DÉCRYPTAGE - La flambée des prix des carburants et des produits de consommation courante a incontestablement pesé lourd dans le choix des électeurs américains.
« It’s the economy, stupid! » Plus que jamais, cette phrase, devenue culte dans l’histoire politique des États-Unis, est pertinente. C’est James Carville, alors conseiller du candidat démocrate Bill Clinton, à la présidentielle de 1992, qui l’a prononcée. On peut la traduire par « C’est l’économie qui compte, idiot! ».
Plus que jamais, donc, et comme le percevaient les enquêtes d’opinion et modèles de prévision des politologues, les préoccupations économiques ont dominé dans le choix des électeurs américains, lors de ces «midterms» qui donnent la majorité du Congrès aux démocrates. Pourtant, l’économie américaine peut se prévaloir de plusieurs indicateurs à faire pâlir d’envie la vieille Europe et la France en particulier. Qu’on en juge. La croissance du PIB a enregistré au troisième trimestre un rythme annuel de 3% quand la France est au bord de la récession. Le taux de chômage oscille autour de 4%, soit moitié moins que dans l’Hexagone. La Bourse de New York n’a cessé d’enchaîner…
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Source: Le Figaro · Fabrice Nodé-Langlois
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