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Chronique

Lucas Minisini

Flávio Bolsonaro, le fils aîné de l’ex-président d’extrême droite condamné à vingt-sept ans de prison, vient de perdre à la surprise générale l’élection présidentielle au Brésil. Ce nom de famille aujourd’hui célèbre est apparu dans les colonnes du quotidien en 1992, à la faveur d’une manifestation de militaires dont Jair Bolsonaro était l’instigateur.

Publié aujourd’hui à 16h31 Temps de Lecture 3 min.

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Jair Bolsonaro (au premier plan), alors président du Brésil, en compagnie de son fils Flávio, le 28 novembre 2018 à Brasilia.

Malgré les derniers sondages en sa faveur, Flávio Bolsonaro n’a pas remporté l’élection présidentielle au Brésil. Il a été battu par Luiz Inácio Lula da Silva, le leader de la gauche actuellement au pouvoir, qui a rassemblé 51,79 % des voix, contre 48,21 % pour le candidat ultraconservateur. Depuis que l’ancien président Jair Bolsonaro, 71 ans, a été condamné à vingt-sept ans de prison pour une tentative de coup d’Etat début 2023, son fils aîné, âgé de 45 ans, s’est imposé à la tête de l’extrême droite brésilienne.

Cette dynastie politique surgit d’abord discrètement et furtivement dans un article du Monde signé Denis Hautin-Guiraut, le 6 mai 1992, quand Jair Bolsonaro, ex-capitaine de l’armée brésilienne et député, organise une manifestation de militaires pour exiger des augmentations de salaires. Cette « sorte de Jean-Marie Le Pen version brésilienne », comme le décrit bien plus tard, le 28 mars 2016, la correspondante à São Paulo Claire Gatinois, entame seul sa conquête du pouvoir, militant pour le port d’arme et la peine de mort.

Quand le candidat à l’élection présidentielle est visé par un coup de couteau, en plein meeting, le 6 septembre 2018, Flávio Bolsonaro, présenté comme le « fils de la victime » de cette tentative d’assassinat, apparaît à ses côtés pour la première fois. Il appelle à « prie[r] » pour son père. Selon un éditorial du journal, daté du 10 septembre 2018, l’aîné des Bolsonaro y voit une manière de « propulser “plus fort que jamais” » son père à la tête de l’Etat.

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Source: Le Monde · Lucas Minisini

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