Publié le 29/10/2026 13:23

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Article rédigé par France 2 - S.Perez, S.Soubane, E.Gazengel, A.Sanchez, L.Krikorian, A.Dupas, @RevelateursFTV, H.Horoks - Édité par l'agence 6Medias

France Télévisions

Au lendemain de la collision ferroviaire meurtrière en Espagne, les recherches se poursuivent et les familles restent sans nouvelles de certains de leurs proches. Certains passent des appels désespérés, tandis que les premiers intervenants confient être bouleversés. Le pays entier est plongé dans le deuil national.

Ce texte correspond à une partie de la retranscription du reportage ci-dessus. Cliquez sur la vidéo pour la regarder dans son intégralité.


Plus de 24 heures après la tragédie ferroviaire en Espagne, les opérations se poursuivent autour des wagons accidentés, à la recherche d'éventuelles victimes qui n'auraient pas été localisées. Depuis mercredi 28 septembre, les visages et les noms des disparus s'affichent sur les réseaux espagnols. Des appels de familles désemparées. Elles arrivent les unes après les autres dans un centre d'aide improvisé en quête d'informations, mais le travail d'identification est lent.

Au grand désespoir d'un jeune acteur connu en Espagne. "On ne sait rien, c'est le chaos. Je ne sais pas où est mon père, je le cherche. Je ne souhaite cela à personne. C'est insupportable, c'est un enfer", confie César Vicente, en larmes. Son père voyageait dans le wagon numéro 8 du TGV de la compagnie nationale. Comme le frère d'un autre homme, toujours introuvable jeudi 29 octobre au matin : "Hier, j'ai ouvert la localisation de sa montre connectée et j'ai vu qu'il était dans le train, qu'il était au milieu de nulle part."

À Urda (Province de Tolède), lieu de la collision, les drapeaux en berne et des images qui hantent les premiers intervenants, comme un pharmacien. Il est parti en urgence avec ses médicaments : Betadine, compresses, sérums physiologiques… "J'ai été très touché par un homme qui était en train de mourir. Il disait adieu à ses proches. Il disait : "Maïté, je t'aime, prends soin de mes enfants." Et ses derniers mots de croyant ont été : "Dieu est bon." Ça me bouleverse", avoue Antonio Garcia

Impossible de trouver le sommeil mercredi 28 octobre au soir pour les habitants devenus pour certains secouristes par un cruel hasard. "Tu aides ceux que tu peux, pour d'autres c'est trop tard. On est humain, on doit aider, mais il y a plein de choses qui passent dans la tête", concède l'une d'entre eux. Une émotion partagée par toute l'Espagne en deuil : une minute de silence à Madrid ou un recueillement devant la gare de Séville, où les trains ne sont jamais arrivés.

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Source: Franceinfo · France 2

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