNews de l’audiovisuel français » a dépassé le million de signatures, dimanche 8 novembre, deux jours avant un vote de députés sur son classement sans suite ou son examen.
Lancée en juin par un particulier sur le site de l’Assemblée nationale, la pétition, qui compare CNews à « une machine de propagande » ou à la chaîne américaine Fox News, a décollé après l’attentat raciste de Trappes, le 23 octobre, atteignant 600 000 signatures lundi 2 novembre.
Le franchissement de ce seuil a déclenché une réunion du bureau de la commission des affaires culturelles de l’Assemblée, compétente sur le sujet, qui se réunira de nouveau mardi 10 novembre à 13 heures pour voter soit le classement sans suite de la pétition, soit l’organisation d’un débat dans l’hémicycle, conformément au règlement.
Des trois pétitions ayant jusqu’ici franchi le seuil des 500 000 signatures, seule celle contre la loi Duplomb a débouché sur un débat dans l’hémicycle ; elle avait recueilli plus de deux millions de signatures à sa clôture. Les deux autres ont été classées : la commission des lois a écarté en avril une pétition contre la proposition de loi Yadan sur l’antisémitisme, jugeant notamment qu’un débat ferait doublon avec l’examen du texte au Parlement, et les députés ont classé en juillet, avec le même argument, une pétition de plus de 700 000 signatures contre une proposition de loi instaurant une présomption d’usage légitime des armes à feu par les forces de l’ordre.
« Dérives »
Le syndicat + Libres, au sein du groupe Canal+, auquel appartient CNews, a déploré vendredi « les dérives » de la chaîne. Si « nous accompagnons et soutenons au quotidien les équipes de CNews », « ce soutien aux salariés ne saurait être interprété comme une adhésion aux orientations de la chaîne », a-t-il précisé dans un communiqué, estimant que sa ligne éditoriale ne correspond « ni aux valeurs que nous défendons, ni à celles que le groupe Canal+ devrait selon nous incarner » et appelant la direction à « prendre ses responsabilités ».
Propriété du milliardaire conservateur Vincent Bolloré, CNews est régulièrement accusée de promouvoir les opinions et les thèmes d’extrême droite, ce qu’elle conteste en assurant défendre la liberté d’expression. Elle a été sanctionnée à plusieurs reprises par l’Arcom, le régulateur de l’audiovisuel.
Le Monde avec AFP
Source: Le Monde · Le Monde avec AFP
At a glance
- Topic
- World
- Country
- 🇫🇷 FR
- Publisher language
- FR
- Added to Allnira