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À la une de la presse ce mercredi 29 octobre, la catastrophe ferroviaire d’Urda qui occupe les quotidiens espagnols, le rôle des Palestiniens de Jérusalem et de Donald Trump dans les élections législatives en Israël, ainsi qu'une histoire d’amour au beau milieu de l’Atlantique.

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Collision mortelle à Urda

La photo des deux rames après l’impact, l’un des trains renversés dans ce verger d’amandiers, où se rassemblent les rescapés, alors que les secours arrivent… Cette image, c’est forcément la première page des journaux espagnols, comme El Pais et El Mundo. Tous deux insistent sur le côté tristement répétitif de la catastrophe, neuf mois seulement après le dernier accident ferroviaire en Andalousie. 

Un journaliste d’El Pais se trouvait par hasard à bord du train percuté. Il livre son récit à la première personne, raconte comment l’impact l’a projeté d’un bout à l’autre du wagon-bar, où il prenait un café. L’étrange calme qui suit le choc, sa blessure au crâne, la manière dont il s’est extirpé par un trou dans la carcasse du wagon, comment lui et un autre passager se sont réconfortés. Ce reporter, malgré lui, explique aussi que son métier l’a aidé à prendre de la distance. Il avait tristement l’habitude : en janvier, il avait déjà couvert l’accident d’Adamuz…

Ce nouveau drame risque de porter préjudice à la campagne législative de Pedro Sanchez. Le maillon faible, c’est lui, Oscar Puente, ministre des Transports déjà en poste lors de l’accident de janvier. D’après le site d’information parlementaire Democrata, il a trois options : rester, démissionner, ou se faire virer. Oscar Puente est sous le feu des critiques, non seulement sur le fond, mais aussi parce que quelques temps après la précédente catastrophe ferroviaire, il avait participé à une vidéo humoristique, où il imitait un train qui déraille…

Jour 2 après les élections israéliennes

Alors que les bulletins n’ont pas tous été dépouillés, la participation massive des “Arabes israéliens” est au cœur des interrogations sur l’avenir du gouvernement. Haaretz raconte comment les Palestiniens de Jérusalem n’ont pour la première fois pas boycotté l’élection, même s’ils ne sont qu’une minorité à avoir le droit de participer aux scrutins nationaux. 

Voter a longtemps été considéré comme de la normalisation, c’est-à-dire une validation de l’occupation mais, cette fois, 10 000 résidents palestiniens de la partie Est de la ville annexée en 1967 espèrent améliorer leur avenir, notamment pour “se débarrasser de Ben Gvir” - le ministre de la Sécurité nationale d’extrême droite. Lui, et Bezalel Smotritch, ministre des Finances sont deux figures suprémacistes du précédent gouvernement Netanyahu, que Trump voudrait apparemment voir écartées.

Hier, Donald Trump claironnait sur son réseau social que les scores de Netanyahu avaient été rendus possibles grâce à son soutien. Sauf qu’avec un businessman, rien n’est gratuit. D’après des sources citées par The Jerusalem Post, le président des États-Unis voudrait que le prochain gouvernement israélien exclut les deux ministres d’extrême droite. Donald Trump considérerait que leur permissivité vis-à-vis de la violence des colons serait un problème pour “sa vision” de la région. Il préfère qu’Israël soit un atout géopolitique, plutôt qu’un épouvantail pour la communauté internationale.

Une histoire d’amour sur l’île “la plus reculée au monde”

C’est l’histoire de cette petite famille, sur l’archipel Tristan da Cunhas, pas loin de Sainte-Hélène… Une île volcanique située au beau milieu de l’océan Atlantique entre l’Afrique du Sud et le Brésil, avec des paysages spectaculaires, 266 habitants, et beaucoup plus de moutons.

Le New York Times raconte comment Kelly Green y a débarqué un peu par hasard, en 2012, alors qu’elle avait 22 ans. Elle avait fait une semaine à bord d’un bateau de pêche au homard pour rendre visite à son père, diplomate. Mais le jeune homme qui l’a aidée à débarquer ses valises est devenu son mari. Elle s’est installée avec lui, a appris à cultiver des patates, à résister aux tempêtes hivernales, et est même devenue guide pour les quelques touristes qui viennent escalader le volcan. Ses enfants sont donc des Tristaniens, qui savent écailler des poissons, allumer des feux, et se débrouiller… Parce que le problème de cette île, une fois qu’on y est, c’est très compliqué d’en partir, autant d’un point de vue logistique, que sentimental. 

Source: France 24 · Lou KISIELA

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