Sylvie Sanchez est morte après avoir été percutée à plusieurs reprises par une voiture. Son ancien compagnon a reconnu le meurtre et est jugé à partir du 2 novembre 2026 aux assises du Gers. Compte Facebook de Sylvie Sanchez.

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RÉCIT - Accusé d’avoir violemment percuté sa compagne en voiture, Daniel M., 76 ans, comparaît à partir de lundi devant les assises du Gers. La victime avait porté plainte pour «menaces de mort» moins d’un mois avant d’être tuée. L’avocat de sa famille dénonce une «inaction coupable» de la justice et assigne l’État pour «faute lourde».

«À l’aide ! À l’aide !» Dans les rues désertes de Préchac-sur-Adour, petit village gersois de 200 âmes, les cris d’effroi de Sylvie Sanchez , 58 ans, résonnent. La quinquagénaire tente d’échapper à la Peugeot 208 qui la pourchasse à toute allure. Elle se réfugie dans le renfoncement d’un portail mais la voiture - qui, dans sa fureur, l’a dépassée - engage une marche arrière, se positionne face à sa victime et fonce sur elle. La petite femme blonde est renversée une première fois. Blessée, elle se relève mais le conducteur accélère à nouveau et la percute de plein fouet. Sylvie Sanchez est projetée contre un muret en béton tandis que la Peugeot prend la fuite. La violence du choc est telle que son corps est marqué d’innombrables fractures. À 22h30, ce 3 août 2023, elle rend son dernier souffle, succombant aux «lésions traumatiques viscérales thoraciques et abdominales» causées par «un mécanisme d’écrasement et un franchissement par un véhicule», constate le médecin légiste dans son rapport.

Dans les minutes qui suivent, à Galiax, un incendie est déclaré dans la maison de la victime et de son compagnon Daniel M., avec qui elle était en cours de séparation. Le septuagénaire est retranché à l’intérieur, un fusil de chasse à la main. Le Groupement d’intervention de la gendarmerie nationale (GIGN) se déploie autour du bâtiment dévoré par les flammes et essaie de raisonner l’homme qu’ils soupçonnent d’être responsable de la mort de Sylvie Sanchez. Mais un coup de feu retentit. Daniel M. s’est tiré une balle dans la tête, emportant la partie gauche de son visage. Il est évacué, opéré en urgence et survit à la pulsion meurtrière par laquelle il a voulu «effacer, neutraliser, gommer une histoire amoureuse de plus en plus mal maîtrisée», établira plus tard l’expertise psychiatrique.

En creux, un libertinage mal toléré par un retraité «jaloux comme un tigre»,d’après les…

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Source: Le Figaro · Ambre Lepoivre, Esther Paolini

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