Cet article vous est offert

Pour lire gratuitement cet article réservé aux abonnés, connectez-vous.

Se connecter

Vous n’êtes pas inscrit sur Le Monde ?
Inscrivez-vous gratuitement

Le prix du gazole a baissé de « 12 à 18 centimes » d’euros par litre dans « plus de la moitié » des stations-service en France, a affirmé, lundi, le ministre du commerce, Serge Papin.

Une station-service dans la commune du Rousset-Marizy (Saône-et-Loire), le 22 septembre 2026.

Emmanuel Macron a salué, lundi 2 novembre, un début de baisse des prix du gazole à la pompe, se félicitant des mesures gouvernementales, « des solutions concrètes qui portent leurs fruits », « sans démagogie » et « sans toucher aux taxes ». Le prix du gazole a baissé de « 12 à 18 centimes » d’euros par litre dans « plus de la moitié » des stations-service en France, a affirmé le ministre du commerce, Serge Papin. Une baisse de la facture qui correspond, au centime près, aux promesses de Bercy à la fin d’octobre, trois semaines après l’annonce d’une mobilisation inédite des stocks stratégiques de pétrole visant à faire refluer le prix de ce carburant, qui connaît depuis plusieurs mois une flambée historique.

« Une bonne nouvelle donc, qui nous encourage à poursuivre, car les prix restent élevés. Et nous restons humbles et vigilants compte tenu des incertitudes géopolitiques qui demeurent » au Moyen-Orient, a écrit Emmanuel Macron sur X.

Le gouvernement français avait, en effet, annoncé en octobre que les consommateurs profiteraient de telles baisses à partir du 1er novembre grâce à la vente de 10 millions de barils de gazole issus des stocks stratégiques, libérés pendant trois mois à prix coûtant – soit trois à quatre fois moins cher que le prix actuel du marché – aux distributeurs.

« Les distributeurs jouent le jeu, puisque aujourd’hui, [lundi] matin, à l’heure où on se parle, il y a plus de la moitié des stations qui ont baissé les prix de 12 à 18 centimes », a expliqué Serge Papin sur RTL. « Cela veut dire que la grande majorité des Français ont accès à un prix qui est abaissé », a-il ajouté, précisant que « la moitié des stations peuvent approvisionner » plus de la moitié des Français, voire « 80 % », selon lui.

Des écarts de prix dénoncés

Une partie du secteur se plaint toutefois de n’avoir pas bénéficié des déstockages en même temps que les grandes surfaces ou TotalEnergies. Francis Pousse, du réseau Mobilians, qui représente notamment des stations-service indépendantes, avait ainsi dénoncé dimanche des écarts de prix « insupportables ». Les engagements du gouvernement « ne correspondent pas aux actes », avait déploré Francis Pousse.

« Je ne comprends pas qu’il dise cela », a réagi Serge Papin lundi. « On a mis au point un dispositif, justement avec Francis Pousse », de prêts à taux zéro, pour aider les petites stations indépendantes à baisser leurs prix, a-t-il assuré. Ces dernières pourront baisser leurs prix « peut-être pas [lundi] matin à 9 heures, mais en tous les cas dans la semaine ». Avec « la prime grand rouleur » de 100 euros et en tenant compte du « prix le plus bas du distributeur le plus bas », le prix du litre de gazole peut être à « 1,75 euro », a-t-il insisté.

Le premier ministre, Sébastien Lecornu, s’est également félicité sur X de la baisse du prix du gazole, effective « dès aujourd’hui » et allant « jusqu’à 18 centimes par litre, voire davantage », soit « environ 10 euros d’économie sur un plein ». L’Etat veillera à ce que l’« avantage » lié à la libération de 10 millions de barils de gazole issus de ses stocks stratégiques soit « intégralement répercuté sur le prix payé par les consommateurs », a-t-il affirmé.

Le Monde avec AFP

Source: Le Monde · Le Monde avec AFP

At a glance

Topic
World
Country
🇫🇷 FR
Publisher language
FR
Added to Allnira