Vingt-cinq artistes à l'affiche du rassemblement du rap indépendant à la Grande Halle de la Villette.

France Télévisions - Rédaction Culture

Publié le 30/10/2026 15:46

Temps de lecture : 3min

La rappeuse Ptite Sœur, qui n'a pas autorisé de photographes pendant sa prestation, sur la scène du Grünt Festival, à Paris, le 24 octobre 2025. (LISON CHAMBE / FRANCEINFO CULTURE)
La rappeuse Ptite Sœur, qui n'a pas autorisé de photographes pendant sa prestation, sur la scène du Grünt Festival, à Paris, le 24 octobre 2025. (LISON CHAMBE / FRANCEINFO CULTURE)

Le festival consacré au hip-hop émergent retrouve les verrières de la Villette, à Paris, vendredi 30 et samedi 31 octobre. Pour cette cinquième édition, retour en cinq points sur les origines et spécifiés de cet espace de découverte des nouvelles voix du rap.

1 Le média Grünt à l'origine du festival

Fondé en 2012 par Jean Morel en partenariat avec Radio Nova, Grünt est au départ un média de rap et hip-hop qui s'est affirmé comme le haut-parleur d'une scène indépendante en pleine effervescence. Le concept de départ est simple : réunir autour d'une table des rappeurs pour des freestyle en live de 30 minutes sur YouTube. Pari risqué, mais avec l'explosion de rappeurs comme Alpha Wann, La Fève, Nekfeu ou Georgio, ces vidéos long format comptabilisent des milliers de vues sur la plateforme. Depuis 2022, l'ambition de Grünt se décline dans un festival du même nom, plus simplement appelé le Grünt Fest. Maintenant, passer sur Grünt représente pour les artistes une exposition à grande échelle. Et en pleine expansion, le média développe ses propres productions audiovisuelles comme des documentaires ou une webradio.

2 Un succès fulgurant

Les éditions précédentes avaient eu lieu en Seine-Saint-Denis, au Point Fort d'Aubervilliers puis au parc de la Bergère à Bobigny. Le festival a connu un succès tel qu'il a dû passer en 2025 à la Grande Halle de la Villette – avec le risque de perdre quelque peu l'ambition francilienne des premières éditions – et accueille 9 500 personnes chaque soir. Toutes les places, qui se sont vendues entre 55 euros pour un seul jour et 99 euros pour le pass des deux jours, sont déjà épuisées.

3 La nouvelle génération du rap

Pour cette cinquième édition, les nouvelles pépites du rap sont mises à l'honneur. Parmi elles, Ben PLG. Son album L'Histoire sans fin renoue avec une tradition politique du rap en composant sur les classes populaires du nord de la France. Et cartonne. Autre figure : Ino Casablanca, au pic de sa popularité avec son EP Extasia, jongle entre rythmes de raï et musique latine. Ambition avant-gardiste oblige, le festival se doit de programmer des talents en éclosion comme le genevois Al-Walid, reconnaissable par ses punchlines affûtés dans l'album Big Man Things. Ou LinLin, étoile montante mêlant le rap, la house et la chanson et Asfar Shamsi, découverte Transmusicales de Rennes. Autre pépite à retrouver à la Villette, la chanteuse (D)Juno qui a signé l'un des tubes de l'été BB Bringue. Découvrez ici l'intégralité des artistes programmés.

4 Deux shows inédits

Avec une ambiance fait maison, le festival indépendant peut se vanter de créations originales d'artistes qui se revendiquent à la marge et trouvent en Grünt un espace d'accueil. Au programme, deux performances sont exclusivement conçues pour l'occasion : Girlz Night Out, un show spécial de la chanteuse Jade à la croisée du R'n'B et du rap, en collaboration avec les artistes féminines Fallon, Teyna, 32 et Arone. Et puis Halloween Remix Party, où les morceaux de l'inclassable Iliona seront repensés par un lot de producteurs talentueux Notinbed, Neophron, Meel B, Jeez Suave & Miki.

5 Un engagement politique assumé

Le Grünt Festival s'affiche comme un manifeste engagé et politique de la musique indépendante. Le média a notamment fait une tournée lors des élections municipales de mars dans des zones isolées pour une série de concerts afin de promouvoir la culture, de défendre les artistes, et même l'audiovisuel public. À cette occasion, il a pu collaborer avec des associations comme SOS Méditerranée et Utopia 56. Les 30 et 31 octobre, on peut trouver un dispositif contre les violences sexistes et sexuelles, une "Safe Zone", et des maraudes de sensibilisation au sein du public déployées par l'association Consentis.

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Source: Franceinfo · Melda Gungoroglu

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