Par Christian Merlin
Publié le 01/11/2026 à 15h10, mis à jour le 01/11/2026 à 15h25
ENQUÊTE - Enchaîner la saga des Nibelungen de Wagner. C’est « le » tour de force de la vie d’un musicien. Un défi qu’ils s’apprêtent à relever par deux fois en ce mois de novembre, sur la scène de l’Opéra Bastille.
Quatre opéras pour une quinzaine d’heures de musique. Monter le Ring – nom usuel de la tétralogie L’Anneau du Nibelung de Richard Wagner – reste un défi pour tout théâtre lyrique. C’est celui que l’Opéra national de Paris s’apprête à relever par deux fois en ce mois de novembre, sur la scène de l’Opéra Bastille. Défi pour la distribution, l’équipe scénique, la régie, les ateliers. Mais que dire de l’orchestre ? Cachés dans la fosse, les 104 musiciens requis pour jouer Wagner – à titre de comparaison : 50 dans Les Noces de Figaro, 70 dans La Traviata – se préparent eux aussi à un tour de force. D’autant que, chez Wagner, l’orchestre est loin de se limiter à un rôle d’accompagnement : il est narrateur et protagoniste.
On commencera par une pensée pour les responsables du planning, car l’Opéra de Paris doit continuer à fonctionner pendant que toutes les forces sont mobilisées pour le Ring. Certes, l’orchestre est divisé en deux équipes – les bleus jouent L’Or du Rhin et Siegfried
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Source: Le Figaro · Christian Merlin
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