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Chronique
Isabelle Chaperon
Chroniqueuse au service Economie
Quand le patron réanimateur de centres commerciaux en détresse s’est emparé du magasin en 2023, l’enseigne était déjà en souffrance, constate Isabelle Chaperon, chroniqueuse au service Economie du « Monde ». Mais c’est sa décision de l’associer au géant chinois Shein qui lui a porté le coup de grâce.
Publié aujourd’hui à 10h30 Temps de Lecture 1 min. Read in English
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En installant, en novembre 2025, dans un tollé général, le géant chinois de la fast-fashion Shein au sixième étage du BHV Marais, Frédéric Merlin, alors propriétaire du grand magasin parisien, se voyait tel Galilée au temps des platistes. Alors qu’en fait, il était Emmanuel Macron décidant de dissoudre l’Assemblée. Il visait le coup de génie, ce fut le coup de grâce.
Lundi 2 novembre, le tribunal des activités économiques de Paris a placé en redressement judiciaire la société exploitant le BHV Marais ainsi que son petit cousin du centre commercial Westfield Parly 2, près de Versailles. Quelque 660 emplois sont concernés. Il y en avait deux fois plus lorsque le trentenaire avait repris le temple parisien du commerce aux Galeries Lafayette en 2023.
Comme il n’est pas d’usage de retourner ses actionnaires par colis, comme pour un pantalon trop court ou une robe mal ajustée commandée en ligne, les syndicats espèrent que cette étape judiciaire permettra l’arrivée d’un nouveau repreneur, histoire de tourner la page d’une gestion calamiteuse. En juin, Frédéric Merlin a cédé l’enseigne – mais pas la marque BHV – à son bras droit, Karl-Stéphane Cottendin, associé à quelques membres de l’état-major.
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Source: Le Monde · Isabelle Chaperon
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