REPORTAGE - Le temple nantais des sciences naturelles fait place nette en amont de grands travaux de modernisation. Il ne rouvrira pas ses portes avant 2029… mais s’enrichira notamment d’un dinosaure à long cou exhumé aux États-Unis.
Un étrange carnaval des animaux s’est joué en début de semaine dans le jardin du Muséum d’histoire naturelle de Nantes. La parade s’est distinguée par deux coquetteries. De l’une, aucun cœur ne battait dans la procession, toutes les bêtes étant mortes, décharnées depuis des lustres. De l’autre, tous ces squelettes se sont faits funambules. Pas de gracieux anges vénitiens dans ces vols planés, mais des vestiges de pachydermes, de camélidés et autres autruches. Les 27 et 28 octobre, donc, l’établissement a déménagé les derniers et plus fragiles spécimens de ses collections. Une opération de haute précision, menée d’une main de fer. Ou, plutôt, d’une grue d’acier.
Les unes après les autres, certaines des plus belles pièces du Muséum ont été exfiltrées à travers la grande vitre centrale du premier étage de l’hôtel de la Monnaie, donnant sur le square Louis Bureau. Ici un éléphant d’Asie, là un rhinocéros. Une formalité pour les techniciens du groupe Bovis, spécialisé dans le transport de charges…
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Source: Le Figaro · Simon Cherner
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