Par Solène Vary
Publié le 27/10/2026 à 11h22
L’élu a affirmé que depuis vendredi, les habitants de sa ville sont dominés par «la peur» et souffrent d’un «traumatisme collectif».
Passer la publicité Passer la publicitéInvité de BFM/RMC ce matin, Ali Rabeh, le maire Génération.s de Trappes, reste ébranlé par la fusillade qui a endeuillé sa ville vendredi dernier. Dans un périple meurtrier d’une vingtaine de minutes, Kévin T. a causé la mort d’un homme de 26 ans, Pangi Bossio Wangi et blessé gravement plusieurs habitants. Une petite fille de 12 ans, a reçu huit impacts de balles près de la gare de la Verrière. Elle «va mieux» selon Ali Rabeh et a été «courageuse» après avoir subi plusieurs opérations. «Dimanche, elle avait retrouvé la conscience et avait pu échanger avec sa famille», raconte-t-il. Une autre victime reste dans un état grave.
Concernant l’homme de 26 ans qui a perdu la vie, Pengo Bossio Wangi, il n’était pas originaire de Trappes, mais de Poissy. «Il a eu le seul tort d’être au mauvais endroit au mauvais moment et avec la mauvaise couleur de peau», décrit Ali Rabeh, qui estime que de nombreuses personnes ont «réchappé par miracle». «On le doit à la météo - (il n’y avait pas grand monde au marché où le tireur s’est rendu, NDLR) - et au fait que son arme, ancienne, s’est enrayée à de nombreuses reprises.» En effet, comme l’a indiqué le procureur Olivier Christen, «au moins 128 munitions ont été utilisées» par le suspect.
«Le racisme tue»
Depuis vendredi, «la peur domine» chez les Trappistes, qui souffrent d’un «traumatisme collectif». «Cela faisait longtemps qu’on craignait un drame comme celui-là sur le territoire», poursuit l’édile, qui évoque une «stigmatisation» de certains individus du fait de leurs origines ou de leur couleur de peau. «Le racisme tue», assène-t-il, avant de cibler certaines personnalités politiques qui diffusent, selon lui, des idées dangereuses. «Quand Edwige Diaz (RN) continue de dire que Trappes est une République islamique, par exemple.» Il évoque aussi François Bayrou qui évoquait «la submersion migratoire» ou Valérie Pécresse qui a affirmé que «le grand remplacement était une réalité». Selon lui, la ministre Aurore Bergé qui estime que la théorie du grand remplacement relève du débat politique, davantage que du racisme, devrait aussi revoir son discours.
Source: Le Figaro · Solène Vary
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