Dans aucune grande école on n’enseigne un métier au sens strict du terme, mais on forme des esprits bien faits, capables de raisonner avec puissance et justesse sur des problèmes souvent complexes. Dado Ruvic / REUTERS

FIGAROVOX/CHRONIQUE - Avec l’essor de l’intelligence artificielle, les études supérieures doivent former des esprits critiques et adaptables plutôt que préparer à des métiers précis, plaide notre chroniqueuse.

Aurélie Jean est scientifique en modélisation algorithmique, entrepreneure et autrice. Elle a notamment publié Imposture, Identifier les usurpateurs du débat public au temps des algorithmes aux Éditions de l’Observatoire (avril 2026).


Derrière chaque crise de l’emploi, comme une augmentation, même ponctuelle, du chômage, le débat sur la vocation des études supérieures et leur soi-disant déconnexion du terrain refait surface. Comme si les apprentissages transmis étaient la cause de ces crises, souvent plus difficiles pour la génération qui pénètre sur le marché du travail. C’est le cas des transformations inhérentes à l’IA à partir desquelles certaines voix relancent l’idée de professionnaliser les études supérieures et universitaires en particulier. Quelle erreur ! Ce n’est pas comprendre les enjeux de la formation supérieure en matière de compétences futures à maîtriser et à alimenter tout au long de sa vie.

Il y a de nombreuses années, je me souviens de dirigeants politiques affirmant…

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Source: Le Figaro · Aurélie Jean

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