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Malgré #MeToo, les discriminations touchent toujours les professionnelles, souvent minoritaires dans le milieu de l’ingénierie, au point parfois de les pousser à se réorienter.

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Le sexisme est toujours surprenant : on pense que #MeToo est passé par là, et un jour on se retrouve avec un collègue qui vous met une main aux fesses alors que, jusqu’ici, il vous faisait la bise. C’est ce que nous raconte Elisa (son prénom a été modifié), une ingénieure en cybersécurité de 29 ans, qui se pensait armée contre les agissements sexistes.

« J’ai fait mes études dans une école où nous étions 25 % de filles, je sais ce que c’est d’être une minorité. Mais nous avions été sensibilisées et accompagnées par la direction à prendre notre place dans les métiers de l’ingénierie », retrace-t-elle. Mais voilà, dans le monde du travail, les règles ont changé. A l’école, il suffisait de bien faire ; en entreprise, il faut en plus trouver sa place dans un environnement où il est difficile d’échapper aux règles de l’entre-soi masculin.

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Source: Le Monde · Marine Miller

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