Par Le Figaro avec AFP

Publié le 08/11/2026 à 02h08

Le cardinal Jose Francisco Robles Ortega tient le reliquaire du franciscain guatémaltèque Augusto Ramirez Monasterio tué en 1983, à Santa Lucia Milpas Altas, Guatemala, le 7 novembre 2026. Cristina Chiquin / REUTERS

L’assassinat de Ramírez, considéré comme martyr pour «la défense héroïque du secret de la confession», demeure impuni à ce jour.

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Le prêtre guatémaltèque Augusto Ramírez, torturé et tué par des militaires pendant la guerre civile dans son pays (1960-1996) pour avoir refusé de révéler la confession d'un guérillero, a été béatifié samedi lors d'une cérémonie dans un village indigène. Le franciscain avait été criblé de balles le 7 novembre 1983 dans le centre de la ville de Guatemala, après s'être échappé les mains attachées et les pieds nus du véhicule à bord duquel il était détenu.

La guerre civile au Guatemala, qui a opposé pendant 36 ans les forces de sécurité à des groupes de guérilleros, a fait environ 200.000 morts et disparus. L'assassinat de Ramírez, considéré comme martyr pour «la défense héroïque du secret de la confession», demeure impuni à ce jour.

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Le rite de béatification a été célébré par le cardinal Francisco Robles, délégué du pape Léon XIV, dans le village indigène maya de Santa Lucía Milpas Altas, à quelque 35 km à l'ouest de la capitale. Selon la police, plus de 10.000 fidèles ont assisté à la messe, en présence d'une trentaine d'évêques et de 300 prêtres. «Bien que sa mort, il y a 43 ans, ait été un motif de grande consternation et de douleur, aujourd'hui, ce sang versé par fidélité est motif de joie», a déclaré la Conférence épiscopale du Guatemala dans un communiqué.

Une grande photo du frère franciscain guatémaltèque Augusto Ramirez Monasterio, assassiné en 1983 pendant le conflit armé interne au Guatemala, lors de la messe de béatification du frère à la Finca Florencia, à Santa Lucía Milpas Altas, au Guatemala, le 7 novembre 2026. Cristina Chiquin / REUTERS

Né le 5 novembre 1937 à Guatemala, Augusto Ramírez s'était formé au Nicaragua et en Espagne où il avait été ordonné prêtre en 1967. Onze ans plus tard, il avait pris ses fonctions de curé de l'église San Francisco El Grande, dans la ville coloniale d'Antigua, proche du lieu où il a été béatifié samedi.

En juin 1983, un guérillero, Fidel Coroy était arrivé à l'église pour se confesser auprès de Ramírez. Après cette confession, le prêtre, accusé de collaborer avec la guérilla de gauche, avait été arrêté et torturé. Fidel Coroy, pour sa part, avait survécu aux tortures et, donné pour mort, abandonné par ses ravisseurs sur le bord d'une route.

Source: Le Figaro · Le Figaro avec AFP

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