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Faute de compromis au sein de la coalition au pouvoir, le premier ministre, Bart De Wever, a présenté lundi sa démission au roi, qui n’a pas tranché et le recevra de nouveau vendredi.

Le premier ministre démissionnaire belge, Bart De Wever, à Bruxelles, le 21 octobre 2026.

Les négociations budgétaires sont très difficiles au sein de la coalition au pouvoir en Belgique et, faute de compromis, le premier ministre, Bart De Wever, a présenté lundi 2 novembre sa démission au roi, qui n’a pas tranché et le recevra de nouveau vendredi.

« Le roi tient sa décision en suspens et entamera dès demain des consultations avec les présidents de partis des différents partenaires de la majorité », a déclaré le Palais royal, en déplorant « l’absence d’accord visant à doter le pays d’un budget crédible » et précisant vouloir éviter « une crise politique prolongée » en recevant à nouveau le premier ministre.

La Belgique « ne peut se permettre une crise politique prolongée. Le roi en appelle dès lors au sens des responsabilités de chacun et exhorte l’ensemble des parties prenantes à faire prévaloir l’intérêt général et le sens du compromis », a-t-il ajouté dans un communiqué.

Dans la nuit de dimanche à lundi, les partis de la coalition ne sont pas parvenus à un accord sur le budget fédéral belge 2027, notamment sur l’effort budgétaire massif de 10 milliards d’euros réclamé par le chef du gouvernement d’ici à 2029. Face à ce désaccord persistant, le conservateur flamand Bart De Wever est allé présenter lundi matin sa démission au Palais royal.

Effort budgétaire massif

Le même type de blocage avait eu lieu il y a un an, avec à la clé une démission écartée par le roi Philippe. Bart De Wever dirige depuis février 2025 une coalition de cinq partis de centre-droit.

Le chef du gouvernement table sur un effort budgétaire massif de 10 milliards d’euros d’ici à 2029 pour réduire le déficit belge, qui dépasse 5 % du PIB. L’effort passe principalement par une réduction des dépenses publiques, notamment dans la santé, mais inclut aussi, côté recettes, une hausse de la TVA, contre laquelle un des partenaires de la coalition est vent debout.

Ce parti, le Mouvement réformateur (MR, libéral francophone), est farouchement opposé à tout nouveau relèvement de la fiscalité, qui, selon lui, aggraverait encore davantage l’inflation. Les discussions se tiennent sous la pression des syndicats, qui mobilisent depuis des mois contre l’austérité.

Jusqu’ici, Bart De Wever a refusé la perspective d’un budget d’urgence qui serait calqué sur le dernier exercice annuel, la pratique dite des « douzièmes provisoires », qu’autorise la loi belge.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

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