La collision a eu lieu mercredi matin sur la ligne ferroviaire reliant Madrid à l’Andalousie. Selon la porte-parole du gouvernement régional de Castille-La Manche, le train de la Renfe, la compagnie nationale, transportait 397 passagers, et celui de la compagnie privée Iryo, 147 passagers.

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Du personnel médical arrive dans un complexe sportif transformé en structure médicale temporaire, à la suite d’une collision entre deux trains, à Urda (Espagne), le 28 octobre 2026. - ANDREA COMAS/AP
Du personnel médical arrive dans un complexe sportif transformé en structure médicale temporaire, à la suite d’une collision entre deux trains, à Urda (Espagne), le 28 octobre 2026. ANDREA COMAS/AP

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17:33 En infographies 📈

Schéma de la collision ferroviaire en Espagne

17:24

Pedro Sanchez décrète trois jours de deuil national

Le président du gouvernement espagnol, Pedro Sanchez, a affirmé que l’une des principales priorités à ce stade était de porter assistance aux victimes et à leurs proches.

« Nous irons jusqu’au bout et, s’il y a eu des négligences, elles seront mises au jour », a-t-il toutefois ajouté.

Le dirigeant socialiste a décrété trois jours de deuil national, de jeudi à samedi.

17:16

La coalition de gauche exige que soient assumées des « responsabilités politiques » et réclame un « audit indépendant »

Le Front large, la coalition de gauche à laquelle appartiennent les quatre partis de Sumar représentés au sein du gouvernement, a exigé ce mercredi que « des responsabilités à tous les niveaux » soient assumées, y compris « politiques », après l’accident ferroviaire survenu à Urda (Tolède), rapporte El Pais. La coalition réclame également un « audit indépendant » afin de faire la lumière sur les circonstances de l’accident.

« La gravité de ce terrible événement exige la plus grande clarté et la plus grande transparence sur ce qui s’est passé : la répétition, au cours d’une même année, d’un accident aussi grave sur le réseau à grande vitesse est inacceptable. Le Front large exige qu’un audit indépendant soit réalisé sur l’état du réseau et des services associés », précise le communiqué publié ce mercredi après-midi.

« Au-delà des responsabilités techniques, nous exigeons que des responsabilités politiques soient assumées. Par responsabilité et par humanité », ajoute le texte.

16:58 Urgent

Au moins 68 morts, selon un nouveau bilan provisoire

Du personnel médical arrive dans un complexe sportif transformé en structure médicale temporaire, à la suite d’une collision entre deux trains, à Urda (Espagne), le 28 octobre 2026.
Du personnel médical arrive dans un complexe sportif transformé en structure médicale temporaire, à la suite d’une collision entre deux trains, à Urda (Espagne), le 28 octobre 2026.

Le président de la région de Castille-La Manche, Emiliano Garcia-Page, a annoncé qu’au moins 68 personnes sont mortes dans l’accident ferroviaire, 24 dans le train AVE et 44 dans le train d’Iryo.

Lors d’un point presse sur place, il a déclaré que 53 personnes avaient été soignées à l’hôpital et que 15 personnes étaient grièvement blessées.

16:46

« L’Espagne a le droit de savoir ce qui se passe avec ses infrastructures », affirme le chef du Parti populaire

Le chef du Parti populaire (PP, droite), Alberto Nuñez Feijoo, a assuré qu’il partageait avec le peuple espagnol « douleur, solidarité et revendication » lors d’une apparition au siège du PP sur la « calle Génova » à Madrid, après l’accident d’Urda, rapporte El Pais.

« C’est le moment de respecter les morts, les blessés et leurs familles. Cela ne signifie pas ignorer que les Espagnols se posent des questions et exigent, à juste titre, des réponses », a déclaré M. Feijoo. Il a affirmé que la douleur imposait « une enquête gouvernementale immédiate, ainsi qu’une enquête judiciaire, avec tous les moyens nécessaires et sans aucune ingérence ».

Il a également assuré que ce n’était pas le jour pour réfléchir aux responsabilités politiques, tout en soulignant toutefois que « l’Espagne a le droit de savoir ce qui se passe avec ses infrastructures ».

Après avoir souhaité un prompt rétablissement aux blessés, le chef du PP a affirmé que « face à des drames comme celui-ci, l’Espagne réagit comme une nation unie, dans les bons comme dans les mauvais moments ».

Il a enfin remercié l’ensemble des administrations pour leur coopération et appelé toutes les personnes qui le peuvent à se rendre dans les centres de collecte pour donner leur sang.

Sur Le Monde aujourd’hui

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16:27

Le chef du Parti populaire affirme n’avoir « aucune nouvelle » d’une ancienne ministre, Fatima Bañez, présente dans l’un des trains

Le chef du Parti populaire (PP, droite), Alberto Nuñez Feijoo, a fait une déclaration au siège du parti sur la « calle Génova », à Madrid, après l’accident d’Urda, rapporte El Pais.

M. Feijoo a assuré que le parti « n’a aucune nouvelle » de l’ancienne ministre Fatima Bañez, membre de sa famille politique, qui voyageait dans l’un des trains endommagés.

Mme Bañez a été ministre de l’emploi et de la sécurité sociale entre 2011 et 2018.

15:58

Pedro Sanchez : « Toute l’Espagne est en deuil »

« Toute l’Espagne est en deuil », a déclaré le premier ministre espagnol, quelques heures après la collision des deux trains ayant tué au moins 64 personnes à Urda.

« Il n’est pas acceptable pour un pays comme l’Espagne de subir deux accidents ferroviaires à grande vitesse la même année, comme nous l’avons vécu », a-t-il poursuivi, en référence à la tragédie d’Adamuz, qui avait fait 46 morts en janvier en Andalousie.

Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, près de Tolède (Espagne), le 28 octobre 2026.
Le premier ministre espagnol, Pedro Sanchez, près de Tolède (Espagne), le 28 octobre 2026.

15:42 L’essentiel

Le ministre des transports évoque une « décision erronée », défendant toutefois la fiabilité du réseau espagnol

« Une collision par rattrapage est un accident invraisemblable », a reconnu le ministre des transports espagnol, Oscar Puente, lors d’une conférence de presse au centre de contrôle ferroviaire de l’ADIF, l’entreprise chargée de gérer l’infrastructure ferroviaire, dans la gare d’Atocha, à Madrid. Selon ses premières explications, une « décision erronée » aurait conduit à autoriser l’un des trains à reprendre sa marche alors que la voie était occupée.

  • A 8 h 30, une panne informatique a provoqué l’interruption du système de sécurité LZB sur un tronçon de 63 kilomètres, près d’Urda (Tolède), entraînant l’arrêt automatique de six trains dans les environs.
    > Ce dispositif, utilisé en Espagne depuis 1992, permet de contrôler en permanence la vitesse et la circulation des trains à grande vitesse. En cas de défaillance, la gestion du trafic revient au centre de contrôle d’ADIF, à Atocha.
  • A 8 h 36, celui-ci a autorisé le train AVE à « reprendre normalement sa marche », alors qu’un signal rouge imposait l’arrêt en raison de la présence du train Iryo sur la même voie. L’AVE et l’Yrio allaient tous les deux vers Séville.
  • Les autres trains avaient reçu l’ordre de circuler « à vue », à une vitesse maximale de 40 km/h. Ce n’est pas le cas de l’AVE, qui a parcouru environ 25 kilomètres avant de percuter l’Iryo à 8 h 53.

« On a donné un ordre erroné », a insisté le ministre. « La décision de reprendre la marche n’a pas été prise par le système. » Tout en affirmant n’avoir « attribué de responsabilités à personne », il a souligné que « les trains étaient parfaitement situés et localisés à tout moment ». Oscar Puente a néanmoins défendu la fiabilité du réseau espagnol, qu’il juge « sûr et comparable à ceux des pays voisins ». 

Isabelle Piquer (Madrid, correspondante)

15:37 En photos

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15:22

Pedro Sanchez en route pour Urda

Le premier ministre est en chemin pour se rendre sur le lieu de la catastrophe, selon ses services.

15:07

« A 8 h 48, pour des raisons encore inconnues, le train a été percuté à l’arrière », selon l’une des deux compagnies ferroviaires

Selon le dernier communiqué officiel de la compagnie ferroviaire Iryo :

> Le train 6076 d’Iryo, qui assurait la liaison Madrid-Séville, a quitté ce matin sa gare de départ à 7 h 54, avec à son bord 147 passagers, trois membres d’équipage, un employé du bar et un conducteur.
> A 8 h 48, pour des raisons encore inconnues, le train a été percuté à l’arrière par un train de la série 103 de Renfe, à hauteur d’Urda (Tolède), au point kilométrique 118.

La compagnie ferroviaire ajoute qu’elle continuera de communiquer des informations actualisées à mesure que de nouveaux éléments seront disponibles.

14:45 L’essentiel

Le point sur la situation en début d’après-midi

  • Au moins 64 personnes ont été tuées et plusieurs dizaines d’autres blessées, dont certaines gravement, dans la collision mercredi de deux trains à environ 150 km au sud de Madrid, selon un bilan provisoire des autorités.
    > « Ce chiffre va probablement encore augmenter », a averti cet après-midi le président de la région de Castille-La Manche, Emiliano Garcia-Page. Et d’ajouter : « C’est énorme, c’est monstrueux ».
  • L’accident s’est produit près d’Urda, au sud de Tolède, dans la communauté autonome de Castille-La Manche > Deux trains (un AVE opéré par la Renfe et un ⁠train Iryo, du nom de l’opérateur privé détenu à plus de 50 % par Trenitalia) sont entrés en collision peu avant 9 heures ce matin près de la station d’Urda (📍), ce qui a entraîné le déraillement de plusieurs wagons de l’Iryo, selon la porte-parole du gouvernement de Castille-La Manche.
  • Au total, 147 personnes se trouvaient à bord de l’Iryo, et 397 à bord de l’AVE.
  • Emiliano Garcia-Page, tout comme la ministre de la santé, Monica Garcia, interrogée à la télévision espagnole, ont dit ne « pas avoir d’information » à ce stade sur la cause de l’accident.
  • Le premier ministre, Pedro Sanchez, s’est dit sur X « consterné », et le roi Felipe VI a déploré « une terrible tragédie ». Emmanuel Macron a, pour sa part, exprimé « la solidarité de la France » après ce « terrible drame ».
  • La circulation « est interrompue » entre Madrid et l’Andalousie, la région méridionale d’Espagne, a annoncé l’entreprise chargée de gérer l’infrastructure ferroviaire, Adif. La Renfe a pour sa part dit dans un communiqué être en train de « recueillir des informations afin d’évaluer l’ampleur de l’accident ».
  • Il s’agit de la deuxième catastrophe ferroviaire sur cette ligne cette année, après la collision survenue le 18 janvier à hauteur d’Adamuz, dans la ​province andalouse de Cordoue, qui avait fait 46 morts et plus de ‌150 blessés.
  • Cette tragédie vient troubler la campagne électorale, à un mois des législatives anticipées.

14:10 Urgent

Au moins 64 morts, selon un nouveau bilan provisoire

Au moins 64 personnes sont mortes dans la collision des deux trains à grande vitesse en Espagne, selon un nouveau bilan provisoire annoncé par le président de la région de Castille-La Manche, Emiliano Garcia-Page. « C’est énorme… », a-t-il déclaré devant les journalistes.

Un précédent bilan des autorités régionales faisait état de 31 morts dans cet accident ferroviaire.

14:02 Sur le terrain

L’accident survient en pleine précampagne électorale

La collision ferroviaire survient en pleine précampagne pour les élections législatives anticipées du 29 novembre. Les meetings ont été suspendus. Le premier ministre socialiste, Pedro Sanchez, s’est dit « consterné par ce grave accident », tout comme le chef de l’opposition de droite, Alberto Nuñez Feijoo. Mais le parti d’extrême droite Vox a maintenu son meeting à Santander, dans le nord du pays. « Je peux d’ores et déjà vous dire que nous ne croirons aucune des explications de ce gouvernement, qui n’a toujours pas fourni d’explications sur Adamuz, ni sur tant d’autres tragédies », a déclaré son dirigeant, Santiago Abascal. Il a accusé l’exécutif de vouloir « utiliser la douleur et le deuil » pour « faire taire les protestations ».

La catastrophe d’Adamuz, survenue neuf mois plus tôt, avait provoqué de violentes passes d’armes entre le gouvernement et l’opposition, qui dénonçait un manque d’entretien du réseau ferroviaire. Le ministre des transports, Oscar Puente, proche de Pedro Sanchez, avait catégoriquement rejeté ces accusations. L’enquête, qui privilégie la piste d’une rupture du rail au niveau d’une soudure, est toujours en cours. En mai, le président de l’association des victimes d’Adamuz avait réclamé la démission du ministre et du président du gestionnaire des infrastructures ferroviaires, Adif.

Ce nouvel accident survient également à la veille d’une grève de vingt-quatre heures des quelque 6 000 conducteurs de la Renfe, convoquée pour dénoncer le blocage d’accords sur la sécurité ferroviaire. Leur syndicat doit décider dans les prochaines heures s’il maintient le mouvement.

Lire aussi :

Isabelle Piquer (Madrid, correspondante)

13:58 En vidéo

13:57

Pas d’information à ce stade sur la cause de l’accident, selon les autorités

Lors d’un point presse sur place, le président régional de Castille-La Manche, Emiliano Garcia-Page, a précisé que parmi les 31 victimes, 24 avaient été retrouvées dans le train de la Renfe, et six dans le train Iryo, avertissant que le bilan pourrait encore s’alourdir, les zones les plus « profondes » des wagons restant inaccessibles. Il a aussi évoqué « quelques » blessés très graves.

Le responsable, tout comme la ministre de la santé, Monica Garcia, interrogée à la télévision espagnole, ont dit ne « pas avoir d’information » à ce stade sur la cause de l’accident.

En l’état, la circulation « est interrompue » entre Madrid et l’Andalousie, la région méridionale d’Espagne, a annoncé l’entreprise chargée de gérer l’infrastructure ferroviaire, ADIF. La Renfe, dont un train Madrid-Séville est impliqué dans l’accident, a pour sa part dit dans un communiqué être en train de « recueillir des informations afin d’évaluer l’ampleur de l’accident ».

13:26

Plusieurs matchs de Coupe du roi reportés, annonce la Fédération royale espagnole de football

« En signe de respect et de solidarité avec toutes les victimes du tragique accident ferroviaire survenu mercredi matin dans la province de Tolède, la RFEF a décrété la suspension des 24 matchs du premier tour de la Coupe du roi initialement prévus cet après-midi et ce soir », écrit la Fédération royale espagnole de football dans un communiqué.

L’instance ajoute qu’elle « communiquera prochainement le calendrier remanié et les horaires définitifs des matchs reportés », apportant « son soutien aux autorités pour aider les victimes de ce terrible accident ».

13:23 En photos

13:08 Urgent

Au moins 31 morts et 80 blessés, selon un nouveau bilan

La collision entre deux trains à grande vitesse mercredi en Espagne a fait « au moins 31 morts et 80 blessés », selon un nouveau bilan transmis par les autorités régionales à l’AFP. Un précédent bilan des autorités régionales faisait état de 30 morts dans cet accident ferroviaire.

« Nous sommes prêts à apporter toute notre aide aux autorités espagnoles », a par ailleurs déclaré la porte-parole de la Commission européenne, Paula Pinho. Elle a estimé qu’il était « trop tôt, bien trop tôt, pour tirer des conclusions » de la catastrophe.

13:06 En infographies 📈

Le contexte

    Ce live a également été animé par Charlotte Herzog ainsi que par Ramzy Bensaadi (service Photo).

Source: Le Monde · Ariane Ferrand et Christophe Sales (service Photo)

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